Droit européen — EUR-Lex

19 736textes du droit de l'Union européenne — 2024.

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Jurisprudence CJUE62023TJ0207_INF

Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 8 mai 2024.#Sta Grupa AS contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure de déchéance – Marque de l’Union européenne verbale VAPIX – Article 18, paragraphe 1, et article 58, paragraphe 1, sous a), du règlement (UE) 2017/1001 – Preuve de l’usage sérieux – Appréciation des preuves.#Affaire T-207/23.

Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne précise les exigences probatoires pour démontrer un usage sérieux d'une marque de l'Union européenne afin d'échapper à une déchéance. Il confirme que l'Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) et le Tribunal doivent procéder à une appréciation globale et concrète de l'ensemble des preuves fournies, y compris des éléments tels que des captures d'écran de sites web, pour évaluer l'usage réel de la marque sur le marché. La décision rappelle que cette appréciation doit tenir compte de l'ensemble des circonstances propres à chaque espèce.

8 mai 2024

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Jurisprudence CJUE62023TJ0091

Arrêt du Tribunal (sixième chambre) du 8 mai 2024.#Ofree Srl contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure d’opposition – Demande de marque de l’Union européenne figurative gamindo – Marque de l’Union européenne verbale antérieure gamigo – Motif relatif de refus – Absence de risque de confusion – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (UE) 2017/1001 – Obligation de motivation – Article 94, paragraphe 1, du règlement 2017/1001 – Article 41, paragraphe 2, sous c), de la charte des droits fondamentaux.#Affaire T-91/23.

Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne rejette le recours formé contre une décision de l'EUIPO ayant estimé qu'il n'existait pas de risque de confusion entre la marque figurative sollicitée "gamindo" et la marque verbale antérieure "gamigo". Le Tribunal confirme que l'Office a correctement motivé sa décision en analysant les similitudes et différences entre les signes, satisfaisant ainsi aux exigences du droit de l'Union en matière de motivation.

8 mai 2024

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Jurisprudence CJUE62023TB1145

Affaire T-1145/23: Ordonnance du Tribunal du 8 mai 2024 – Huhtamaki Holding/Commission

Cette ordonnance du Tribunal de l'Union européenne rejette la demande de suspension d'exécution présentée par Huhtamaki Holding dans le cadre d'un recours contre une décision de la Commission européenne. Le texte confirme que les conditions juridiques strictes requises pour accorder des mesures provisoires ne sont pas remplies dans cette affaire. Il s'agit d'une décision procédurale qui maintient les effets de l'acte contesté pendant la procédure au fond.

8 mai 2024

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Jurisprudence CJUE62023TB0411(01)

Affaire T-411/23: Ordonnance du Tribunal du 8 mai 2024 – YS/Conseil et Commission [« Droit institutionnel – Coopération renforcée concernant la création du Parquet européen – Règlement (UE) 2017/1939 – Nomination des procureurs européens du Parquet européen – Nomination de l’un des candidats désignés par la Grèce – Règles applicables à la nomination des procureurs européens – Recours en carence – Absence d’engagement d’une procédure en manquement – Irrecevabilité – Recours en annulation – Contestation de la désignation par l’État membre – Irrecevabilité »]

Cette ordonnance du Tribunal de l'Union européenne statue sur des recours relatifs à la nomination des procureurs européens du Parquet européen. Elle déclare irrecevable un recours en carence contre le Conseil et la Commission, ainsi qu'un recours en annulation contestant la désignation d'un candidat par la Grèce. La décision confirme les règles procédurales spécifiques régissant la mise en place de cette institution dans le cadre d'une coopération renforcée.

8 mai 2024

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Jurisprudence CJUE62023TA0320

Affaire T-320/23: Arrêt du Tribunal du 8 mai 2024 – The Not Company/EUIPO (NOT MILK) [« Marque de l’Union européenne – Demande de marque de l’Union européenne figurative NOT MILK – Motifs absolus de refus – Absence de caractère distinctif – Caractère descriptif – Article 7, paragraphe 1, sous b) et c), du règlement (UE) 2017/1001 – Obligation de motivation – Égalité de traitement – Principe de bonne administration »]

L'arrêt confirme le refus d'enregistrement de la marque figurative "NOT MILK" pour des produits laitiers et substituts, au motif qu'elle est descriptive et dépourvue de caractère distinctif. Le Tribunal rejette le recours de la requérante, estimant que l'Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) a correctement motivé sa décision en application de l'article 7 du règlement sur la marque de l'Union européenne.

8 mai 2024

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Jurisprudence CJUE62023TA0207

Affaire T-207/23: Arrêt du Tribunal du 8 mai 2024 – Sta Grupa/EUIPO – Axis (VAPIX) [« Marque de l’Union européenne – Procédure de déchéance – Marque de l’Union européenne verbale VAPIX – Article 18, paragraphe 1, et article 58, paragraphe 1, sous a), du règlement (UE) 2017/1001 – Preuve de l’usage sérieux – Appréciation des preuves »]

Cet arrêt du Tribunal traite des conditions de preuve de l'usage sérieux d'une marque de l'Union européenne dans le cadre d'une procédure de déchéance. Il précise les exigences relatives à la matérialité et à la cohérence des éléments probatoires qui doivent être produits pour démontrer un usage véritable de la marque sur le marché. La décision rappelle que l'appréciation de ces preuves doit se faire de manière globale, en tenant compte de l'ensemble des circonstances propres à chaque cas.

8 mai 2024

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Jurisprudence CJUE62023CJ0241_SUM

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 8 mai 2024.#P. sp. z o.o. contre Dyrektor Izby Administracji Skarbowej w Warszawie.#Renvoi préjudiciel – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 73 – Livraisons de biens et prestations de services – Apport en nature d’immeubles – Base d’imposition – Contrepartie – Actions – Valeur nominale – Valeur d’émission.#Affaire C-241/23.

Cet arrêt précise les règles de détermination de la base d'imposition à la TVA lors d'un apport en nature d'immeubles à une société en contrepartie d'actions. La Cour juge que la base d'imposition correspond à la valeur réelle de l'immeuble apporté, et non à la valeur nominale ou d'émission des actions reçues. Cette interprétation de l'article 73 de la directive TVA assure une imposition neutre de l'opération, en alignant la base taxable sur la contrepartie économique effective.

8 mai 2024

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Jurisprudence CJUE62023CA0216

Affaire C-216/23, Hauser Weinimport: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 8 mai 2024 (demande de décision préjudicielle du Bayerischer Verwaltungsgerichtshof - Allemagne) – Hauser Weinimport GmbH / Freistaat Bayern [Renvoi préjudiciel – Rapprochement des législations – Agriculture – Définition, description, présentation, étiquetage et protection des indications géographiques des produits vinicoles aromatisés – Règlement (UE) no 251/2014 – Article 3, paragraphe 4 – Cocktail aromatisé de produits vitivinicoles – Définition – Notions d’alcool et de denrée alimentaire sapide]

Cet arrêt clarifie la définition d'un "cocktail aromatisé de produits vitivinicoles" au sens du règlement (UE) n° 251/2014. La Cour précise que cette catégorie de produits ne peut être constituée uniquement d'alcool éthylique d'origine agricole et d'arômes, mais doit contenir une base vitivinicole identifiable. Elle interprète également les notions d'"alcool" et de "denrée alimentaire sapide" dans ce contexte réglementaire.

8 mai 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022TJ0234

Arrêt du Tribunal (première chambre) du 8 mai 2024.#Gulbakhor Ismailova contre Conseil de l'Union européenne.#Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives prises eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine – Gel des fonds – Liste des personnes, des entités et des organismes auxquels s’applique le gel des fonds et des ressources économiques – Restrictions en matière d’admission sur le territoire des États membres – Liste des personnes, des entités et des organismes faisant l’objet de restrictions en matière d’admission sur le territoire des États membres – Inscription et maintien du nom du requérant sur les listes – Notion d’“association” – Article 2, paragraphe 1, in fine, de la décision 2014/145/PESC – Article 3, paragraphe 1, in fine, du règlement (UE) no 269/2014 – Compétence du Tribunal – Obligation de motivation – Erreur d’appréciation – Droits de la défense – Droit de propriété et liberté d’entreprendre – Liberté de circulation – Proportionnalité.#Affaire T-234/22.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours de Gulbakhor Ismailova contre son inscription sur les listes de sanctions de l'UE liées à l'Ukraine. Le Tribunal confirme que le Conseil peut sanctionner des personnes "associées" à des responsables de menaces contre l'Ukraine, en interprétant cette notion de manière large. Il estime que les droits de la défense ont été respectés et que les restrictions sont proportionnées au regard des objectifs de la politique étrangère et de sécurité commune.

8 mai 2024

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Jurisprudence CJUE62022TJ0028_RES

Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 8 mai 2024 (Extraits).#Ryanair DAC contre Commission européenne.#Aides d’État – Marché allemand du transport aérien – Aide à la restructuration accordée par l’Allemagne en faveur d’une compagnie aérienne – Modification des conditions des prêts accordés par l’Allemagne et annulation partielle de dettes – Décision de ne pas soulever d’objections – Recours en annulation – Qualité pour agir – Recevabilité – Sauvegarde des droits procéduraux – Difficultés sérieuses – Article 107, paragraphe 3, sous c), TFUE – Point 67 des lignes directrices concernant les aides d’État au sauvetage et à la restructuration d’entreprises en difficulté autres que les établissements financiers – Répartition des charges.#Affaire T-28/22.

L'arrêt rejette le recours en annulation de Ryanair contre une décision de la Commission autorisant une aide allemande à la restructuration de Condor. Le Tribunal confirme que la Commission a correctement appliqué les règles relatives aux aides d'État, notamment en vérifiant la contribution de l'entreprise bénéficiaire et l'absence de distorsion excessive de la concurrence. Il estime également que Ryanair n'était pas directement concerné par la décision et ne démontrait pas de difficultés sérieuses affectant sa situation sur le marché, ce qui entraîne l'irrecevabilité de son recours.

8 mai 2024

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Jurisprudence CJUE62022TA0758

Affaire T-758/22: Arrêt du Tribunal du 8 mai 2024 – Puma/EUIPO – Fujian Daocheng Electronic Commerce (Chaussure) [« Dessin ou modèle communautaire – Procédure de nullité – Dessin ou modèle communautaire enregistré représentant une chaussure – Dessins ou modèles communautaires antérieurs – Motifs de nullité – Caractère individuel – Article 25, paragraphe 1, sous b), et article 6, paragraphe 1, du règlement (CE) no 6/2002 »]

Cet arrêt du Tribunal de l'UE traite d'une action en nullité d'un modèle communautaire représentant une chaussure, déposé par Puma. Le Tribunal examine si le modèle en cause possède un caractère individuel par rapport aux modèles antérieurs, en appliquant les critères des articles 25 et 6 du règlement sur les dessins et modèles communautaires. La décision précise l'étendue de la liberté du créateur dans le secteur des chaussures de sport et les exigences pour établir une différence d'impression visuelle globale face à l'état de la technique antérieur.

8 mai 2024

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Ordonnance CJUE62022CO0424

Ordonnance de la Cour (neuvième chambre) du 8 mai 2024.#WN contre Santander Bank Polska S.A.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Sąd Okręgowy w Krakowie.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Réponse pouvant être clairement déduite de la jurisprudence – Protection des consommateurs – Directive 93/13/CEE – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Article 6, paragraphe 1, et article 7, paragraphe 1 – Effets de la constatation du caractère abusif d’une clause – Contrat de prêt hypothécaire indexé sur une devise étrangère contenant des clauses abusives concernant la valorisation et le taux de change – Nullité de ce contrat – Effets restitutoires – Droit de rétention.#Affaire C-424/22.

La Cour de justice, par ordonnance, indique que lorsqu'un contrat de crédit immobilier en devise étrangère est annulé en raison de clauses abusives, le juge national doit assurer la restitution intégrale des prestations, sans qu'une partie puisse invoquer un droit de rétention sur les sommes versées par le consommateur. Cette solution découle directement de la jurisprudence établie, notamment par l'arrêt *BNP Paribas Personal Finance*, concernant les effets restitutoires de la nullité d'un contrat contenant des clauses abusives.

8 mai 2024

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Jurisprudence CJUE62022CJ0075

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 8 mai 2024.#Commission européenne contre République tchèque.#Manquement d’État – Directive 2005/36/CE – Reconnaissance des qualifications professionnelles – Article 3, paragraphe 1, sous g) et h) – Obligation pour les États membres de veiller à ce que les autorités compétentes de l’État membre d’accueil déterminent le statut des personnes effectuant un stage d’adaptation ou se préparant à une épreuve d’aptitude – Article 7, paragraphe 3 – Obligation pour les États membres d’assurer notamment aux vétérinaires et aux architectes la possibilité d’effectuer des prestations, dans le cadre de la libre prestation de services, sous le titre professionnel de l’État membre d’accueil – Article 45, paragraphe 2, sous c), f) et, en partie, sous e) – Obligation pour les États membres de veiller à ce que les titulaires d’un titre de formation universitaire ou d’un niveau reconnu équivalent en pharmacie remplissant les exigences de l’article 44 de cette directive soient au moins habilités à accéder aux activités visées à l’article 45, paragraphe 2, de ladite directive, sous réserve, le cas échéant, d’une expérience professionnelle complémentaire – Article 51, paragraphe 1 – Obligation pour les États membres de veiller à ce que l’autorité compétente de l’État membre d’accueil dispose d’un délai d’un mois pour accuser réception de la demande de reconnaissance des qualifications professionnelles et pour informer, le cas échéant, le demandeur de tout document manquant – Absence de transposition dans le droit national.#Affaire C-75/22.

Cet arrêt constate le manquement de la République tchèque pour ne pas avoir correctement transposé plusieurs dispositions clés de la directive 2005/36/CE sur la reconnaissance des qualifications professionnelles. Le manquement porte notamment sur l'encadrement des stages d'adaptation et épreuves d'aptitude, les conditions d'exercice temporaire pour les vétérinaires et architectes, ainsi que les droits d'accès à la profession de pharmacien et les délais de procédure. La décision précise les obligations des États membres en matière d'organisation des procédures de reconnaissance et de libre prestation de services sous le titre professionnel de l'État d'accueil.

8 mai 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CB0424

Affaire C-424/22, Santander Bank Polska: Ordonnance de la Cour (neuvième chambre) du 8 mai 2024 (demande de décision préjudicielle du Sąd Okręgowy w Krakowie - Pologne) – WN / Santander Bank Polska S.A. (Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Réponse pouvant être clairement déduite de la jurisprudence – Protection des consommateurs – Directive 93/13/CEE – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Article 6, paragraphe 1, et article 7, paragraphe 1 – Effets de la constatation du caractère abusif d’une clause – Contrat de prêt hypothécaire indexé sur une devise étrangère contenant des clauses abusives concernant la valorisation et le taux de change – Nullité de ce contrat – Effets restitutoires – Droit de rétention)

Cette ordonnance confirme que lorsqu'un contrat de crédit immobilier en devise étrangère contient des clauses abusives, le juge national doit prononcer la nullité du contrat dans son intégralité. La Cour rappelle que le consommateur doit être remis dans la situation antérieure à la conclusion du contrat, ce qui implique des restitutions réciproques, sans que la banque puisse opposer un droit de rétention sur les fonds déjà versés par l'emprunteur.

8 mai 2024

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Jurisprudence CJUE62021TJ0630_INF

Arrêt du Tribunal (huitième chambre élargie) du 8 mai 2024.#Çolakoğlu Metalurji AŞ et Çolakoğlu Dış Ticaret AŞ contre Commission européenne.#Dumping – Importations de certains produits plats laminés à chaud en fer, en aciers non alliés ou en autres aciers alliés, originaires de Turquie – Droits antidumping définitifs – Règlement d’exécution (UE) 2021/1100 – Ajustement – Article 2, paragraphe 10, sous b), i) et j), du règlement (UE) 2016/1036 – Fonctions assimilables à celles d’un agent travaillant sur la base de commissions – Entité économique unique – Droits à l’importation – Calcul de la marge de dumping – Couverture des gains et des pertes – Erreur manifeste d’appréciation – Droit d’être entendu.#Affaire T-630/21.

Le Tribunal de l'UE annule partiellement le règlement antidumping (UE) 2021/1100 imposant des droits sur les importations de tôles laminées à chaud en provenance de Turquie. Il juge que la Commission a commis une erreur en refusant d'ajuster le prix à l'exportation pour tenir compte des fonctions d'agent travaillant sur la base de commissions exercées par la société liée, et en ne reconnaissant pas l'existence d'une entité économique unique entre les sociétés requérantes. Cette décision clarifie les conditions d'application de l'article 2, paragraphe 10, sous b), i) et j), du règlement de base antidumping, notamment pour les groupes de sociétés.

8 mai 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62021TA0393

Affaire T-393/21: Arrêt du Tribunal du 8 mai 2024 – Max Heinr. Sutor/CRU [« Union économique et monétaire – Union bancaire – Mécanisme de résolution unique des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement (MRU) – Fonds de résolution unique (FRU) – Décision du CRU sur le calcul des contributions ex ante pour 2021 – Obligation de motivation – Exception d’illégalité – Limitation des effets de l’arrêt dans le temps »]

Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision du Conseil de résolution unique (CRU) fixant les contributions ex ante au Fonds de résolution unique pour 2021, en raison d'une insuffisance de motivation. L'arrêt précise que le CRU doit exposer de manière claire et détaillée la méthode de calcul appliquée, notamment pour les établissements de crédit de taille modeste. Cette décision, dont les effets sont limités dans le temps pour préserver la sécurité juridique, pourrait contraindre le CRU à revoir sa méthodologie pour les années à venir.

8 mai 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62013TJ0700

Arrêt du Tribunal (huitième chambre élargie) du 8 mai 2024.#Caixabank, SA e.a. contre Commission européenne.#Aides d’État – Aide accordée par les autorités espagnoles en faveur de certains groupements d’intérêt économique (GIE) et de leurs investisseurs – Régime fiscal applicable à certains accords de location‑financement pour l’acquisition de navires (régime espagnol de leasing fiscal) – Décision déclarant l’aide pour partie incompatible avec le marché intérieur et ordonnant partiellement sa récupération – Disparition partielle de l’objet du litige – Non-lieu à statuer partiel – Article 107, paragraphe 1, TFUE – Aide nouvelle – Récupération – Clauses contractuelles protégeant les bénéficiaires contre la récupération d’une aide d’État illégale et incompatible avec le marché intérieur – Répartition des compétences entre la Commission et les autorités nationales – Obligation de motivation.#Affaires jointes T-700/13 à T-705/13, T-2/14, T-6/14, T-10/14, T-16/14, T-18/14 et T-24/14 et les affaires jointes T-465/14, T-467/14, T-469/14, T-471/14 à T-474/14, T-476/14 à T-478/14, T-482/14, T-483/14 et T-491/14.

Le Tribunal de l'UE confirme la qualification d'aide d'État incompatible du régime fiscal espagnol de leasing naval (tax lease), mais annule partiellement la décision de la Commission en raison d'une motivation insuffisante sur la récupération individuelle. Il précise que les clauses contractuelles protégeant les investisseurs contre la récupération ne peuvent pas être opposées à la Commission, cette dernière n'ayant pas à les examiner dans sa décision. L'arrêt clarifie la répartition des compétences entre la Commission et les autorités nationales pour la mise en œuvre de la récupération.

8 mai 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0075

Affaire C-75/22: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 8 mai 2024 – Commission européenne / République tchèque (Manquement d’État – Directive 2005/36/CE – Reconnaissance des qualifications professionnelles – Article 3, paragraphe 1, sous g) et h) – Obligation pour les États membres de veiller à ce que les autorités compétentes de l’État membre d’accueil déterminent le statut des personnes effectuant un stage d’adaptation ou se préparant à une épreuve d’aptitude – Article 7, paragraphe 3 – Obligation pour les États membres d’assurer notamment aux vétérinaires et aux architectes la possibilité d’effectuer des prestations, dans le cadre de la libre prestation de services, sous le titre professionnel de l’État membre d’accueil – Article 45, paragraphe 2, sous c), f) et, en partie, sous e) – Obligation pour les États membres de veiller à ce que les titulaires d’un titre de formation universitaire ou d’un niveau reconnu équivalent en pharmacie remplissant les exigences de l’article 44 de cette directive soient au moins habilités à accéder aux activités visées à l’article 45, paragraphe 2, de ladite directive, sous réserve, le cas échéant, d’une expérience professionnelle complémentaire – Article 51, paragraphe 1 – Obligation pour les États membres de veiller à ce que l’autorité compétente de l’État membre d’accueil dispose d’un délai d’un mois pour accuser réception de la demande de reconnaissance des qualifications professionnelles et pour informer, le cas échéant, le demandeur de tout document manquant – Absence de transposition dans le droit national)

La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la République tchèque pour manquement à ses obligations découlant de la directive 2005/36/CE relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles. Les manquements concernent notamment l'absence de transposition des règles sur le statut des personnes effectuant un stage d'adaptation ou une épreuve d'aptitude, l'obligation de permettre aux vétérinaires et architectes de prester sous le titre professionnel de l'État d'accueil, et les conditions d'accès aux activités pharmaceutiques. En outre, la Tchéquie n'a pas respecté le délai d'un mois pour accuser réception des demandes de reconnaissance et informer les demandeurs des documents manquants.

8 mai 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62021TJ0630

Arrêt du Tribunal (huitième chambre élargie) du 8 mai 2024.#Çolakoğlu Metalurji AŞ et Çolakoğlu Dış Ticaret AŞ contre Commission européenne.#Dumping – Importations de certains produits plats laminés à chaud en fer, en aciers non alliés ou en autres aciers alliés, originaires de Turquie – Droits antidumping définitifs – Règlement d’exécution (UE) 2021/1100 – Ajustement – Article 2, paragraphe 10, sous b), i) et j), du règlement (UE) 2016/1036 – Fonctions assimilables à celles d’un agent travaillant sur la base de commissions – Entité économique unique – Droits à l’importation – Calcul de la marge de dumping – Couverture des gains et des pertes – Erreur manifeste d’appréciation – Droit d’être entendu.#Affaire T-630/21.

Le Tribunal de l'Union européenne a annulé le règlement d'exécution (UE) 2021/1100 imposant des droits antidumping définitifs sur les importations de produits plats laminés à chaud originaires de Turquie, dans la mesure où il concerne les sociétés Çolakoğlu Metalurji et Çolakoğlu Dış Ticaret. La Commission a commis une erreur en refusant d'ajuster le prix à l'exportation en application de l'article 2, paragraphe 10, sous b), i) et j), du règlement de base, en considérant à tort que les deux sociétés formaient une entité économique unique et en ne reconnaissant pas que la société de négoce exerçait des fonctions assimilables à celles d'un agent travaillant sur la base de commissions.

8 mai 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62021TJ0629_INF

Arrêt du Tribunal (huitième chambre élargie) du 8 mai 2024.#Ereğli Demir ve Çelik Fabrikaları TAŞ e.a. contre Commission européenne.#Dumping – Importations de certains produits plats laminés à chaud en fer, en aciers non alliés ou en autres aciers alliés, originaires de Turquie – Droits antidumping définitifs – Règlement d’exécution (UE) 2021/1100 – Ajustement – Article 2, paragraphe 10, sous j), du règlement (UE) 2016/1036 – Conversion des monnaies – Couverture des gains et des pertes – Article 2, paragraphes 5 et 6, du règlement 2016/1036 – Calcul des frais – Gains et pertes de change – Erreur manifeste d’appréciation – Droit d’être entendu ».#Affaire T-629/21.

Le Tribunal de l'UE annule partiellement le règlement antidumping (UE) 2021/1100 imposant des droits sur les importations d'acier laminé à chaud originaire de Turquie. Il censure la Commission pour avoir refusé d'ajuster le prix à l'exportation afin de tenir compte des pertes de change subies par les exportateurs turcs, en violation de l'article 2, paragraphe 10, sous j), du règlement de base. Cette décision rappelle l'obligation pour la Commission de prendre en compte les différences de change affectant la comparabilité des prix lors du calcul de la marge de dumping.

8 mai 2024

Détail →