Droit européen — EUR-Lex
19 736textes du droit de l'Union européenne — 2024.
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165 155Par année
Décision du Comité mixte de l’EEE No 133/2021
25 janvier 2024
Décision du Comité mixte de l’EEE No 154/2021
25 janvier 2024
Arrêté du 9 janvier 2024 relatif à la modulation des péages applicables aux véhicules de transport de marchandises par route et aux véhicules de transport de personnes en fonction de leurs émissions de dioxyde de carbone et à la majoration de ces péages en raison de la pollution atmosphérique due au trafic
Cet arrêté transpose en droit français la directive européenne 2022/362 sur la tarification routière. Il instaure un système de modulation des péages pour les poids lourds et les autocars en fonction de leurs émissions de CO₂, et prévoit une majoration supplémentaire liée à la pollution atmosphérique. Ce texte précise les modalités techniques de calcul et d'application de ces redevances sur le réseau national concédé.
25 janvier 2024
Taux de change de l'euro — 24 janvier 2024
25 janvier 2024
Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 25 janvier 2024.#Audi AG contre GQ.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Sąd Okręgowy w Warszawie.#Renvoi préjudiciel – Marque de l’Union européenne – Règlement (UE) 2017/1001 – Article 9, paragraphe 2 et paragraphe 3, sous a) à c) – Droit conféré par la marque de l’Union européenne – Notion d’“usage dans la vie des affaires d’un signe” – Article 14, paragraphe 1, sous c) – Limitations des effets de la marque de l’Union européenne – Droit pour le titulaire d’une marque de l’Union européenne de s’opposer à l’usage par un tiers d’un signe identique ou similaire à la marque pour des pièces détachées automobiles – Élément d’une calandre conçu pour la fixation d’un emblème représentant la marque d’un constructeur de véhicules automobiles.#Affaire C-334/22.
Cet arrêt clarifie les conditions dans lesquelles un fabricant de pièces détachées automobiles peut utiliser un signe identique ou similaire à une marque de l'Union européenne sur un élément destiné à recevoir l'emblème d'un constructeur. La Cour juge qu'un tel usage peut constituer une utilisation dans la vie des affaires, mais peut également bénéficier de l'exception prévue pour les pièces nécessaires à la restauration de l'apparence d'origine d'un véhicule. L'interprétation vise à concilier la protection des marques avec la liberté de concurrence sur le marché des pièces de rechange.
25 janvier 2024
Affaire C-54/23, Laudamotion et Ryanair: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 25 janvier 2024 (demande de décision préjudicielle du Bundesgerichtshof — Allemagne) — WY / Laudamotion GmbH, Ryanair DAC (Renvoi préjudiciel – Transports aériens – Règlement (CE) n° 261/2004 – Article 5, paragraphe 1 – Article 7, paragraphe 1 – Indemnisation des passagers aériens en cas de retard important d’un vol – Perte de temps – Vol de remplacement réservé par le passager lui même – Passager arrivé à la destination finale avec moins de trois heures de retard par rapport à l’heure d’arrivée initialement prévue – Absence d’indemnisation)
Cet arrêt précise que les passagers aériens n'ont pas droit à une indemnisation financière fixe au titre du règlement 261/2004 lorsqu'un retard important est compensé par un vol de remplacement qu'ils ont réservé eux-mêmes, pourvu qu'ils atteignent leur destination finale avec moins de trois heures de retard par rapport à l'horaire initial. La Cour interprète ainsi strictement les conditions d'indemnisation pour perte de temps, en liant le droit à l'indemnité au dépassement du seuil de trois heures de retard à l'arrivée, indépendamment de la cause du rattrapage du retard.
25 janvier 2024
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 25 janvier 2024.#Obshtina Pomorie contre « ANHIALO AVTO » OOD.#Renvoi préjudiciel – Transports – Règlement (CE) no 1370/2007 – Services publics de transport de voyageurs par chemin de fer et par route – Contrats de service public – Obligations de service public – Compensation de service public – Article 4, paragraphe 1, sous b) – Contenu obligatoire des contrats de service public – Paramètres de calcul de la compensation de service public – Détermination des paramètres préalable, objective et transparente – Absence de procédure de mise en concurrence – Application des règles de calcul de la compensation contenues dans l’annexe du règlement (CE) no 1370/2007 – Conditions prévues par la réglementation nationale pour le versement de la compensation – Détermination du montant de la compensation dans la loi sur le budget de l’État pour l’année concernée et versement de ce montant à l’autorité nationale compétente – Fixation des paramètres de calcul de la compensation par renvoi à des règles générales.#Affaire C-390/22.
Cet arrêt précise les conditions de calcul et de versement des compensations pour obligations de service public dans le secteur des transports, au titre du règlement (CE) n° 1370/2007. La Cour rappelle que les paramètres de calcul doivent être déterminés de manière préalable, objective et transparente, y compris lorsque la compensation est fixée par la loi budgétaire nationale. Elle indique également que le respect de ces exigences est nécessaire même en l'absence de procédure de mise en concurrence pour l'attribution du contrat de service public.
25 janvier 2024
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 25 janvier 2024.#WY contre Laudamotion GmbH et Ryanair DAC.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Bundesgerichtshof.#Renvoi préjudiciel – Transports aériens – Règlement (CE) no 261/2004 – Article 5, paragraphe 1 – Article 7, paragraphe 1 – Indemnisation des passagers aériens en cas de retard important d’un vol – Perte de temps – Vol de remplacement réservé par le passager lui‑même – Passager arrivé à la destination finale avec moins de trois heures de retard par rapport à l’heure d’arrivée initialement prévue – Absence d’indemnisation.#Affaire C-54/23.
Cet arrêt précise les conditions d'indemnisation pour retard important d'un vol au titre du règlement (CE) n° 261/2004. La Cour de justice interprète les articles 5 et 7 du règlement pour déterminer si un passager arrivant à destination avec moins de trois heures de retard par rapport à l'horaire initial, après avoir réservé lui-même un vol de remplacement, conserve son droit à une indemnisation financière. La décision délimite ainsi le champ d'application du droit à indemnisation en cas de perte de temps subie par le passager.
25 janvier 2024
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 25 janvier 2024.#WY contre Laudamotion GmbH et Ryanair DAC.#Renvoi préjudiciel – Transports aériens – Règlement (CE) no 261/2004 – Article 5, paragraphe 1 – Article 7, paragraphe 1 – Indemnisation des passagers aériens en cas de retard important d’un vol – Perte de temps – Vol de remplacement réservé par le passager lui‑même – Passager arrivé à la destination finale avec moins de trois heures de retard par rapport à l’heure d’arrivée initialement prévue – Absence d’indemnisation.#Affaire C-54/23.
Cet arrêt précise les conditions d'indemnisation pour retard important d'un vol au titre du règlement (CE) n° 261/2004. La Cour juge qu'un passager arrivant à destination avec moins de trois heures de retard par rapport à l'horaire initial, même après avoir réservé lui-même un vol de remplacement, n'a pas droit à l'indemnisation forfaitaire prévue à l'article 7. L'interprétation des notions de "retard important" et de "temps perdu" est ainsi clarifiée pour les transporteurs aériens et les passagers.
25 janvier 2024
Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 25 janvier 2024.#GC e.a. contre Croce Rossa Italiana e.a.#Renvoi préjudiciel – Article 267 TFUE – Portée de l’obligation de renvoi des juridictions nationales statuant en dernier ressort – Exceptions à cette obligation – Critères – Situations dans lesquelles l’interprétation correcte du droit de l’Union s’impose avec une telle évidence qu’elle ne laisse place à aucun doute raisonnable – Condition pour la juridiction nationale statuant en dernier ressort d’être convaincue que la même évidence s’imposerait également aux autres juridictions de dernier ressort des États membres et à la Cour – Directive 1999/70/CE – Accord-cadre CES, UNICE et CEEP sur le travail à durée déterminée – Clauses 2 et 3 – Notion de “travailleur à durée déterminée” – Membres du corps militaire de la Croix-Rouge italienne – Clause 5 – Mesures visant à prévenir et, le cas échéant, à sanctionner les abus résultant de l’utilisation de contrats ou de relations de travail à durée déterminée successifs – Transformation du statut de “travailleurs à durée déterminée” en statut de “travailleurs à durée ‑indéterminée” – Clause 4 – Principe de non-discrimination.#Affaire C-389/22.
Cet arrêt précise les conditions strictes dans lesquelles une juridiction nationale statuant en dernier ressort peut s'affranchir de son obligation de renvoi préjudiciel à la Cour de justice. Il rappelle que l'exception de l'acte clair ne peut être invoquée que si l'interprétation du droit de l'Union s'impose avec une évidence absolue, non seulement pour la juridiction nationale elle-même, mais aussi pour toutes les juridictions suprêmes des autres États membres et pour la Cour de justice. Dans le cas d'espèce, la Cour applique ces principes aux clauses de la directive sur le travail à durée déterminée concernant la définition des travailleurs et la prévention des abus par des contrats successifs, dans le contexte spécifique des membres du corps militaire de la Croix-Rouge italienne.
25 janvier 2024
Ordonnance du président du Tribunal du 25 janvier 2024.#Goodwill M + G contre Commission européenne.#Référé – REACH – Interdiction de fabrication, de mise sur le marché et d’utilisation de microparticules de polymère synthétique – Demande de sursis à exécution – Défaut d’urgence – Mise en balance des intérêts.#Affaire T-1125/23 R.
Cette ordonnance rejette la demande de sursis à exécution de l'interdiction REACH concernant les microparticules de polymère synthétique. Le président du Tribunal a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'urgence nécessaire pour justifier une mesure provisoire. La décision procède également à une mise en balance des intérêts en présence, au détriment de l'entreprise requérante.
25 janvier 2024
Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 25 janvier 2024.#Global NRG Kereskedelmi és Tanácsadó Zrt. contre Magyar Energetikai és Közmű-szabályozási Hivatal.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Fővárosi Törvényszék.#Renvoi préjudiciel – Marché intérieur du gaz naturel – Directive 2009/73/CE – Article 41, paragraphe 17 – Réseau de transport du gaz naturel – Autorité nationale de régulation – Fixation des redevances d’utilisation du réseau et de raccordement au réseau – Fixation de la rémunération des services fournis par le gestionnaire du réseau – Notion de “partie lésée par une décision d’une autorité de régulation” – Recours contre cette décision – Droit à un recours effectif – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.#Affaire C-277/22.
L'arrêt clarifie la notion de "partie lésée" au sens de l'article 41 de la directive 2009/73/CE, en l'interprétant à la lumière du droit à un recours effectif garanti par l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux. La Cour estime qu'un utilisateur du réseau de transport de gaz peut être considéré comme une partie lésée et former un recours contre une décision de l'autorité nationale de régulation fixant les redevances d'utilisation du réseau, dès lors que cette décision est susceptible d'affecter sa situation juridique. Cette interprétation large vise à assurer une protection juridictionnelle effective aux acteurs du marché concernés par les décisions de régulation.
25 janvier 2024
Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 25 janvier 2024.#Global NRG Kereskedelmi és Tanácsadó Zrt. contre Magyar Energetikai és Közmű-szabályozási Hivatal.#Renvoi préjudiciel – Marché intérieur du gaz naturel – Directive 2009/73/CE – Article 41, paragraphe 17 – Réseau de transport du gaz naturel – Autorité nationale de régulation – Fixation des redevances d’utilisation du réseau et de raccordement au réseau – Fixation de la rémunération des services fournis par le gestionnaire du réseau – Notion de “partie lésée par une décision d’une autorité de régulation” – Recours contre cette décision – Droit à un recours effectif – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.#Affaire C-277/22.
Cet arrêt précise la notion de "partie lésée" au sens de l'article 41 de la directive gaz, en l'étendant aux entreprises dont la situation économique est affectée par une décision de régulation fixant des tarifs d'accès aux réseaux. La Cour confirme que le droit à un recours effectif garanti par l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux s'applique à ces entreprises, même sans lien contractuel direct avec le gestionnaire de réseau.
25 janvier 2024
Affaire C-687/21, MediaMarktSaturn: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 25 janvier 2024 (demande de décision préjudicielle de l’Amtsgericht Hagen — Allemagne) — BL / MediaMarktSaturn Hagen-Iserlohn GmbH, anciennement Saturn Electro-Handelsgesellschaft mbH Hagen [Renvoi préjudiciel – Protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel – Règlement (UE) 2016/679 – Interprétation des articles 5, 24, 32 et 82 – Appréciation de la validité de l’article 82 – Irrecevabilité de la demande en appréciation de validité – Droit à réparation du dommage causé par le traitement de telles données effectué en violation de ce règlement – Transmission de données à un tiers non autorisé en raison d’une erreur commise par des employés du responsable du traitement – Appréciation du caractère approprié des mesures de protection mises en œuvre par le responsable du traitement – Fonction compensatoire remplie par le droit à réparation – Incidence de la gravité de la violation – Nécessité d’établir l’existence d’un dommage causé par ladite violation – Notion de «dommage moral»]
L'arrêt MediaMarktSaturn (C-687/21) précise que le droit à réparation pour violation du RGPD (article 82) remplit une fonction compensatoire, et non punitive. Pour obtenir des dommages et intérêts, la personne concernée doit démontrer l'existence d'un préjudice matériel ou moral effectif, causé par la violation, la simple violation ne suffisant pas. La Cour encadre également l'appréciation du caractère approprié des mesures de sécurité (articles 24 et 32) mises en œuvre par le responsable du traitement en cas d'erreur de ses employés.
25 janvier 2024
Affaire C-389/22, Croce Rossa Italiana e.a.: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 25 janvier 2024 (demande de décision préjudicielle du Consiglio di Stato — Italie) — GC, e.a. / Croce Rossa Italiana, Ministero della Difesa, Ministero della Salute, Ministero dell'Economia e delle Finanze, Presidenza del Consiglio dei ministri (Renvoi préjudiciel – Article 267 TFUE – Portée de l’obligation de renvoi des juridictions nationales statuant en dernier ressort – Exceptions à cette obligation – Critères – Situations dans lesquelles l’interprétation correcte du droit de l’Union s’impose avec une telle évidence qu’elle ne laisse place à aucun doute raisonnable – Condition pour la juridiction nationale statuant en dernier ressort d’être convaincue que la même évidence s’imposerait également aux autres juridictions de dernier ressort des États membres et à la Cour – Directive 1999/70/CE – Accord-cadre CES, UNICE et CEEP sur le travail à durée déterminée – Clauses 2 et 3 – Notion de «travailleur à durée déterminée» – Membres du corps militaire de la Croix-Rouge italienne – Clause 5 – Mesures visant à prévenir et, le cas échéant, à sanctionner les abus résultant de l’utilisation de contrats ou de relations de travail à durée déterminée successifs – Transformation du statut de «travailleurs à durée déterminée» en statut de «travailleurs à durée -indéterminée» – Clause 4 – Principe de non-discrimination)
L'arrêt C-389/22 précise la portée de l'obligation de renvoi préjudiciel pour les juridictions nationales statuant en dernier ressort, en rappelant que l'exception à cette obligation (acte clair) exige que le juge national soit convaincu que l'interprétation correcte du droit de l'Union s'impose avec une évidence telle qu'elle ne laisse place à aucun doute raisonnable, et que cette même évidence s'imposerait également aux autres juridictions suprêmes des États membres et à la Cour de justice. Sur le fond, l'arrêt interprète la directive 1999/70 et l'accord-cadre sur le travail à durée déterminée, en jugeant que les membres du corps militaire de la Croix-Rouge italienne peuvent relever de la notion de "travailleur à durée déterminée" et que le droit national doit prévoir des mesures effectives pour sanctionner les abus résultant de l'utilisation de relations de travail à durée déterminée successives.
25 janvier 2024
Affaire C-277/22, Global NRG: Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 25 janvier 2024 (demande de décision préjudicielle de la Fővárosi Törvényszék — Hongrie) — Global NRG Kereskedelmi és Tanácsadó Zrt. / Magyar Energetikai és Közmű-szabályozási Hivatal (Renvoi préjudiciel – Marché intérieur du gaz naturel – Directive 2009/73/CE – Article 41, paragraphe 17 – Réseau de transport du gaz naturel – Autorité nationale de régulation – Fixation des redevances d’utilisation du réseau et de raccordement au réseau – Fixation de la rémunération des services fournis par le gestionnaire du réseau – Notion de «partie lésée par une décision d’une autorité de régulation» – Recours contre cette décision – Droit à un recours effectif – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne)
L'arrêt Global NRG (C-277/22) précise la notion de « partie lésée » au sens de l'article 41, paragraphe 17, de la directive 2009/73/CE concernant le marché intérieur du gaz naturel. La Cour juge que tout opérateur économique directement affecté par une décision d'une autorité nationale de régulation fixant les redevances d'utilisation du réseau ou la rémunération du gestionnaire de réseau doit pouvoir exercer un recours effectif, conformément à l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux. Cette décision élargit l'accès au juge pour les acteurs du marché gazier contestant les décisions tarifaires réglementaires.
25 janvier 2024
Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 25 janvier 2024.#Caixabank SA e.a. contre WE e.a.#Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 93/13/CEE – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Frais dérivés de la formalisation du contrat de prêt hypothécaire – Restitution des sommes acquittées en vertu d’une clause déclarée abusive – Point de départ du délai de prescription de l’action en restitution.#Affaires jointes C-810/21 à C-813/21.
La Cour de justice de l'Union européenne précise que le délai de prescription de l'action en restitution des sommes versées au titre d'une clause abusive (frais de formalisation d'un prêt hypothécaire) ne peut commencer à courir qu'à compter du moment où le consommateur a eu connaissance du caractère abusif de la clause, notamment par une décision judiciaire définitive. Une réglementation nationale qui fixerait le point de départ de ce délai à la date du paiement effectué en exécution de la clause abusive est contraire au principe d'effectivité du droit de l'Union.
25 janvier 2024
Avis du ministère de l’environnement de la République tchèque (Ministerstvo životního prostředí České republiky), conformément à l'article 3, paragraphe 2, de la directive 94/22/CE du Parlement européen et du Conseil sur les conditions d'octroi et d'exercice des autorisations de prospecter, d'exploiter et d'extraire des hydrocarbures
Cet avis du ministère tchèque de l'environnement, publié au Journal officiel de l'UE, notifie officiellement les zones ouvertes à l'octroi d'autorisations de prospection, d'exploitation et d'extraction d'hydrocarbures sur le territoire tchèque. Il précise les conditions et les modalités de dépôt des demandes pour ces permis, conformément à la directive 94/22/CE. Pour un professionnel du droit français, ce texte constitue une information utile sur les opportunités et le cadre réglementaire applicable aux activités pétrolières et gazières en République tchèque.
25 janvier 2024
Affaire T-1125/23 R: Ordonnance du président du Tribunal du 25 janvier 2024 — Goodwill M + G/Commission («Référé – REACH – Interdiction de fabrication, de mise sur le marché et d’utilisation de microparticules de polymère synthétique – Demande de sursis à exécution – Défaut d’urgence – Mise en balance des intérêts»)
Cette ordonnance en référé rejette la demande de sursis à exécution de l'interdiction des microparticules de polymère synthétique prévue par le règlement REACH, en raison d'un défaut d'urgence démontré par le requérant. Le juge des référés procède à la mise en balance des intérêts en présence, privilégiant la protection de la santé et de l'environnement visée par la mesure contestée.
25 janvier 2024
Affaire C-390/22, Obshtina Pomorie: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 25 janvier 2024 (demande de décision préjudicielle de l’Okrazhen sad — Burgas — Bulgarie) — Obshtina Pomorie / «ANHIALO AVTO» OOD [Renvoi préjudiciel – Transports – Règlement (CE) n° 1370/2007 – Services publics de transport de voyageurs par chemin de fer et par route – Contrats de service public – Obligations de service public – Compensation de service public – Article 4, paragraphe 1, sous b) – Contenu obligatoire des contrats de service public – Paramètres de calcul de la compensation de service public – Détermination des paramètres préalable, objective et transparente – Absence de procédure de mise en concurrence – Application des règles de calcul de la compensation contenues dans l’annexe du règlement (CE) n° 1370/2007 – Conditions prévues par la réglementation nationale pour le versement de la compensation – Détermination du montant de la compensation dans la loi sur le budget de l’État pour l’année concernée et versement de ce montant à l’autorité nationale compétente – Fixation des paramètres de calcul de la compensation par renvoi à des règles générales]
L'arrêt C-390/22 (Obshtina Pomorie) précise les conditions de validité d'une compensation de service public dans le secteur des transports de voyageurs, en l'absence de procédure de mise en concurrence. La Cour juge que le règlement (CE) n° 1370/2007 impose que les paramètres de calcul de la compensation soient déterminés de manière préalable, objective et transparente dans le contrat de service public, et non par un simple renvoi à des règles générales ou à une loi de finances annuelle. En conséquence, une réglementation nationale qui fixe le montant de la compensation dans la loi de budget et le verse à l'autorité compétente sans que ces paramètres soient établis dans le contrat méconnaît les exigences de l'article 4, paragraphe 1, sous b), du règlement.
25 janvier 2024