Droit européen — EUR-Lex
19 730textes du droit de l'Union européenne — 2024.
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165 048Par année
Affaire T-476/24: Recours introduit le 12 septembre 2024 – Manders/Parlement
Ce recours introduit par M. Manders contre le Parlement européen concerne un litige en matière de fonction publique européenne. Il relève du contentieux administratif de l'Union et sera traité par le Tribunal de première instance, dont la décision pourra porter sur l'interprétation du statut des fonctionnaires ou le respect des procédures disciplinaires.
12 septembre 2024
Ordonnance de la Cour (neuvième chambre) du 12 septembre 2024.#LM contre Direktor na Oblastna direktsia na MVR – Veliko Tarnovo.#Renvoi préjudiciel – Article 53, paragraphe 2, et article 94 du règlement de procédure de la Cour – Exigence de présentation du contexte factuel du litige au principal ainsi que des raisons justifiant la nécessité d’une réponse à la question préjudicielle – Absence de précisions suffisantes – Irrecevabilité manifeste.#Affaire C-122/24.
Cette ordonnance rejette comme irrecevable une demande de décision préjudicielle, car la juridiction nationale n'a pas fourni suffisamment d'éléments sur le contexte factuel et la nécessité de la question posée. Elle rappelle ainsi aux juridictions nationales l'obligation de motiver leurs renvois conformément au règlement de procédure de la Cour de l'UE pour garantir l'utilité de la réponse.
12 septembre 2024
Affaire C-592/24, Société Générale e a.: Demande de décision préjudicielle présentée par la Corte suprema di cassazione (Italie) le 12 septembre 2024 – Agenzia delle Entrate/Société Générale S.A. e.a.
Cette demande préjudicielle de la Cour de cassation italienne porte sur l'interprétation de la directive « abus de droit » (2016/1164) concernant les régimes d'exemption des intérêts. Elle vise à déterminer si les autorités fiscales peuvent requalifier une opération de financement intra-groupe en apport de capitaux propres pour refuser la déductibilité des intérêts, et quels critères appliquer pour établir un abus.
12 septembre 2024
Arrêt de la Cour (septième chambre) du 12 septembre 2024.#Anna Nardi contre Banque centrale européenne (BCE).#Pourvoi – Recours en indemnité – Déclaration de la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) lors d’une conférence de presse – Préjudices supposés découler de cette déclaration – Baisse des indices boursiers – Absence de violation de règles de droit ayant pour objet de conférer des droits aux particuliers – Fixation des objectifs de la politique monétaire – Répartition des compétences entre les organes de la BCE – Abus de pouvoir.#Affaire C-574/23 P.
Cet arrêt rejette un pourvoi contre un jugement du Tribunal qui avait déclaré irrecevable un recours en indemnité dirigé contre la BCE. La Cour confirme que les déclarations publiques de la présidente de la BCE, relatives à la politique monétaire, n'engagent pas la responsabilité non contractuelle de l'institution, car elles ne violent pas une règle de droit protectrice des particuliers et relèvent de l'exercice de ses compétences discrétionnaires.
12 septembre 2024
Arrêt de la Cour (septième chambre) du 12 septembre 2024.#Vincenzo D'Agostino et Dafin Srl contre Banque centrale européenne (BCE).#Pourvoi – Recours en indemnité – Déclaration de la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) lors d’une conférence de presse – Préjudices supposés découler de cette déclaration – Baisse des indices boursiers – Absence de violation de règles de droit ayant pour objet de conférer des droits aux particuliers – Fixation des objectifs de la politique monétaire – Répartition des compétences entre les organes de la BCE – Abus de pouvoir ».#Affaire C-566/23 P.
L'arrêt rejette le pourvoi et confirme que des déclarations publiques de la présidente de la BCE, relatives à la politique monétaire, n'engagent pas la responsabilité non contractuelle de l'institution. La Cour estime que ces déclarations relèvent de l'exercice de compétences discrétionnaires en matière d'orientation de la politique et ne constituent pas une violation d'une règle de droit protégeant les particuliers, condition nécessaire pour obtenir réparation d'un préjudice financier.
12 septembre 2024
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 12 septembre 2024.#SPAR Magyarország Kft. contre Bács-Kiskun Vármegyei Kormányhivatal.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Szegedi Törvényszék.#Renvoi préjudiciel – Organisation commune des marchés des produits agricoles – Règlement (UE) no 1308/2013 – Réglementation nationale prévoyant des prix réglementés pour certains produits agricoles ainsi que l’obligation de proposer à la vente une quantité déterminée de ces produits – Amendes.#Affaire C-557/23.
Ce renvoi préjudiciel concerne la compatibilité d'une réglementation nationale hongroise, imposant des prix réglementés et des quotas de vente pour certains produits agricoles, avec le droit de l'Union européenne. La Cour examine si ces mesures nationales sont autorisées dans le cadre de l'organisation commune des marchés agricoles établie par le règlement (UE) n° 1308/2013, ou si elles entravent indûment les libertés fondamentales du marché intérieur. L'arrêt précise les conditions dans lesquelles les États membres peuvent maintenir de telles interventions sur les prix et les quantités sans violer le droit de l'Union.
12 septembre 2024
Arrêt de la Cour (septième chambre) du 12 septembre 2024.#« NARE-BG » ЕООD contre Direktor na Direktsia « Obzhalvane i danachno-osiguritelna praktika » Varna pri Tsentralno upravlenie na Natsionalnata agentsia za prihodite.#Renvoi préjudiciel – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Droit à déduction – Délais de déclaration et de versement de certains impôts – Prorogation en raison de la pandémie de COVID-19 – Refus de l’exercice du droit à déduction de la TVA – Forclusion – Principes d’équivalence, d’effectivité et de neutralité de la TVA.#Affaire C-429/23.
Cet arrêt précise les conditions dans lesquelles un État membre peut refuser l'exercice du droit à déduction de la TVA en raison du non-respect d'un délai de déclaration, lorsque ce délai a été prorogé en raison de la pandémie de COVID-19. La Cour rappelle que les principes d'équivalence et d'effectivité du droit de l'Union s'opposent à une telle forclusion si la prorogation a été accordée de manière générale et que le contribuable a agi avec la diligence requise. Elle souligne également que le principe de neutralité de la TVA doit être pris en compte.
12 septembre 2024
Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 12 septembre 2024.#LF contre Zamestnik-predsedatel na Darzhavna agentsia za bezhantsite.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l'Administrativen sad Sofia-grad.#Renvoi préjudiciel – Politique d’asile et d’immigration – Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Champ d’application – Articles 1er, 4 et 7 – Directive 2011/95/UE – Champ d’application – Articles 2 et 3 – Protection nationale pour raisons humanitaires – Directive 2008/115/CE – Article 14 – Impossibilité de procéder à l’éloignement – Attestation – Droits du ressortissant d’un pays tiers en séjour irrégulier en cas de report de l’éloignement – Directive 2013/33/UE – Champ d’application – Conditions matérielles d’accueil.#Affaire C-352/23.
Cet arrêt clarifie l'interaction entre le droit de l'asile et le droit des séjours irréguliers lorsque l'éloignement d'un ressortissant de pays tiers est temporairement impossible. La Cour précise que les autorités nationales doivent délivrer une attestation formalisant ce report et que la personne concernée conserve, pendant cette période, son droit aux conditions matérielles d'accueil prévues par la directive accueil. L'arrêt définit également le champ d'application des protections de la Charte dans ce contexte spécifique.
12 septembre 2024
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 12 septembre 2024.#Belgische Staat/Federale Overheidsdienst Financiën contre L BV.#Renvoi préjudiciel – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 187 – Régularisation des déductions – Période de régularisation prolongée pour les biens d’investissement immobiliers – Notion de “biens d’investissement” – Article 190 – Faculté des États membres de considérer comme étant des biens d’investissement les services qui présentent des caractéristiques similaires à celles normalement associées à ces biens – Travaux d’agrandissement et de rénovation d’un immeuble – Possibilité prévue en droit interne d’assimiler de tels travaux à la construction ou à l’acquisition d’un bien immeuble – Limitations – Effet direct de cet article 190 – Marge d’appréciation.#Affaire C-243/23.
Cet arrêt clarifie la notion de "biens d'investissement" au sens de l'article 187 de la directive TVA, en précisant que les États membres peuvent, en vertu de l'article 190, assimiler certains travaux d'agrandissement ou de rénovation à l'acquisition d'un bien immeuble, soumettant ainsi les déductions de TVA afférentes à une période de régularisation prolongée. La Cour reconnaît une marge d'appréciation aux États membres pour définir ces travaux, à condition que cette assimilation soit prévue par le droit national et que les services présentent des caractéristiques similaires à celles d'un bien d'investissement immobilier. L'arrêt confirme également l'effet direct de l'article 190, permettant aux contribuables de s'en prévaloir devant les juridictions nationales.
12 septembre 2024
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 12 septembre 2024.#Belgische Staat/Federale Overheidsdienst Financiën contre L BV.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Hof van Beroep te Gent.#Renvoi préjudiciel – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 187 – Régularisation des déductions – Période de régularisation prolongée pour les biens d’investissement immobiliers – Notion de “biens d’investissement” – Article 190 – Faculté des États membres de considérer comme étant des biens d’investissement les services qui présentent des caractéristiques similaires à celles normalement associées à ces biens – Travaux d’agrandissement et de rénovation d’un immeuble – Possibilité prévue en droit interne d’assimiler de tels travaux à la construction ou à l’acquisition d’un bien immeuble – Limitations – Effet direct de cet article 190 – Marge d’appréciation.#Affaire C-243/23.
L'arrêt précise les conditions dans lesquelles les États membres peuvent, sur le fondement de l'article 190 de la directive TVA, assimiler certains travaux de construction à des biens d'investissement immobiliers, ce qui entraîne l'application d'une période de régularisation prolongée de cinq ans pour la TVA initialement déduite. La Cour confirme que cette disposition a un effet direct, permettant à un opérateur de s'en prévaloir devant le juge national, mais que les États disposent d'une marge d'appréciation pour définir les travaux concernés, sous réserve de respecter les objectifs du système commun de TVA.
12 septembre 2024
Arrêt de la Cour (première chambre) du 12 septembre 2024.#Chaudfontaine Loisirs SA contre État belge, représenté par le Ministre des Finances.#Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 135, paragraphe 1, sous i) – Exonérations – Paris, loteries et autres jeux de hasard ou d’argent – Conditions et limites – Principe de neutralité fiscale – Maintien des effets d’une réglementation nationale – Droit au remboursement – Enrichissement sans cause.#Affaire C-73/23.
Cet arrêt interprète l'exonération de TVA pour les jeux de hasard en clarifiant les conditions dans lesquelles un État membre peut maintenir une réglementation nationale plus restrictive. La Cour précise que le principe de neutralité fiscale ne s'oppose pas à un tel maintien, mais qu'un opérateur peut réclamer le remboursement de la TVA indûment payée si cette réglementation est jugée incompatible avec le droit de l'Union, sous réserve d'éviter tout enrichissement sans cause.
12 septembre 2024
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 12 septembre 2024.#Sagrario e.a. contre Subdelegación del Gobierno en Barcelona.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Juzgado Contencioso-Administrativo n.o 5 de Barcelona.#Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Politique relative à l’immigration – Droit au regroupement familial – Directive 2003/86/CE – Article 16, paragraphe 3 – Refus de renouvellement du titre de séjour du regroupant – Conséquences – Refus de renouvellement du titre de séjour des membres de sa famille – Raison indépendante de leur volonté – Présence d’enfants mineurs – Article 15, paragraphe 3 – Conditions de l’octroi d’un titre de séjour autonome – Notion de “situation particulièrement difficile” – Portée – Article 17 – Examen individualisé – Droit d’être entendu.#Affaire C-63/23.
Cet arrêt interprète la directive 2003/86/CE sur le regroupement familial, en précisant les conséquences du non-renouvellement du titre de séjour du regroupant pour les membres de sa famille. La Cour statue notamment sur les conditions d'octroi d'un titre de séjour autonome aux membres de la famille, en particulier la notion de "situation particulièrement difficile" au sens de l'article 15, paragraphe 3, et l'obligation d'un examen individualisé et du respect du droit d'être entendu.
12 septembre 2024
Conclusions de l'avocat général Mme L. Medina, présentées le 12 septembre 2024.#Procédure pénale contre ILVA A/S.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Vestre Landsret.#Renvoi préjudiciel – Protection des données à caractère personnel – Règlement (UE) 2016/679 – Article 83, paragraphes 4 à 6 et 9 – Notion d’“entreprise” – Société mère et filiale – Violation de ce règlement par une filiale – Calcul du montant de l’amende – Prise en compte du chiffre d’affaires global du groupe comprenant cette filiale.#Affaire C-383/23.
L'avocat général propose d'interpréter la notion d'"entreprise" au sens du RGPD comme pouvant inclure l'ensemble d'un groupe de sociétés, permettant ainsi de calculer l'amende administrative pour une violation commise par une filiale sur la base du chiffre d'affaires consolidé du groupe. Cette approche vise à assurer une application dissuasive et effective du règlement, en tenant compte de la réalité économique des groupes intégrés.
12 septembre 2024
Affaire C-571/23 P: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 12 septembre 2024 – Aldo D’Agostino / Banque centrale européenne [Pourvoi – Recours en indemnité – Déclaration de la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) lors d’une conférence de presse – Préjudices supposés découler de cette déclaration – Baisse des indices boursiers – Absence de violation de règles de droit ayant pour objet de conférer des droits aux particuliers – Fixation des objectifs de la politique monétaire – Répartition des compétences entre les organes de la BCE – Abus de pouvoir]
Cet arrêt rejette un pourvoi contre un jugement du Tribunal qui avait débouté un recours en indemnité dirigé contre la BCE. La Cour confirme que les déclarations de la Présidente de la BCE, relatives à la fixation des objectifs de politique monétaire, n'engagent pas la responsabilité de l'institution, car elles ne violent pas de règle de droit conférant des droits aux particuliers et relèvent de la répartition interne des compétences.
12 septembre 2024
Affaire C-429/23, NARE-BG: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 12 septembre 2024 (demande de décision préjudicielle du Administrativen sad – Varna – Bulgarie) – NARE-BG ЕООD / Direktor na direktsia Obzhalvane i danachno-osiguritelna praktika Varna pri Tsentralno upravlenie na Natsionalnata agentsia za prihodite [Renvoi préjudiciel – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Droit à déduction – Délais de déclaration et de versement de certains impôts – Prorogation en raison de la pandémie de COVID-19 – Refus de l’exercice du droit à déduction de la TVA – Forclusion – Principes d’équivalence, d’effectivité et de neutralité de la TVA]
Cet arrêt précise les conditions dans lesquelles un État membre peut refuser l'exercice du droit à déduction de la TVA en raison du non-respect d'un délai de déclaration, lorsque ce délai a été prorogé en raison de la pandémie de COVID-19. La Cour rappelle que ce refus ne doit pas contrevenir aux principes d'équivalence et d'effectivité du droit de l'Union, ni au principe de neutralité de la TVA, ce qui implique notamment de tenir compte de circonstances exceptionnelles comme la pandémie.
12 septembre 2024
Affaire C-63/23, Sagrario: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 12 septembre 2024 (demande de décision préjudicielle du Juzgado Contencioso-Administrativo de Barcelona – Espagne) – Sagrario, Joaquín, Prudencio / Subdelegación del Gobierno en Barcelona (Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Politique relative à l’immigration – Droit au regroupement familial – Directive 2003/86/CE – Article 16, paragraphe 3 – Refus de renouvellement du titre de séjour du regroupant – Conséquences – Refus de renouvellement du titre de séjour des membres de sa famille – Raison indépendante de leur volonté – Présence d’enfants mineurs – Article 15, paragraphe 3 – Conditions de l’octroi d’un titre de séjour autonome – Notion de situation particulièrement difficile – Portée – Article 17 – Examen individualisé – Droit d’être entendu)
La Cour précise les conditions de maintien du droit au séjour des membres de la famille d'un ressortissant de pays tiers lorsque le regroupant ne peut plus renouveler son propre titre de séjour. Elle interprète notamment les notions de "situation particulièrement difficile" justifiant un titre de séjour autonome et l'obligation pour les autorités nationales de procéder à un examen individualisé et proportionné, en tenant compte de l'intérêt supérieur de l'enfant. L'arrêt encadre ainsi les conséquences d'un refus de renouvellement du titre du regroupant sur les droits de sa famille.
12 septembre 2024
Arrêt de la Cour (première chambre) du 12 septembre 2024.#Casino de Spa SA e.a. contre État belge (SPF Finances).#Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 135, paragraphe 1, sous i) – Exonérations – Paris, loteries et autres jeux de hasard ou d’argent – Conditions et limites – Principe de neutralité fiscale – Maintien des effets d’une réglementation nationale – Droit au remboursement – Enrichissement sans cause – Aides d’État – Article 107, paragraphe 1, TFUE – Demande de remboursement de la taxe sous la forme de dommages et intérêts.#Affaire C-741/22.
L'arrêt précise les conditions d'exonération de TVA pour les jeux de hasard et établit que le principe de neutralité fiscale s'oppose à ce qu'un État membre refuse le remboursement de TVA indûment perçue, même lorsque la réglementation nationale a été maintenue en vigueur par une décision de la Cour. La Cour rappelle également que le remboursement de taxes perçues en violation du droit de l'Union ne constitue pas une aide d'État, permettant ainsi aux opérateurs de réclamer le remboursement sous forme de dommages-intérêts nationaux.
12 septembre 2024
Arrêt de la Cour (première chambre) du 12 septembre 2024.#Anglo Austrian AAB AG contre Banque centrale européenne (BCE) et Belegging-Maatschappij « Far-East » BV.#Pourvoi – Politique économique et monétaire – Directive 2013/36/UE – Accès à l’activité des établissements de crédit – Surveillance prudentielle des établissements de crédit – Règlement (UE) no 1024/2013 – Missions spécifiques de surveillance confiées à la Banque centrale européenne (BCE) – Retrait d’agrément – Étendue des compétences de la BCE – Règlement (UE) no 468/2014 – Répartition des compétences entre la BCE et les autorités nationales – Prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme – Constatations du Tribunal de l’Union européenne à l’égard du droit national – Examen portant sur l’éventuelle dénaturation du droit national.#Affaire C-579/22 P.
Cet arrêt clarifie l'étendue des compétences de la BCE en matière de retrait d'agrément d'un établissement de crédit, notamment au regard des obligations de lutte contre le blanchiment de capitaux. La Cour confirme que la BCE peut retirer un agrément pour des manquements prudentières graves, y compris ceux liés à la prévention du blanchiment, sans que cela n'empiète sur les compétences des autorités nationales en la matière. Elle précise également les limites du contrôle juridictionnel de l'UE sur l'interprétation du droit national par le Tribunal.
12 septembre 2024
Affaire C-579/22 P: Arrêt de la Cour (première chambre) du 12 septembre 2024 – Anglo Austrian AAB AG in Abwicklung / Banque centrale européenne, Belegging-Maatschappij Far-East BV [Pourvoi – Politique économique et monétaire – Directive 2013/36/UE – Accès à l’activité des établissements de crédit – Surveillance prudentielle des établissements de crédit – Règlement (UE) no 1024/2013 – Missions spécifiques de surveillance confiées à la Banque centrale européenne (BCE) – Retrait d’agrément – Étendue des compétences de la BCE – Règlement (UE) no 468/2014 – Répartition des compétences entre la BCE et les autorités nationales – Prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme – Constatations du Tribunal de l’Union européenne à l’égard du droit national – Examen portant sur l’éventuelle dénaturation du droit national]
Cet arrêt clarifie la répartition des compétences entre la BCE et les autorités nationales en matière de retrait d'agrément d'un établissement de crédit. La Cour confirme que la BCE peut retirer un agrément pour des manquements graves aux obligations prudentielles, y compris celles liées à la lutte contre le blanchiment, sans que cela n'empiète sur les prérogatives des autorités nationales en cette matière. Elle précise également les limites du contrôle juridictionnel de l'UE sur l'interprétation du droit national par le Tribunal.
12 septembre 2024
Arrêt de la Cour (septième chambre) du 12 septembre 2024.#Aldo D’Agostino contre Banque centrale européenne (BCE).#Pourvoi – Recours en indemnité – Déclaration de la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) lors d’une conférence de presse – Préjudices supposés découler de cette déclaration – Baisse des indices boursiers – Absence de violation de règles de droit ayant pour objet de conférer des droits aux particuliers – Fixation des objectifs de la politique monétaire – Répartition des compétences entre les organes de la BCE – Abus de pouvoir.#Affaire C-571/23 P.
Cet arrêt confirme que les déclarations de la présidente de la BCE lors d'une conférence de presse, ayant entraîné une baisse des marchés, n'engagent pas la responsabilité non contractuelle de l'Union. La Cour estime qu'aucune règle de droit conférant des droits aux particuliers n'a été violée, notamment en matière de fixation des objectifs de politique monétaire et de répartition interne des compétences au sein de la BCE.
12 septembre 2024