5 670textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2024.
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Avec texte intégral
275 502
Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 902Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 603Versions consolidées des textes
28 395Propositions · Communications · Initiatives
82 821Accord international · PESC · Traité
23 005Budget · Avis · Résolution · Divers
163 352Cette affaire concerne une demande préjudicielle de la High Court irlandaise portant sur l'interprétation du droit de l'Union en matière d'évaluation environnementale. Elle vise à clarifier les obligations des autorités nationales concernant l'évaluation des incidences sur l'environnement de projets, en particulier dans le contexte de la directive 2011/92/UE. La décision de la Cour guidera l'application des normes européennes d'évaluation environnementale par les juridictions nationales.
26 janvier 2024
Cet arrêt interprète la notion d'« instrument » au sens de la décision-cadre 2005/212/JAI sur la confiscation des produits du crime. La Cour précise qu'un véhicule utilisé pour transporter des produits soumis à accise non timbrés peut être considéré comme un instrument d'infraction pénale, obligeant ainsi les États membres à prévoir sa confiscation. Cette interprétation renforce les pouvoirs de confiscation dans l'espace judiciaire européen en matière pénale.
25 janvier 2024
L'arrêt Global NRG (C-277/22) précise la notion de « partie lésée » au sens de l'article 41, paragraphe 17, de la directive 2009/73/CE concernant le marché intérieur du gaz naturel. La Cour juge que tout opérateur économique directement affecté par une décision d'une autorité nationale de régulation fixant les redevances d'utilisation du réseau ou la rémunération du gestionnaire de réseau doit pouvoir exercer un recours effectif, conformément à l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux. Cette décision élargit l'accès au juge pour les acteurs du marché gazier contestant les décisions tarifaires réglementaires.
25 janvier 2024
L'arrêt précise les conditions dans lesquelles une ordonnance de classement sans suite rendue par un procureur dans le cadre de poursuites pénales *in rem* (contre les faits) peut faire obstacle, sur le fondement du principe *ne bis in idem* (article 50 de la Charte), à des poursuites pénales ultérieures *in personam* (contre une personne identifiée) pour les mêmes faits. La Cour juge qu'une telle décision ne constitue un "jugement définitif" que si elle résulte d'une instruction approfondie, ce qui implique notamment que la personne concernée ait été entendue en tant que "suspect" et que les témoins potentiels aient été auditionnés.
25 janvier 2024
Cet arrêt précise que les passagers aériens n'ont pas droit à une indemnisation financière fixe au titre du règlement 261/2004 lorsqu'un retard important est compensé par un vol de remplacement qu'ils ont réservé eux-mêmes, pourvu qu'ils atteignent leur destination finale avec moins de trois heures de retard par rapport à l'horaire initial. La Cour interprète ainsi strictement les conditions d'indemnisation pour perte de temps, en liant le droit à l'indemnité au dépassement du seuil de trois heures de retard à l'arrivée, indépendamment de la cause du rattrapage du retard.
25 janvier 2024
Cet arrêt interprète la notion d'« instrument » au sens de la décision-cadre 2005/212/JAI sur la confiscation des avoirs criminels. La Cour de justice précise qu'un véhicule utilisé pour transporter des produits soumis à accise non timbrés peut être considéré comme un instrument de l'infraction et être confisqué, même s'il n'était pas indispensable à la commission de l'acte délictueux. Elle rappelle l'obligation pour les États membres de prévoir des mesures nationales permettant une telle confiscation.
25 janvier 2024
Cet arrêt clarifie la notion d'"usage dans la vie des affaires" d'un signe au sens du droit des marques de l'Union européenne, en particulier dans le secteur des pièces détachées automobiles. La Cour précise les conditions dans lesquelles le titulaire d'une marque peut s'opposer à l'usage par un tiers d'un signe identique ou similaire sur des éléments destinés à recevoir son emblème, comme une calandre. L'arrêt délimite ainsi la portée des droits conférés par la marque face aux limitations prévues pour permettre la commercialisation de pièces de rechange.
25 janvier 2024
Ce texte concerne une ordonnance du Tribunal de l'UE déclarant irrecevable le recours en annulation de la société Lukoil contre des actes du Parlement européen, en raison du non-respect du délai de recours. Il s'agit d'une décision de procédure qui confirme le caractère strict des délais pour contester les actes de l'UE devant la Cour de justice.
25 janvier 2024
Cette ordonnance rejette le recours de Puma SE comme manifestement infondé, confirmant que la marque demandée "puma soundproofing" ne porte pas atteinte à la renommée de la marque antérieure PUMA. Le Tribunal constate l'absence de lien d'association dans l'esprit du public entre les marques pour des produits différents, rendant inapplicable l'article 8(5) du règlement sur la marque de l'UE.
25 janvier 2024
Cet arrêt précise les critères stricts permettant à une juridiction nationale statuant en dernier ressort de s'affranchir de son obligation de renvoi préjudiciel. Il rappelle que l'exception dite de l'« acte clair » ne s'applique que si l'interprétation du droit de l'Union est évidente au point d'éliminer tout doute raisonnable pour toutes les juridictions suprêmes nationales et pour la Cour de justice. Dans le cas d'espèce, la Cour applique ces principes aux règles de l'accord-cadre sur le travail à durée déterminée concernant la transformation de contrats successifs en CDI et le principe de non-discrimination, dans le contexte spécifique des membres militaires de la Croix-Rouge italienne.
25 janvier 2024
25 janvier 2024
Cet arrêt confirme que la fixation de montants minimaux d'honoraires par un barreau constitue une restriction de concurrence par objet au sens de l'article 101 TFUE. La Cour écarte la justification fondée sur la qualité des services juridiques, en précisant que la jurisprudence Wouters ne s'applique pas en présence d'une telle restriction par objet. Elle interdit en conséquence aux juridictions nationales d'ordonner le remboursement d'honoraires inférieurs à ces barèmes minimaux.
25 janvier 2024
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'Irlande avait manqué à ses obligations en vertu de la directive sur l'eau potable, en ne prenant pas les mesures nécessaires pour garantir que les concentrations de trihalométhanes restent en dessous des limites fixées et en n'agissant pas avec la diligence requise pour rétablir la qualité de l'eau. Cet arrêt rappelle l'obligation stricte des États membres de corriger rapidement tout dépassement des paramètres de qualité et de prioriser ces actions correctives.
25 janvier 2024
Cet arrêt précise que le droit à l'indemnisation pour retard important d'un vol, prévu par le règlement (CE) n° 261/2004, n'est pas subordonné à la condition que le passager se soit présenté à l'enregistrement dans le délai imparti par la compagnie aérienne. La Cour interprète ainsi strictement les conditions d'application du droit à indemnisation, qui ne peuvent être étendues au-delà des cas expressément prévus par le texte européen.
25 janvier 2024
L'arrêt précise que les barèmes d'honoraires minimaux imposés par une organisation professionnelle d'avocats constituent une restriction de concurrence par objet au sens de l'article 101 TFUE. La Cour indique que la jurisprudence Wouters, permettant de justifier certaines restrictions pour préserver l'éthique professionnelle, ne s'applique pas lorsque la restriction est qualifiée "par objet". Elle rappelle également aux juridictions nationales leur obligation de ne pas appliquer les dispositions nationales contraires au droit de l'Union, y compris en s'abstenant d'ordonner le remboursement d'honoraires inférieurs à ces barèmes minimaux.
25 janvier 2024
Ce renvoi préjudiciel concerne la compatibilité avec l'article 101 TFUE d'une réglementation professionnelle fixant des honoraires minimaux pour les avocats. La Cour confirme qu'une telle fixation constitue une restriction de concurrence par objet, qui ne peut être justifiée par des objectifs liés à la qualité du service que si elle est strictement nécessaire et proportionnée. L'arrêt précise également qu'une juridiction nationale ne peut ordonner le remboursement d'honoraires inférieurs à ce tarif minimum si cette réglementation est contraire au droit de l'Union.
25 janvier 2024
Cet arrêt précise les conditions de calcul et de versement des compensations pour obligations de service public dans le secteur des transports, au titre du règlement (CE) n° 1370/2007. La Cour rappelle que les paramètres de calcul doivent être déterminés de manière préalable, objective et transparente, y compris lorsque la compensation est fixée par la loi budgétaire nationale. Elle indique également que le respect de ces exigences est nécessaire même en l'absence de procédure de mise en concurrence pour l'attribution du contrat de service public.
25 janvier 2024
Cet arrêt précise les conditions strictes dans lesquelles une juridiction nationale statuant en dernier ressort peut s'affranchir de son obligation de renvoi préjudiciel à la Cour de justice. Il rappelle que l'exception de l'acte clair ne peut être invoquée que si l'interprétation du droit de l'Union s'impose avec une évidence absolue, non seulement pour la juridiction nationale elle-même, mais aussi pour toutes les juridictions suprêmes des autres États membres et pour la Cour de justice. Dans le cas d'espèce, la Cour applique ces principes aux clauses de la directive sur le travail à durée déterminée concernant la définition des travailleurs et la prévention des abus par des contrats successifs, dans le contexte spécifique des membres du corps militaire de la Croix-Rouge italienne.
25 janvier 2024
Cet arrêt clarifie les conditions d'indemnisation des passagers en cas de retard important d'un vol au titre du règlement (CE) n° 261/2004. La Cour précise que le droit à indemnisation prévu à l'article 7 ne peut être refusé au seul motif que le passager s'est présenté tardivement à l'enregistrement, si ce retard n'a pas empêché son embarquement effectif. Elle interprète ainsi les articles 3 et 5 du règlement en limitant les possibilités pour le transporteur de s'exonérer de son obligation d'indemnisation.
25 janvier 2024
Cet arrêt clarifie les conditions dans lesquelles un fabricant de pièces détachées automobiles peut utiliser un signe identique ou similaire à une marque de l'Union européenne sur un élément destiné à recevoir l'emblème d'un constructeur. La Cour juge qu'un tel usage peut constituer une utilisation dans la vie des affaires, mais peut également bénéficier de l'exception prévue pour les pièces nécessaires à la restauration de l'apparence d'origine d'un véhicule. L'interprétation vise à concilier la protection des marques avec la liberté de concurrence sur le marché des pièces de rechange.
25 janvier 2024