Droit européen — EUR-Lex
19 730textes du droit de l'Union européenne — 2024.
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165 048Par année
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 4 juillet 2024.#MOL Magyar Olaj- és Gázipari Nyrt. contre Mercedes-Benz Group AG.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Kúria.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile et commerciale – Compétence judiciaire, reconnaissance et exécution des décisions en matière civile et commerciale – Règlement (UE) no 1215/2012 – Article 7, point 2 – Compétence en matière délictuelle ou quasi délictuelle – Lieu de la matérialisation du dommage – Entente déclarée contraire à l’article 101 TFUE et à l’article 53 de l’accord sur l’Espace économique européen – Filiales établies dans différents États membres – Dommage direct exclusivement subi par les filiales – Action en indemnité de la société mère – Notion d’« unité économique ».#Affaire C-425/22.
Cet arrêt clarifie que, pour déterminer le tribunal compétent en matière délictuelle au sens de l'article 7, point 2, du règlement Bruxelles I bis, le lieu de la matérialisation du dommage subi par une filiale peut être considéré comme le lieu du dommage subi par sa société mère, lorsque celles-ci forment une unité économique. Cette approche s'applique dans le contexte d'une action en indemnité pour un préjudice causé par une entente, même si la société mère n'a pas supporté directement les surcoûts.
4 juillet 2024
Jurisprudence CJUE — 62022CJ0425_SUM
4 juillet 2024
Jurisprudence CJUE — 62022CJ0450
4 juillet 2024
Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 4 juillet 2024.#Caixabank SA e.a. contre Asociación de Usuarios de Bancos, Cajas de Ahorros y Seguros de España (Adicae) e.a.#Renvoi préjudiciel – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Directive 93/13/CEE – Contrats de prêt hypothécaire – Clauses limitant la variation des taux d’intérêt – Clauses dites “plancher” – Action collective en cessation de l’utilisation de ces clauses et en restitution des sommes payées à ce titre, impliquant un nombre important de professionnels et de consommateurs – Caractère clair et compréhensible desdites clauses – Notion de “consommateur moyen, normalement informé et raisonnablement attentif et avisé”.#Affaire C-450/22.
Cet arrêt précise les conditions dans lesquelles une clause dite "plancher" dans un contrat de prêt hypothécaire peut être considérée comme abusive au regard de la directive 93/13/CEE. La Cour indique que l'appréciation du caractère clair et compréhensible d'une telle clause doit se faire du point de vue d'un consommateur moyen, normalement informé et raisonnablement attentif et avisé, en tenant compte de tous les éléments pertinents du contrat. Elle précise également que cette appréciation s'applique dans le cadre d'une action collective en cessation et en restitution, même lorsque celle-ci implique un nombre important de professionnels et de consommateurs.
4 juillet 2024
Jurisprudence CJUE — 62022CJ0538_SUM
4 juillet 2024
Jurisprudence CJUE — 62022CJ0708
4 juillet 2024
Jurisprudence CJUE — 62022CJ0708_SUM
4 juillet 2024
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 4 juillet 2024.#République portugaise contre Commission européenne.#Pourvoi – Aides d’État – Zone franche de Madère – Octroi d’avantages fiscaux aux entreprises – Régime d’aides mis à exécution par la République portugaise – Décisions C(2007) 3037 final et C(2013) 4043 final – Décision prise par la Commission européenne sur le fondement de l’article 108, paragraphe 2, premier alinéa, TFUE – Règlement (UE) 2015/1589 – Article 1er, sous b), i) et ii) – Notions d’“aide existante” et d’“aide nouvelle” – Mise en œuvre d’une aide existante en violation d’une condition assurant la compatibilité de l’aide avec le marché intérieur.#Affaire C-736/22 P.
Cet arrêt concerne le régime d'aides d'État de la zone franche de Madère. La Cour confirme que la mise en œuvre par un État membre d'une aide existante en violation d'une condition imposée par la Commission pour sa compatibilité avec le marché intérieur constitue une aide nouvelle. Par conséquent, cette mise en œuvre illégale doit être notifiée à la Commission et est soumise à la procédure de contrôle des aides nouvelles.
4 juillet 2024
Arrêt de la Cour (première chambre) du 4 juillet 2024.#Procédure pénale contre FP e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite parle Sofiyski gradski sad.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière pénale – Directive (UE) 2016/343 – Droit d’assister à son procès – Possibilité pour un prévenu de participer aux audiences de son procès par visioconférence.#Affaire C-760/22.
Cet arrêt interprète la directive 2016/343 sur la présomption d'innocence, en précisant les conditions dans lesquelles un prévenu peut être jugé par visioconférence sans que cela ne porte atteinte à son droit à un procès équitable. La Cour indique que ce mode de participation doit rester exceptionnel et nécessite une justification objective, tout en garantissant la préservation des droits de la défense.
4 juillet 2024
Arrêt de la Cour (première chambre) du 4 juillet 2024.#Procédure pénale contre FP e.a.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière pénale – Directive (UE) 2016/343 – Droit d’assister à son procès – Possibilité pour un prévenu de participer aux audiences de son procès par visioconférence.#Affaire C-760/22.
Cet arrêt interprète la directive 2016/343 sur la présomption d'innocence, en précisant les conditions dans lesquelles un prévenu peut être jugé par visioconférence sans que cela ne porte atteinte à son droit à un procès équitable. La Cour indique que ce mode de participation doit rester exceptionnel et être justifié par des motifs impérieux, tout en garantissant l'effectivité des droits de la défense.
4 juillet 2024
Affaire C-70/23 P: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 4 juillet 2024 – Westfälische Drahtindustrie GmbH, Westfälische Drahtindustrie Verwaltungsgesellschaft mbH & Co. KG, Pampus Industriebeteiligungen GmbH & Co. KG / Commission européenne [Pourvoi – Concurrence – Ententes – Marché européen de l’acier de précontrainte – Décision constatant une infraction à l’article 101 TFUE et à l’article 53 de l’accord sur l’Espace économique européen (EEE) – Arrêt annulant partiellement la décision et fixant une amende d’un montant identique à celui de l’amende initialement infligée – Imputation des paiements effectués à titre provisoire – Décision de la Commission européenne relative au montant de l’amende restant impayée – Date d’exigibilité d’une amende dont le montant a été fixé par le juge de l’Union dans le cadre de l’exercice de sa compétence de pleine juridiction]
Cet arrêt précise les modalités de calcul de l'exigibilité d'une amende pour entente lorsque le juge de l'Union, exerçant sa pleine juridiction, a révisé le montant de la sanction. La Cour confirme que la date d'exigibilité de l'amende définitive est celle du paiement de l'amende initialement infligée par la Commission, permettant ainsi l'imputation des paiements provisionnels sur la nouvelle somme due.
4 juillet 2024
Affaire C-87/23, Latvijas Informācijas un komunikācijas tehnoloģijas asociācija: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 4 juillet 2024 (demande de décision préjudicielle de l’Administratīvā apgabaltiesa – Lettonie) – Biedrība Latvijas Informācijas un komunikācijas tehnoloģijas asociācija / Valsts ieņēmumu dienests [Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 2, paragraphe 1, sous c) – Prestation de services effectuée à titre onéreux – Article 9, paragraphe 1 – Notions d’assujetti et d’activité économique – Association à but non lucratif réalisant des projets financés par le Fonds européen de développement régional (FEDER) – Prestation de services de formation par l’intermédiaire de sous-traitants – Intégration du montant de la subvention dans la base d’imposition – Article 73]
Cet arrêt clarifie l'assujettissement à la TVA d'une association à but non lucratif gérant des projets cofinancés par le FEDER. La Cour juge que la prestation de services de formation, même réalisée via des sous-traitants, constitue une activité économique soumise à la TVA lorsque l'association en est le véritable prestataire envers les bénéficiaires finaux. Elle précise également que la subvention publique reçue pour ces services doit être intégralement incluse dans la base d'imposition de la TVA.
4 juillet 2024
Affaire C-179/23, Credidam: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 4 juillet 2024 (demande de décision préjudicielle de l’Înalta Curte de Casaţie şi Justiţie – Roumanie) – Centrul Român pentru Administrarea Drepturilor Artiștilor Interpreți (Credidam) / Guvernul României, Ministerul Finanțelor [Renvoi préjudiciel – Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Opérations imposables – Prestation de services à titre onéreux – Commission de gestion perçue par un organisme de gestion collective des droits d’auteur et des droits voisins pour la perception, la répartition et le paiement des rémunérations dues aux titulaires de droits – Rémunérations ne faisant pas partie d’une opération imposable]
Cet arrêt clarifie que la commission perçue par un organisme de gestion collective pour la perception et la répartition des rémunérations dues aux artistes-interprètes constitue une prestation de services imposable à la TVA, distincte des rémunérations elles-mêmes qui ne sont pas soumises à la taxe. La Cour précise ainsi le traitement fiscal des activités de ces organismes dans le cadre de la directive TVA.
4 juillet 2024
Arrêt CJUE — 62023CC0295
4 juillet 2024
Conclusions de l'avocat général Mme T. Ćapeta, présentées le 4 juillet 2024.#Mesto Rimavská Sobota contre Ministerstvo pôdohospodárstva a rozvoja vidieka Slovenskej republiky.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Najvyšší správny súd Slovenskej republiky.#Renvoi préjudiciel – Environnement – Règlement (UE) no 995/2010 – Obligations des opérateurs qui mettent du bois et des produits dérivés sur le marché – Article 2, sous a) à c) – Notions de “bois et [de] produits dérivés”, de “mise sur le marché” et d’“opérateur”.#Affaire C-370/23.
Cet avis préjudiciel clarifie les définitions clés du règlement sur le bois de l'UE, notamment les notions d'« opérateur », de « mise sur le marché » et de « bois et produits dérivés ». Il précise ainsi le champ d'application des obligations de diligence pour lutter contre l'exploitation forestière illégale, ce qui est essentiel pour les professionnels français concernés par la conformité de leur chaîne d'approvisionnement en bois.
4 juillet 2024
Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 4 juillet 2024.#Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) contre KD.#Pourvoi – Fonction publique – Agents temporaires – Rapport de notation – Obligation de motivation – Devoir de sollicitude – Recours en annulation et en indemnité.#Affaire C-5/23 P.
Cet arrêt précise les obligations procédurales de l'EUIPO en matière d'évaluation des agents temporaires. La Cour confirme que l'administration est tenue à un devoir de sollicitude particulier lors de l'établissement des rapports de notation, ce qui inclut une motivation adéquate permettant à l'agent de comprendre les raisons de son évaluation. Le manquement à cette obligation peut entraîner l'annulation de la décision et ouvrir droit à réparation.
4 juillet 2024
Jurisprudence CJUE — 62023CJ0070
4 juillet 2024
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 4 juillet 2024.#Westfälische Drahtindustrie GmbH e.a. contre Commission européenne.#Pourvoi – Concurrence – Ententes – Marché européen de l’acier de précontrainte – Décision constatant une infraction à l’article 101 TFUE et à l’article 53 de l’accord sur l’Espace économique européen (EEE) – Arrêt annulant partiellement la décision et fixant une amende d’un montant identique à celui de l’amende initialement infligée – Imputation des paiements effectués à titre provisoire – Décision de la Commission européenne relative au montant de l’amende restant impayée – Date d’exigibilité d’une amende dont le montant a été fixé par le juge de l’Union dans le cadre de l’exercice de sa compétence de pleine juridiction.#Affaire C-70/23 P.
Cet arrêt de la Cour de justice précise les règles applicables au recouvrement des amendes pour entente lorsque le juge de l'Union, exerçant sa pleine juridiction, a modifié le montant de la sanction. Il statue notamment sur la date d'exigibilité de l'amende définitive et sur l'imputation des paiements provisionnels effectués par l'entreprise, offrant ainsi des clarifications essentielles pour la procédure de recouvrement après un arrêt en appel.
4 juillet 2024
Arrêt de la Cour (septième chambre) du 4 juillet 2024.#Biedrība « Latvijas Informācijas un komunikācijas tehnoloģijas asociācija » contre Valsts ieņēmumu dienests.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l'Administratīvā apgabaltiesa.#Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 2, paragraphe 1, sous c) – Prestation de services effectuée à titre onéreux – Article 9, paragraphe 1 – Notions d’“assujetti” et d’“activité économique” – Association à but non lucratif réalisant des projets financés par le Fonds européen de développement régional (FEDER) – Prestation de services de formation par l’intermédiaire de sous-traitants – Intégration du montant de la subvention dans la base d’imposition – Article 73.#Affaire C-87/23.
Cet arrêt clarifie les conditions dans lesquelles une association à but non lucratif peut être considérée comme un assujetti à la TVA lorsqu'elle réalise des prestations de services financées par des subventions publiques, notamment du FEDER. La Cour précise que l'octroi d'une subvention ne modifie pas par lui-même la nature de la prestation, qui reste une opération effectuée à titre onéreux si elle présente un lien direct avec une contrepartie. L'arrêt fournit également des orientations sur l'intégration du montant de la subvention dans la base d'imposition à la TVA.
4 juillet 2024
Jurisprudence CJUE — 62023CJ0087_SUM
4 juillet 2024