5 670textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2024.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 849Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 586Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 768Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 119Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu dans l'affaire Schrems c. Meta Platforms Ireland, précise les limites du traitement des données personnelles à des fins de publicité ciblée par les réseaux sociaux. Il rappelle que le principe de minimisation des données et la limitation des finalités imposent à la plateforme de ne pas utiliser toutes les données disponibles, y compris celles rendues publiques par l'utilisateur, pour de la publicité personnalisée sans base légale spécifique. La décision souligne également que le simple fait qu'un utilisateur ait mentionné son orientation sexuelle dans un contexte public ne constitue pas un consentement libre et éclairé à un traitement ultérieur à des fins commerciales.
4 octobre 2024
Le président de la Cour de justice de l'Union européenne a ordonné la radiation de l'affaire C-361/21, relative à une demande de décision préjudicielle du Visoki trgovački sud (Croatie) concernant l'interprétation du droit de l'Union en matière de procédures d'insolvabilité transfrontalières. Cette ordonnance met fin à la procédure sans qu'une décision au fond ne soit rendue, ce qui prive les juridictions nationales de l'éclairage attendu sur les règles applicables aux actions révocatoires dans les faillites internationales.
4 octobre 2024
4 octobre 2024
L'arrêt Mirin établit que les États membres sont tenus de reconnaître et de transcrire dans les registres d'état civil le changement de prénom et d'identité de genre légalement acquis par un citoyen de l'Union dans un autre État membre lors de l'exercice de ses droits de libre circulation. Cette obligation découle directement des articles 20 et 21 TFUE, lus en combinaison avec les articles 7 et 45 de la Charte des droits fondamentaux, et s'applique même si le droit national ne prévoit pas de procédure administrative à cette fin. La Cour précise que cette obligation persiste lorsque le changement a été acquis dans un État membre avant que celui-ci ne quitte l'Union, comme ce fut le cas pour le Royaume-Uni.
4 octobre 2024
Cette ordonnance rejette une demande d'interprétation d'un arrêt antérieur de la Cour de justice, la jugeant manifestement irrecevable. Elle confirme ainsi que les juridictions nationales ne peuvent solliciter une nouvelle interprétation que pour trancher un litige en cours, et non pour obtenir un avis général sur l'application du droit de l'Union.
4 octobre 2024
Cet arrêt confirme que la Commission européenne dispose d'une large marge d'appréciation pour autoriser, en vertu de l'article 107, paragraphe 3, sous b), TFUE, des aides nationales visant à remédier à une perturbation grave de l'économie. La Cour rejette le pourvoi en estimant que la Commission a correctement procédé à un examen individuel et proportionné du régime allemand de soutien aux coûts fixes lié à la pandémie de COVID-19.
4 octobre 2024
Cet arrêt confirme que la Commission européenne dispose d'une large marge d'appréciation pour autoriser, en vertu de l'article 107, paragraphe 3, sous b), TFUE, des aides nationales visant à remédier à une perturbation grave de l'économie. La Cour rejette le pourvoi en estimant que la Commission a correctement examiné la proportionnalité du régime allemand de soutien aux coûts fixes liés à la pandémie de COVID-19, sans être tenue de procéder à une analyse détaillée pour chaque bénéficiaire potentiel.
4 octobre 2024
Cet arrêt traite d'un recours en matière de concurrence concernant une entente sur le marché des ronds à béton. La Cour précise les conditions procédurales applicables lorsque la Commission adopte une nouvelle décision après l'annulation d'une précédente condamnation, notamment en ce qui concerne les droits de la défense, le principe *ne bis in idem* et les exigences de motivation. Elle examine également les règles encadrant la qualification des circonstances aggravantes, comme la récidive, et le respect du principe d'égalité de traitement dans la détermination de la sanction.
4 octobre 2024
Cet arrêt interprète les règles de protection des intérêts financiers de l'UE dans le cadre des fonds structurels. La Cour précise la notion d'irrégularité et les conditions d'application d'un barème de corrections financières forfaitaires, en soulignant que leur mise en œuvre doit respecter le principe de proportionnalité. La décision guide les autorités nationales dans le calcul des corrections à appliquer lorsque des dépenses indûment imputées ont causé un préjudice au budget de l'Union.
4 octobre 2024
Cet arrêt de la Cour de justice précise les conditions d'application du RGPD aux données personnelles publiées dans un registre public du commerce. Il statue que la publication d'informations non obligatoires requiert un consentement valable et que leur diffusion peut causer un préjudice moral ouvrant droit à réparation. La Cour rappelle également l'obligation pour l'autorité de contrôle d'ordonner l'effacement de telles données en l'absence de base légale pour leur traitement.
4 octobre 2024
4 octobre 2024
Cet arrêt de la Grande Chambre clarifie les conditions d'étiquetage des produits biologiques importés de pays tiers et mis sur le marché de l'UE. Il précise que l'utilisation du logo biologique de l'Union et des termes référents est subordonnée au respect intégral du règlement 2018/848, y compris pour les importations sous régime d'équivalence. La Cour indique également que le logo d'un pays tiers peut être utilisé à côté du logo européen si le produit respecte les deux cadres réglementaires.
4 octobre 2024
Cet arrêt de la Cour de justice rejette le pourvoi de Ferriere Nord et confirme la légalité d'une décision de la Commission infligeant une amende pour entente sur le marché des ronds à béton. La Cour valide notamment la régularité de la procédure, y compris la tenue d'une nouvelle audition, et rejette les moyens soulevés relatifs aux droits de la défense, au principe *ne bis in idem* et à l'appréciation des circonstances aggravantes et atténuantes. Elle précise l'application des principes de bonne administration, d'impartialité et de proportionnalité dans le cadre du droit européen de la concurrence.
4 octobre 2024
Cet arrêt clarifie les conditions dans lesquelles une période de rétention illégale peut être déduite d'une durée de rétention ultérieure, légale et en cours, pour un ressortissant de pays tiers. La Cour juge que cette déduction n'est pas systématiquement requise par le droit de l'Union, notamment au regard des directives « Retour » et « Accueil », sauf si l'illégalité affecte la légalité de la détention en cours. Elle précise également le rôle du juge national dans l'appréciation de cette question au regard des droits fondamentaux.
4 octobre 2024
Ce recours introduit devant le Tribunal de l'Union européenne concerne un litige entre un particulier (FM) et l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex). Il s'agit d'un contentieux administratif portant sur des actes ou des décisions de l'agence, relevant du droit de la fonction publique de l'UE ou de la responsabilité non contractuelle de celle-ci.
4 octobre 2024
Cet arrêt précise que les mesures adoptées par un gouvernement sur le seul fondement de son pouvoir exécutif constitutionnel peuvent constituer des "plans ou programmes" soumis à une évaluation environnementale préalable au sens de la directive 2001/42/CE, dès lors qu'elles définissent le cadre de futures autorisations de projets. Il étend ainsi le champ d'application de l'obligation d'évaluation environnementale stratégique à des actes gouvernementaux de nature politique ou stratégique, même non formalisés par un texte législatif ou réglementaire spécifique.
4 octobre 2024
Ce renvoi préjudiciel clarifie le champ d'application des règles européennes en matière de confiscation. La Cour juge que la procédure nationale de confiscation de biens d'origine illicite, engagée indépendamment d'une procédure pénale et sans condamnation, relève du droit de l'Union lorsque cette procédure est fondée sur la constatation d'une infraction relevant de la criminalité organisée. Elle précise ainsi l'interaction entre la décision-cadre de 2005 et la directive de 2014 dans ce contexte procédural spécifique.
4 octobre 2024
Cet arrêt traite d'un recours contre une décision de résolution bancaire concernant Banco Popular Español SA. Il examine notamment les obligations procédurales du Conseil de résolution unique, notamment son devoir de diligence et de motivation, ainsi que le respect du droit de propriété des actionnaires. La Cour confirme la validité du cadre réglementaire de l'Union bancaire tout en précisant les conditions encadrant l'action des autorités de résolution.
4 octobre 2024
Ce recours devant le Tribunal de l'Union européenne concerne un litige en droit des marques entre Oberon Fuels et l'Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO), opposant la société Dimeta. L'affaire porte sur une décision de l'EUIPO relative à une marque, probablement en lien avec une procédure d'opposition ou d'invalidation. Elle relève du contentieux spécialisé en propriété intellectuelle et sera tranchée selon le règlement sur la marque de l'Union européenne.
4 octobre 2024
La Cour de justice de l'Union européenne précise les effets dans le temps de l'abrogation d'un droit antidumping. Elle juge que l'abrogation, par le règlement d'exécution 2016/278, du droit institué par le règlement n° 91/2009 sur les fixations en fer ou acier chinois, prend effet à la date d'entrée en vigueur de ce règlement abrogatoire. En conséquence, les autorités douanières ne peuvent pas procéder au recouvrement a posteriori de ce droit antidumping pour des importations effectuées avant cette date d'abrogation, même si la dette douanière est née antérieurement.
4 octobre 2024