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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

5 670textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2024.

5 670

Total documents

430 078

Avec texte intégral

275 502

Résumés IA

0

En vigueur

Grandes catégories

Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

86 902

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

45 603

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 395

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

82 821

Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

23 005

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

163 352

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2024Effacer tout
Jurisprudence CJUE62024CN0058

Affaire C-58/24, Drumakilla: Demande de décision préjudicielle présentée par la High Court (Irlande) le 26 janvier 2024 – NE, MY, HJ, XF, WB, UV, VK, JU, RJ et DZ/An Bord Pleanála, Minister for Housing, Local Government and Heritage, Ireland et The Attorney General

Cette affaire concerne une demande préjudicielle de la High Court irlandaise portant sur l'interprétation du droit de l'Union en matière d'évaluation environnementale. Elle vise à clarifier les obligations des autorités nationales concernant l'évaluation des incidences sur l'environnement de projets, en particulier dans le contexte de la directive 2011/92/UE. La décision de la Cour guidera l'application des normes européennes d'évaluation environnementale par les juridictions nationales.

26 janvier 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0722_SUM

Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 25 janvier 2024.#Procédure engagée par Sofiyski gradski sad.#Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Coopération judiciaire en matière pénale – Décision‑cadre 2005/212/JAI – Confiscation des produits, des instruments et des biens en rapport avec le crime – Article 1er, troisième tiret – Notion d’“instrument” – Article 2, paragraphe 1 – Obligation, pour les États membres, de prendre des mesures pour permettre la confiscation des instruments d’infractions pénales – Véhicule utilisé pour transporter des produits soumis à accise dépourvus de timbre fiscal en infraction à la loi.#Affaire C-722/22.

Cet arrêt interprète la notion d'« instrument » au sens de la décision-cadre 2005/212/JAI sur la confiscation des produits du crime. La Cour précise qu'un véhicule utilisé pour transporter des produits soumis à accise non timbrés peut être considéré comme un instrument d'infraction pénale, obligeant ainsi les États membres à prévoir sa confiscation. Cette interprétation renforce les pouvoirs de confiscation dans l'espace judiciaire européen en matière pénale.

25 janvier 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0277

Affaire C-277/22, Global NRG: Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 25 janvier 2024 (demande de décision préjudicielle de la Fővárosi Törvényszék — Hongrie) — Global NRG Kereskedelmi és Tanácsadó Zrt. / Magyar Energetikai és Közmű-szabályozási Hivatal (Renvoi préjudiciel – Marché intérieur du gaz naturel – Directive 2009/73/CE – Article 41, paragraphe 17 – Réseau de transport du gaz naturel – Autorité nationale de régulation – Fixation des redevances d’utilisation du réseau et de raccordement au réseau – Fixation de la rémunération des services fournis par le gestionnaire du réseau – Notion de «partie lésée par une décision d’une autorité de régulation» – Recours contre cette décision – Droit à un recours effectif – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne)

L'arrêt Global NRG (C-277/22) précise la notion de « partie lésée » au sens de l'article 41, paragraphe 17, de la directive 2009/73/CE concernant le marché intérieur du gaz naturel. La Cour juge que tout opérateur économique directement affecté par une décision d'une autorité nationale de régulation fixant les redevances d'utilisation du réseau ou la rémunération du gestionnaire de réseau doit pouvoir exercer un recours effectif, conformément à l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux. Cette décision élargit l'accès au juge pour les acteurs du marché gazier contestant les décisions tarifaires réglementaires.

25 janvier 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0058

Affaire C-58/22, Parchetul de pe lângă Curtea de Apel Craiova: Arrêt de la Cour (première chambre) du 25 janvier 2024 (demande de décision préjudicielle de la Curtea de Apel Craiova — Roumanie) — procédure pénale contre NR (Renvoi préjudiciel – Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Article 50 – Principe ne bis in idem – Poursuites pénales engagées in rem – Ordonnance de classement sans suite adoptée par un procureur – Admissibilité de poursuites pénales ultérieures engagées in personam pour les mêmes faits – Conditions devant être remplies afin de pouvoir considérer qu’une personne a fait l’objet d’un jugement pénal définitif – Exigence d’une instruction approfondie – Absence d’audition d’un éventuel témoin – Absence d’audition de la personne concernée en tant que «suspect»)

L'arrêt précise les conditions dans lesquelles une ordonnance de classement sans suite rendue par un procureur dans le cadre de poursuites pénales *in rem* (contre les faits) peut faire obstacle, sur le fondement du principe *ne bis in idem* (article 50 de la Charte), à des poursuites pénales ultérieures *in personam* (contre une personne identifiée) pour les mêmes faits. La Cour juge qu'une telle décision ne constitue un "jugement définitif" que si elle résulte d'une instruction approfondie, ce qui implique notamment que la personne concernée ait été entendue en tant que "suspect" et que les témoins potentiels aient été auditionnés.

25 janvier 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0054

Affaire C-54/23, Laudamotion et Ryanair: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 25 janvier 2024 (demande de décision préjudicielle du Bundesgerichtshof — Allemagne) — WY / Laudamotion GmbH, Ryanair DAC (Renvoi préjudiciel – Transports aériens – Règlement (CE) n° 261/2004 – Article 5, paragraphe 1 – Article 7, paragraphe 1 – Indemnisation des passagers aériens en cas de retard important d’un vol – Perte de temps – Vol de remplacement réservé par le passager lui même – Passager arrivé à la destination finale avec moins de trois heures de retard par rapport à l’heure d’arrivée initialement prévue – Absence d’indemnisation)

Cet arrêt précise que les passagers aériens n'ont pas droit à une indemnisation financière fixe au titre du règlement 261/2004 lorsqu'un retard important est compensé par un vol de remplacement qu'ils ont réservé eux-mêmes, pourvu qu'ils atteignent leur destination finale avec moins de trois heures de retard par rapport à l'horaire initial. La Cour interprète ainsi strictement les conditions d'indemnisation pour perte de temps, en liant le droit à l'indemnité au dépassement du seuil de trois heures de retard à l'arrivée, indépendamment de la cause du rattrapage du retard.

25 janvier 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0722

Affaire C-722/22, Sofiyski gradski sad: Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 25 janvier 2024 (demande de décision préjudicielle du Sofiyski gradski sad — Bulgarie) — dans la procédure engagée par Sofiyski gradski sad (Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Coopération judiciaire en matière pénale – Décision-cadre 2005/212/JAI – Confiscation des produits, des instruments et des biens en rapport avec le crime – Article 1er, troisième tiret – Notion d’«instrument» – Article 2, paragraphe 1 – Obligation, pour les États membres, de prendre des mesures pour permettre la confiscation des instruments d’infractions pénales – Véhicule utilisé pour transporter des produits soumis à accise dépourvus de timbre fiscal en infraction à la loi)

Cet arrêt interprète la notion d'« instrument » au sens de la décision-cadre 2005/212/JAI sur la confiscation des avoirs criminels. La Cour de justice précise qu'un véhicule utilisé pour transporter des produits soumis à accise non timbrés peut être considéré comme un instrument de l'infraction et être confisqué, même s'il n'était pas indispensable à la commission de l'acte délictueux. Elle rappelle l'obligation pour les États membres de prévoir des mesures nationales permettant une telle confiscation.

25 janvier 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0334_RES

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 25 janvier 2024.#Audi AG contre GQ.#Renvoi préjudiciel – Marque de l’Union européenne – Règlement (UE) 2017/1001 – Article 9, paragraphe 2 et paragraphe 3, sous a) à c) – Droit conféré par la marque de l’Union européenne – Notion d’“usage dans la vie des affaires d’un signe” – Article 14, paragraphe 1, sous c) – Limitations des effets de la marque de l’Union européenne – Droit pour le titulaire d’une marque de l’Union européenne de s’opposer à l’usage par un tiers d’un signe identique ou similaire à la marque pour des pièces détachées automobiles – Élément d’une calandre conçu pour la fixation d’un emblème représentant la marque d’un constructeur de véhicules automobiles.#Affaire C-334/22.

Cet arrêt clarifie la notion d'"usage dans la vie des affaires" d'un signe au sens du droit des marques de l'Union européenne, en particulier dans le secteur des pièces détachées automobiles. La Cour précise les conditions dans lesquelles le titulaire d'une marque peut s'opposer à l'usage par un tiers d'un signe identique ou similaire sur des éléments destinés à recevoir son emblème, comme une calandre. L'arrêt délimite ainsi la portée des droits conférés par la marque face aux limitations prévues pour permettre la commercialisation de pièces de rechange.

25 janvier 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023TO0280

Ordonnance du Tribunal (troisième chambre) du 25 janvier 2024.#Oil company "Lukoil" PAO contre Parlement européen e.a.#Recours en annulation – Délai de recours – Tardiveté – Irrecevabilité manifeste.#Affaire T-280/23.

Ce texte concerne une ordonnance du Tribunal de l'UE déclarant irrecevable le recours en annulation de la société Lukoil contre des actes du Parlement européen, en raison du non-respect du délai de recours. Il s'agit d'une décision de procédure qui confirme le caractère strict des délais pour contester les actes de l'UE devant la Cour de justice.

25 janvier 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023TO0266

Ordonnance du Tribunal (sixième chambre) du 25 janvier 2024.#Puma SE contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure d’opposition – Demande de marque de l’Union européenne figurative puma soundproofing – Marque de l’Union européenne figurative antérieure PUMA – Motif relatif de refus – Absence d’atteinte à la renommée – Article 8, paragraphe 5, du règlement (UE) 2017/1001 – Recours manifestement dépourvu de tout fondement en droit.#Affaire T-266/23.

Cette ordonnance rejette le recours de Puma SE comme manifestement infondé, confirmant que la marque demandée "puma soundproofing" ne porte pas atteinte à la renommée de la marque antérieure PUMA. Le Tribunal constate l'absence de lien d'association dans l'esprit du public entre les marques pour des produits différents, rendant inapplicable l'article 8(5) du règlement sur la marque de l'UE.

25 janvier 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0389

Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 25 janvier 2024.#GC e.a. contre Croce Rossa Italiana e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Consiglio di Stato.#Renvoi préjudiciel – Article 267 TFUE – Portée de l’obligation de renvoi des juridictions nationales statuant en dernier ressort – Exceptions à cette obligation – Critères – Situations dans lesquelles l’interprétation correcte du droit de l’Union s’impose avec une telle évidence qu’elle ne laisse place à aucun doute raisonnable – Condition pour la juridiction nationale statuant en dernier ressort d’être convaincue que la même évidence s’imposerait également aux autres juridictions de dernier ressort des États membres et à la Cour – Directive 1999/70/CE – Accord-cadre CES, UNICE et CEEP sur le travail à durée déterminée – Clauses 2 et 3 – Notion de “travailleur à durée déterminée” – Membres du corps militaire de la Croix-Rouge italienne – Clause 5 – Mesures visant à prévenir et, le cas échéant, à sanctionner les abus résultant de l’utilisation de contrats ou de relations de travail à durée déterminée successifs – Transformation du statut de “travailleurs à durée déterminée” en statut de “travailleurs à durée ‑indéterminée” – Clause 4 – Principe de non-discrimination.#Affaire C-389/22.

Cet arrêt précise les critères stricts permettant à une juridiction nationale statuant en dernier ressort de s'affranchir de son obligation de renvoi préjudiciel. Il rappelle que l'exception dite de l'« acte clair » ne s'applique que si l'interprétation du droit de l'Union est évidente au point d'éliminer tout doute raisonnable pour toutes les juridictions suprêmes nationales et pour la Cour de justice. Dans le cas d'espèce, la Cour applique ces principes aux règles de l'accord-cadre sur le travail à durée déterminée concernant la transformation de contrats successifs en CDI et le principe de non-discrimination, dans le contexte spécifique des membres militaires de la Croix-Rouge italienne.

25 janvier 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0390

Jurisprudence CJUE — 62022CJ0390

25 janvier 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0438_SUM

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 25 janvier 2024.#Em akaunt BG ЕООD contre Zastrahovatelno aktsionerno druzhestvo Armeets AD.#Renvoi préjudiciel – Concurrence – Ententes – Article 101 TFUE – Fixation par une organisation professionnelle d’avocats des montants minimaux d’honoraires – Décision d’association d’entreprises – Interdiction pour une juridiction d’ordonner le remboursement d’un montant d’honoraires inférieur à ces montants minimaux – Restriction de concurrence – Justifications – Objectifs légitimes – Qualité des services fournis par les avocats – Mise en œuvre de l’arrêt du 23 novembre 2017, CHEZ Elektro Bulgaria et FrontEx International (C‑427/16 et C‑428/16, EU:C:2017:890) – Invocabilité de la jurisprudence Wouters en présence d’une restriction de concurrence par objet.#Affaire C-438/22.

Cet arrêt confirme que la fixation de montants minimaux d'honoraires par un barreau constitue une restriction de concurrence par objet au sens de l'article 101 TFUE. La Cour écarte la justification fondée sur la qualité des services juridiques, en précisant que la jurisprudence Wouters ne s'applique pas en présence d'une telle restriction par objet. Elle interdit en conséquence aux juridictions nationales d'ordonner le remboursement d'honoraires inférieurs à ces barèmes minimaux.

25 janvier 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0481

Affaire C-481/22: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 25 janvier 2024 — Commission européenne / Irlande (Manquement d’État – Directive 98/83/CE – Qualité des eaux destinées à la consommation humaine – Article 4, paragraphe 1 – Obligation des États membres de prendre les mesures nécessaires pour assurer la salubrité et la propreté des eaux destinées à la consommation humaine – Annexe I, partie B – Dépassement des valeurs limites des concentrations de trihalométhanes dans l’eau potable – Article 8, paragraphe 2 – Obligation des États membres d’adopter les mesures correctives nécessaires le plus rapidement possible afin de rétablir la qualité des eaux et d’accorder la priorité à leur application)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'Irlande avait manqué à ses obligations en vertu de la directive sur l'eau potable, en ne prenant pas les mesures nécessaires pour garantir que les concentrations de trihalométhanes restent en dessous des limites fixées et en n'agissant pas avec la diligence requise pour rétablir la qualité de l'eau. Cet arrêt rappelle l'obligation stricte des États membres de corriger rapidement tout dépassement des paramètres de qualité et de prioriser ces actions correctives.

25 janvier 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0474

Affaire C-474/22, Laudamotion (Renoncement à un vol tardif): Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 25 janvier 2024 (demande de décision préjudicielle du Bundesgerichtshof — Allemagne) — Laudamotion GmbH / flightright GmbH [Renvoi préjudiciel – Transports aériens – Règlement (CE) n° 261/2004 – Article 3, paragraphe 2, sous a) – Article 5, paragraphe 1 – Article 7, paragraphe 1 – Indemnisation des passagers aériens en cas de retard important d’un vol – Exigence de se présenter en temps utile à l’enregistrement]

Cet arrêt précise que le droit à l'indemnisation pour retard important d'un vol, prévu par le règlement (CE) n° 261/2004, n'est pas subordonné à la condition que le passager se soit présenté à l'enregistrement dans le délai imparti par la compagnie aérienne. La Cour interprète ainsi strictement les conditions d'application du droit à indemnisation, qui ne peuvent être étendues au-delà des cas expressément prévus par le texte européen.

25 janvier 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0438

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 25 janvier 2024.#Em akaunt BG ЕООD contre Zastrahovatelno aktsionerno druzhestvo Armeets AD.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Sofiyski rayonen sad.#Renvoi préjudiciel – Concurrence – Ententes – Article 101 TFUE – Fixation par une organisation professionnelle d’avocats des montants minimaux d’honoraires – Décision d’association d’entreprises – Interdiction pour une juridiction d’ordonner le remboursement d’un montant d’honoraires inférieur à ces montants minimaux – Restriction de concurrence – Justifications – Objectifs légitimes – Qualité des services fournis par les avocats – Mise en œuvre de l’arrêt du 23 novembre 2017, CHEZ Elektro Bulgaria et FrontEx International (C‑427/16 et C‑428/16, EU:C:2017:890) – Invocabilité de la jurisprudence Wouters en présence d’une restriction de concurrence par objet.#Affaire C-438/22.

L'arrêt précise que les barèmes d'honoraires minimaux imposés par une organisation professionnelle d'avocats constituent une restriction de concurrence par objet au sens de l'article 101 TFUE. La Cour indique que la jurisprudence Wouters, permettant de justifier certaines restrictions pour préserver l'éthique professionnelle, ne s'applique pas lorsque la restriction est qualifiée "par objet". Elle rappelle également aux juridictions nationales leur obligation de ne pas appliquer les dispositions nationales contraires au droit de l'Union, y compris en s'abstenant d'ordonner le remboursement d'honoraires inférieurs à ces barèmes minimaux.

25 janvier 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0438

Affaire C-438/22, Em akaunt BG: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 25 janvier 2024 (demande de décision préjudicielle du Sofiyski rayonen sad — Bulgarie) — Em akaunt BG ЕООD / Zastrahovatelno aktsionerno druzhestvo Armeets AD [Renvoi préjudiciel – Concurrence – Ententes – Article 101 TFUE – Fixation par une organisation professionnelle d’avocats des montants minimaux d’honoraires – Décision d’association d’entreprises – Interdiction pour une juridiction d’ordonner le remboursement d’un montant d’honoraires inférieur à ces montants minimaux – Restriction de concurrence – Justifications – Objectifs légitimes – Qualité des services fournis par les avocats – Mise en œuvre de l’arrêt du 23 novembre 2017, CHEZ Elektro Bulgaria et FrontEx International (C-427/16 et C-428/16, EU:C:2017:890] – Invocabilité de la jurisprudence Wouters en présence d’une restriction de concurrence par objet]

Ce renvoi préjudiciel concerne la compatibilité avec l'article 101 TFUE d'une réglementation professionnelle fixant des honoraires minimaux pour les avocats. La Cour confirme qu'une telle fixation constitue une restriction de concurrence par objet, qui ne peut être justifiée par des objectifs liés à la qualité du service que si elle est strictement nécessaire et proportionnée. L'arrêt précise également qu'une juridiction nationale ne peut ordonner le remboursement d'honoraires inférieurs à ce tarif minimum si cette réglementation est contraire au droit de l'Union.

25 janvier 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0390_SUM

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 25 janvier 2024.#Obshtina Pomorie contre « ANHIALO AVTO » OOD.#Renvoi préjudiciel – Transports – Règlement (CE) no 1370/2007 – Services publics de transport de voyageurs par chemin de fer et par route – Contrats de service public – Obligations de service public – Compensation de service public – Article 4, paragraphe 1, sous b) – Contenu obligatoire des contrats de service public – Paramètres de calcul de la compensation de service public – Détermination des paramètres préalable, objective et transparente – Absence de procédure de mise en concurrence – Application des règles de calcul de la compensation contenues dans l’annexe du règlement (CE) no 1370/2007 – Conditions prévues par la réglementation nationale pour le versement de la compensation – Détermination du montant de la compensation dans la loi sur le budget de l’État pour l’année concernée et versement de ce montant à l’autorité nationale compétente – Fixation des paramètres de calcul de la compensation par renvoi à des règles générales.#Affaire C-390/22.

Cet arrêt précise les conditions de calcul et de versement des compensations pour obligations de service public dans le secteur des transports, au titre du règlement (CE) n° 1370/2007. La Cour rappelle que les paramètres de calcul doivent être déterminés de manière préalable, objective et transparente, y compris lorsque la compensation est fixée par la loi budgétaire nationale. Elle indique également que le respect de ces exigences est nécessaire même en l'absence de procédure de mise en concurrence pour l'attribution du contrat de service public.

25 janvier 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0389_INF

Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 25 janvier 2024.#GC e.a. contre Croce Rossa Italiana e.a.#Renvoi préjudiciel – Article 267 TFUE – Portée de l’obligation de renvoi des juridictions nationales statuant en dernier ressort – Exceptions à cette obligation – Critères – Situations dans lesquelles l’interprétation correcte du droit de l’Union s’impose avec une telle évidence qu’elle ne laisse place à aucun doute raisonnable – Condition pour la juridiction nationale statuant en dernier ressort d’être convaincue que la même évidence s’imposerait également aux autres juridictions de dernier ressort des États membres et à la Cour – Directive 1999/70/CE – Accord-cadre CES, UNICE et CEEP sur le travail à durée déterminée – Clauses 2 et 3 – Notion de “travailleur à durée déterminée” – Membres du corps militaire de la Croix-Rouge italienne – Clause 5 – Mesures visant à prévenir et, le cas échéant, à sanctionner les abus résultant de l’utilisation de contrats ou de relations de travail à durée déterminée successifs – Transformation du statut de “travailleurs à durée déterminée” en statut de “travailleurs à durée ‑indéterminée” – Clause 4 – Principe de non-discrimination.#Affaire C-389/22.

Cet arrêt précise les conditions strictes dans lesquelles une juridiction nationale statuant en dernier ressort peut s'affranchir de son obligation de renvoi préjudiciel à la Cour de justice. Il rappelle que l'exception de l'acte clair ne peut être invoquée que si l'interprétation du droit de l'Union s'impose avec une évidence absolue, non seulement pour la juridiction nationale elle-même, mais aussi pour toutes les juridictions suprêmes des autres États membres et pour la Cour de justice. Dans le cas d'espèce, la Cour applique ces principes aux clauses de la directive sur le travail à durée déterminée concernant la définition des travailleurs et la prévention des abus par des contrats successifs, dans le contexte spécifique des membres du corps militaire de la Croix-Rouge italienne.

25 janvier 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0474

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 25 janvier 2024.#Laudamotion GmbH contre flightright GmbH.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Bundesgerichtshof.#Renvoi préjudiciel – Transports aériens – Règlement (CE) no 261/2004 – Article 3, paragraphe 2, sous a) – Article 5, paragraphe 1 – Article 7, paragraphe 1 – Indemnisation des passagers aériens en cas de retard important d’un vol – Exigence de se présenter en temps utile à l’enregistrement.#Affaire C-474/22.

Cet arrêt clarifie les conditions d'indemnisation des passagers en cas de retard important d'un vol au titre du règlement (CE) n° 261/2004. La Cour précise que le droit à indemnisation prévu à l'article 7 ne peut être refusé au seul motif que le passager s'est présenté tardivement à l'enregistrement, si ce retard n'a pas empêché son embarquement effectif. Elle interprète ainsi les articles 3 et 5 du règlement en limitant les possibilités pour le transporteur de s'exonérer de son obligation d'indemnisation.

25 janvier 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0334

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 25 janvier 2024.#Audi AG contre GQ.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Sąd Okręgowy w Warszawie.#Renvoi préjudiciel – Marque de l’Union européenne – Règlement (UE) 2017/1001 – Article 9, paragraphe 2 et paragraphe 3, sous a) à c) – Droit conféré par la marque de l’Union européenne – Notion d’“usage dans la vie des affaires d’un signe” – Article 14, paragraphe 1, sous c) – Limitations des effets de la marque de l’Union européenne – Droit pour le titulaire d’une marque de l’Union européenne de s’opposer à l’usage par un tiers d’un signe identique ou similaire à la marque pour des pièces détachées automobiles – Élément d’une calandre conçu pour la fixation d’un emblème représentant la marque d’un constructeur de véhicules automobiles.#Affaire C-334/22.

Cet arrêt clarifie les conditions dans lesquelles un fabricant de pièces détachées automobiles peut utiliser un signe identique ou similaire à une marque de l'Union européenne sur un élément destiné à recevoir l'emblème d'un constructeur. La Cour juge qu'un tel usage peut constituer une utilisation dans la vie des affaires, mais peut également bénéficier de l'exception prévue pour les pièces nécessaires à la restauration de l'apparence d'origine d'un véhicule. L'interprétation vise à concilier la protection des marques avec la liberté de concurrence sur le marché des pièces de rechange.

25 janvier 2024

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