Droit européen — EUR-Lex

46 746textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE.

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Ordonnance CJUE62024CO0240

Ordonnance de la Cour (neuvième chambre) du 18 décembre 2025.#Procédure engagée par N.T.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le zastępca notarialny zastępujący notariusza Justynę Gawlicę w Krapkowicach.#Renvoi préjudiciel – Article 53, paragraphe 2, du règlement de procédure de la Cour – Article 267 TFUE – Clerc de notaire – Notion de “juridiction” – Coopération judiciaire en matière civile – Mesures relatives au certificat successoral européen – Règlement (UE) no 650/2012 – Refus d’une banque de reconnaître le certificat successoral européen – Article 71 – Déclenchement d’office, par un notaire, de la procédure de retrait ou de modification du certificat successoral européen – Absence d’exercice d’une fonction juridictionnelle – Irrecevabilité.#Affaire C-240/24.

La Cour de justice de l'Union européenne déclare irrecevable la demande de décision préjudicielle introduite par un clerc de notaire polonais, au motif que ce dernier n'exerce pas une fonction juridictionnelle au sens de l'article 267 TFUE. En effet, la procédure de retrait ou de modification d'office d'un certificat successoral européen, engagée par un notaire face au refus d'une banque de le reconnaître, relève d'une activité non contentieuse et administrative, et non d'une mission de jugement. Par conséquent, le clerc de notaire ne constitue pas une "juridiction" habilitée à saisir la Cour à titre préjudiciel.

18 décembre 2025

Détail →
Ordonnance CJUE62024CO0240_SUM

Ordonnance de la Cour (neuvième chambre) du 18 décembre 2025.#Procédure engagée par N.T.#Renvoi préjudiciel – Article 53, paragraphe 2, du règlement de procédure de la Cour – Article 267 TFUE – Clerc de notaire – Notion de “juridiction” – Coopération judiciaire en matière civile – Mesures relatives au certificat successoral européen – Règlement (UE) no 650/2012 – Refus d’une banque de reconnaître le certificat successoral européen – Article 71 – Déclenchement d’office, par un notaire, de la procédure de retrait ou de modification du certificat successoral européen – Absence d’exercice d’une fonction juridictionnelle – Irrecevabilité.#Affaire C-240/24.

La Cour de justice de l’Union européenne déclare irrecevable la demande de décision préjudicielle introduite par un clerc de notaire, au motif que ce dernier n’exerce pas de fonction juridictionnelle au sens de l’article 267 TFUE lorsqu’il agit d’office pour retirer ou modifier un certificat successoral européen. L’ordonnance précise que la notion de « juridiction » au sens du droit de l’Union ne couvre pas les notaires dans le cadre de leurs activités non contentieuses, même lorsqu’ils appliquent le règlement (UE) n° 650/2012 relatif aux successions transfrontalières.

18 décembre 2025

Détail →
Ordonnance CJUE62024CO0745

Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 18 décembre 2025.#Verband Sozialer Wettbewerb eV contre GLOBUS Handelshof GmbH & Co. KG.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Landgericht Saarbrücken.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Réponse ne laissant place à aucun doute raisonnable – Agriculture et pêche – Produits biologiques – Règlement (UE) 2018/848 – Article 3, point 52 – Notion d’“étiquetage” – Notion d’“étiquette” – Article 3, point 53 – Notion de “publicité” – Article 30, paragraphe 1 – Produits portant des termes faisant référence à la production biologique – Article 32, paragraphe 1, sous a) – Obligation d’indiquer sur l’étiquette le numéro de code de l’autorité ou de l’organisme de contrôle dont dépend l’opérateur qui a mené à bien la dernière opération de production ou de préparation – Inapplicabilité à des dépliants publicitaires promouvant ces produits.#Affaire C-745/24.

Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne clarifie la portée des obligations d'étiquetage des produits biologiques prévues par le règlement (UE) 2018/848. La Cour précise que l'obligation d'indiquer le numéro de code de l'organisme de contrôle sur l'étiquette, prévue à l'article 32, paragraphe 1, sous a), ne s'applique pas aux dépliants publicitaires, car ceux-ci relèvent de la notion de "publicité" et non de celle d'"étiquetage" au sens de l'article 3, points 52 et 53. En conséquence, un professionnel peut promouvoir des produits biologiques dans des supports publicitaires sans y faire figurer ce numéro de code.

18 décembre 2025

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Jurisprudence CJUE62023CJ0417_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 18 décembre 2025.#Slagelse Almennyttige Boligselskab Afdeling Schackenborgvænge e.a. contre MV e.a.#Renvoi préjudiciel – Égalité de traitement entre les personnes sans distinction de race ou d’origine ethnique – Directive 2000/43/CE – Notions d’“origine ethnique”, de “discrimination directe” et de “discrimination indirecte” – Réglementation nationale exigeant l’adoption de plans d’aménagement destinés à réduire le pourcentage de logements publics familiaux dans certaines zones d’habitation – Identification de ces zones en fonction de la proportion d’“immigrés originaires de pays non occidentaux et de leurs descendants” – Justification – Cohésion sociale et intégration – Politique du logement – Article 7 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit au respect du domicile – Proportionnalité.#Affaire C-417/23.

La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 18 décembre 2025 (affaire C-417/23), interprète la directive 2000/43/CE relative à l'égalité de traitement sans distinction de race ou d'origine ethnique. Elle juge qu'une réglementation nationale qui identifie des zones d'habitation en fonction de la proportion d'« immigrés originaires de pays non occidentaux et de leurs descendants » pour y imposer des plans d'aménagement réduisant le nombre de logements sociaux constitue une discrimination directe fondée sur l'origine ethnique. Cette mesure ne saurait être justifiée par des objectifs de cohésion sociale ou de politique du logement, et elle porte une atteinte disproportionnée au droit au respect du domicile garanti par l'article 7 de la Charte des droits fondamentaux.

18 décembre 2025

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Jurisprudence CJUE62023CJ0433

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 18 décembre 2025.#Commission européenne contre Royaume d'Espagne.#Manquement d’État – Article 258 TFUE – Directive 91/271/CEE – Collecte et traitement des eaux urbaines résiduaires – Articles 3 à 5 et 15 – Actualisation de la charge polluante générée par les agglomérations, exprimée en équivalent habitant (EH) – Rejet.#Affaire C-433/23.

La Cour de justice de l'Union européenne condamne l'Espagne pour manquement à ses obligations en matière de collecte et de traitement des eaux urbaines résiduaires. Le Royaume d'Espagne n'a pas correctement actualisé la charge polluante générée par certaines agglomérations, ni assuré un traitement approprié des rejets conformément aux articles 3 à 5 et 15 de la directive 91/271/CEE. Cette décision rappelle aux États membres l'importance d'une mise à jour rigoureuse des données d'équivalent habitant (EH) pour garantir l'efficacité des systèmes d'assainissement.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0448_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 18 décembre 2025.#Commission européenne contre République de Pologne.#Manquement d’État – Article 2 TUE – Article 4, paragraphe 3, TUE – Article 19, paragraphe 1, second alinéa, TUE – État de droit – Protection juridictionnelle effective dans les domaines couverts par le droit de l’Union – Principes d’autonomie, de primauté, d’effectivité et d’application uniforme du droit de l’Union – Principe de l’effet contraignant de la jurisprudence de la Cour – Arrêts du Trybunał Konstytucyjny (Cour constitutionnelle, Pologne) – Arrêts de la Cour et mesures provisoires au titre de l’article 279 TFUE relatifs à l’article 19, paragraphe 1, second alinéa, TUE – Rejet par le Trybunał Konstytucyjny (Cour constitutionnelle) de ces arrêts et de ces mesures provisoires comme étant ultra vires – Identité constitutionnelle nationale – Interdiction faite par le Trybunał Konstytucyjny (Cour constitutionnelle) à tous les organes des pouvoirs publics d’appliquer l’article 2 et l’article 19, paragraphe 1, second alinéa, TUE – Article 47, deuxième alinéa, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Exigence d’un tribunal indépendant et impartial, établi préalablement par la loi – Composition irrégulière du Trybunał Konstytucyjny (Cour constitutionnelle).#Affaire C-448/23.

La Cour de justice de l'Union européenne a constaté que la Pologne a manqué à ses obligations en vertu des traités en rejetant, par sa Cour constitutionnelle, l'autorité des arrêts de la CJUE et en interdisant aux autorités nationales d'appliquer les dispositions de l'article 2 et de l'article 19, paragraphe 1, second alinéa, TUE. Ce faisant, la Pologne a violé les principes d'autonomie, de primauté, d'effectivité et d'application uniforme du droit de l'Union, ainsi que l'obligation de garantir une protection juridictionnelle effective dans les domaines couverts par le droit de l'Union. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt réaffirme la suprématie du droit de l'Union sur les identités constitutionnelles nationales et condamne toute tentative de remettre en cause l'autorité de la CJUE, ce qui a des implications directes sur le contrôle de l'indépendance judiciaire et l'application des décisions européennes par les juridictions nationales.

18 décembre 2025

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Jurisprudence CJUE62023CJ0560

Arrêt de la Cour (première chambre) du 18 décembre 2025.#H (ved DRC Dansk Flygtningehjælp) contre Udlændingestyrelsen.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Flygtningenævnet København.#Renvoi préjudiciel – Règlement (UE) no 604/2013 – Détermination de l’État membre responsable de l’examen d’une demande de protection internationale – Article 29, paragraphe 1 – Délai de transfert – Détermination du point de départ du délai de six mois – Introduction d’un recours juridictionnel assorti d’un effet suspensif – Circonstance nouvelle portée à la connaissance de l’autorité juridictionnelle saisie de ce recours – Annulation de la décision de transfert initiale et renvoi de l’affaire à l’autorité administrative compétente – Adoption d’une seconde décision de transfert faisant également l’objet d’un recours en annulation – Incidence sur la computation du délai de transfert.#Affaire C-560/23.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise le point de départ du délai de six mois pour le transfert d'un demandeur d'asile vers l'État membre responsable, prévu à l'article 29, paragraphe 1, du règlement Dublin III. La Cour juge que, lorsqu'une première décision de transfert est annulée par une juridiction nationale et que l'affaire est renvoyée à l'autorité administrative, le délai de transfert ne recommence à courir qu'à compter de la notification de la seconde décision de transfert, et non à compter de l'acceptation de la reprise en charge par l'État membre requis. Cette solution s'applique même si la seconde décision fait elle-même l'objet d'un recours suspensif, le délai étant alors suspendu jusqu'à la décision juridictionnelle définitive.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0560_RES

Arrêt de la Cour (première chambre) du 18 décembre 2025.#H (ved DRC Dansk Flygtningehjælp) contre Udlændingestyrelsen.#Renvoi préjudiciel – Règlement (UE) no 604/2013 – Détermination de l’État membre responsable de l’examen d’une demande de protection internationale – Article 29, paragraphe 1 – Délai de transfert – Détermination du point de départ du délai de six mois – Introduction d’un recours juridictionnel assorti d’un effet suspensif – Circonstance nouvelle portée à la connaissance de l’autorité juridictionnelle saisie de ce recours – Annulation de la décision de transfert initiale et renvoi de l’affaire à l’autorité administrative compétente – Adoption d’une seconde décision de transfert faisant également l’objet d’un recours en annulation – Incidence sur la computation du délai de transfert.#Affaire C-560/23.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que, lorsqu'une première décision de transfert est annulée par une juridiction nationale et que l'affaire est renvoyée à l'autorité administrative, le délai de six mois pour procéder au transfert de l'intéressé vers l'État membre responsable court à nouveau à compter de l'adoption de la seconde décision de transfert. Ce nouveau délai n'est pas affecté par le recours juridictionnel introduit contre la première décision, même si celui-ci était suspensif.

18 décembre 2025

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Jurisprudence CJUE62023CJ0633

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 18 décembre 2025.#Electrabel SA e.a. contre Commission de Régulation de l’Electricité et du Gaz (CREG).#Renvoi préjudiciel – Marché intérieur de l’électricité – Règlement (UE) 2022/1854 – Intervention d’urgence pour faire face aux prix élevés de l’énergie – Article 2, points 5 et 9 – Articles 6 à 8 – Plafond sur les recettes issues du marché obtenues par les producteurs d’électricité utilisant certaines sources d’énergie – Détermination des “recettes issues du marché” – Réglementation nationale prévoyant le recours à des présomptions soit irréfragables, soit réfragables au moyen d’autres présomptions – Principe de proportionnalité – Article 22, paragraphe 2, sous c) – Période d’application des articles 6 à 8 de ce règlement – Application d’une mesure de plafonnement des recettes pour une période antérieure à celle prévue par ledit règlement, en vertu d’une réglementation nationale adoptée postérieurement à l’entrée en vigueur du même règlement – Principes de primauté et d’effectivité du droit de l’Union – Principe de coopération loyale.#Affaire C-633/23.

La Cour de justice de l'Union européenne interprète le règlement d'urgence 2022/1854 sur les prix élevés de l'énergie, précisant que les États membres peuvent appliquer un plafonnement des recettes de marché aux producteurs d'électricité utilisant certaines sources d'énergie, mais sous réserve du respect du principe de proportionnalité. Elle juge qu'une réglementation nationale qui établit des présomptions irréfragables pour déterminer ces recettes, ou qui applique le plafonnement à une période antérieure à celle prévue par le règlement, est contraire au droit de l'Union. En conséquence, les États membres ne peuvent pas étendre la portée temporelle ou les modalités de calcul du plafond au-delà de ce que permet strictement le règlement, sous peine de violer les principes de primauté et d'effectivité.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0417

Affaire C-417/23, Slagelse Almennyttige Boligselskab, Afdeling Schackenborgvænge: Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 18 décembre 2025 (demande de décision préjudicielle de l’Østre Landsret – Nordhavn – Danemark) – Slagelse Almennyttige Boligselskab Afdeling Schackenborgvænge, XM, ZQ, FZ, DL, WS, JI, PB, VT, YB, TJ, RK / MV, EH, LI, AQ, LO, Social-, Bolig- og Ældreministeriet (Renvoi préjudiciel – Égalité de traitement entre les personnes sans distinction de race ou d’origine ethnique – Directive 2000/43/CE – Notions d’origine ethnique, de discrimination directe et de discrimination indirecte – Réglementation nationale exigeant l’adoption de plans d’aménagement destinés à réduire le pourcentage de logements publics familiaux dans certaines zones d’habitation – Identification de ces zones en fonction de la proportion d’immigrés originaires de pays non occidentaux et de leurs descendants – Justification – Cohésion sociale et intégration – Politique du logement – Article 7 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit au respect du domicile – Proportionnalité)

La Cour de justice de l'Union européenne, réunie en Grande chambre, interprète la directive 2000/43/CE relative à l'égalité de traitement sans distinction de race ou d'origine ethnique. Elle examine la compatibilité avec le droit de l'Union d'une réglementation danoise qui impose, dans certaines zones d'habitation identifiées par la proportion d'immigrés non occidentaux, des plans d'aménagement visant à réduire le nombre de logements publics familiaux. L'arrêt précise les notions de discrimination directe et indirecte, et juge qu'une telle mesure, bien que poursuivant des objectifs légitimes de cohésion sociale et de politique du logement, doit respecter le droit au domicile (article 7 de la Charte) et être proportionnée, ce qu'il appartient à la juridiction nationale de vérifier.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62025CB0293

Affaire C-293/25, Moguchev: Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 18 décembre 2025 (demande de décision préjudicielle de l’Apelativen sad – Sofia – Bulgarie) – dans la procédure relative à l’exécution du mandat d’arrêt européen émis contre RT (Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Réponse pouvant être clairement déduite de la jurisprudence – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Coopération judiciaire en matière pénale – Décision-cadre 2002/584/JAI – Mandat d’arrêt européen émis aux fins d’exécution d’une peine privative de liberté – Article 4, point 6 – Motif de non-exécution facultative du mandat d’arrêt européen – Décision-cadre 2008/909/JAI – Article 8, paragraphe 1 – Reconnaissance d’un jugement prononçant une peine privative de liberté aux fins de l’exécution de la condamnation – Article 25 – Respect des conditions et de la procédure prévues par cette décision-cadre dans le cas où un État membre s’engage à exécuter une condamnation prononcée par un jugement rendu par une juridiction de l’État d’émission du mandat d’arrêt européen – Consentement de l’État d’émission quant à la prise en charge de l’exécution d’une telle condamnation par un État membre – Application de la décision-cadre 2008/909 à la procédure de reconnaissance dans cet État membre)

Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne, rendue sur renvoi préjudiciel de l'Apelativen sad de Sofia (Bulgarie), clarifie l'articulation entre le mandat d'arrêt européen (MAE) et la décision-cadre 2008/909 relative au transfèrement des personnes condamnées. La Cour confirme que, lorsqu'un État membre refuse l'exécution d'un MAE émis aux fins d'exécution d'une peine en application de l'article 4, point 6, de la décision-cadre 2002/584 (motif facultatif de non-exécution lié à la résidence), il doit, pour assurer l'exécution de la peine sur son territoire, respecter les conditions et la procédure prévues par la décision-cadre 2008/909, y compris l'exigence du consentement de l'État d'émission. Cette décision précise donc les obligations procédurales incombant à l'État membre d'exécution lorsqu'il souhaite exécuter lui-même la peine prononcée par l'État d'émission du MAE.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62025CB0318

Affaire C-318/25, Proschik: Ordonnance du président de la Cour du 18 décembre 2025 (demande de décision préjudicielle du Landgericht Erfurt – Allemagne) – RK / Meta Platforms Ireland Limited

Le président de la Cour de justice de l'Union européenne a radié du registre l'affaire C-318/25, *Proschik*, à la suite du retrait de la demande de décision préjudicielle introduite par le Landgericht Erfurt (Allemagne). Cette ordonnance met fin à la procédure sans qu'aucune interprétation du droit de l'Union, notamment en matière de protection des données, n'ait été fournie par la Cour. Pour le professionnel du droit français, cette décision est dépourvue de portée juridique substantielle, la question préjudicielle n'ayant pas été tranchée.

18 décembre 2025

Détail →
Arrêt CJUE62025CC0280

Conclusions de l'avocat général M. M. Campos Sánchez-Bordona, présentées le 18 décembre 2025.###

L'avocat général propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement Bruxelles I bis (n° 1215/2012) concernant la compétence judiciaire en matière de contrats de consommation conclus en ligne. Il examine notamment la qualification de "consommateur" et le lieu d'exécution des obligations contractuelles pour déterminer le tribunal compétent. Ces conclusions précisent les critères de protection du consommateur dans le commerce électronique transfrontalier.

18 décembre 2025

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Jurisprudence CJUE62023CJ0679

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 18 décembre 2025.#WS e.a. contre Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex).#Pourvoi – Politique commune en matière d’asile et d’immigration – Règlement (UE) 2016/1624 – Gestion européenne intégrée des frontières extérieures de l’Union européenne – Corps européen de garde-frontières et de garde-côtes – Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) – Obligations incombant à Frontex en matière de protection des droits fondamentaux – Opération de retour conjointe coordonnée par Frontex – Responsabilité extracontractuelle de Frontex – Lien de causalité entre la violation de telles obligations et le préjudice subi.#Affaire C-679/23 P.

Cet arrêt de la Grande chambre de la CJUE précise les conditions de mise en jeu de la responsabilité extracontractuelle de Frontex en cas de violation des droits fondamentaux lors d'opérations de retour conjointes. La Cour établit qu'un lien de causalité direct doit exister entre la faute de l'Agence (manquement à ses obligations de protection) et le préjudice subi par les personnes concernées. Cette décision clarifie le régime de responsabilité de Frontex, distinct de celle des États membres, et encadre strictement les actions en indemnisation contre l'Agence.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0679_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 18 décembre 2025.#WS e.a. contre Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes.#Pourvoi – Politique commune en matière d’asile et d’immigration – Règlement (UE) 2016/1624 – Gestion européenne intégrée des frontières extérieures de l’Union européenne – Corps européen de garde-frontières et de garde-côtes – Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) – Obligations incombant à Frontex en matière de protection des droits fondamentaux – Opération de retour conjointe coordonnée par Frontex – Responsabilité extracontractuelle de Frontex – Lien de causalité entre la violation de telles obligations et le préjudice subi.#Affaire C-679/23 P.

La Cour de justice, statuant en grande chambre, précise les conditions de la responsabilité extracontractuelle de l’Agence Frontex pour violation des droits fondamentaux lors d’opérations de retour conjointes. Elle juge qu’un lien de causalité direct doit exister entre le manquement de l’Agence à ses obligations de contrôle et le préjudice subi par les personnes concernées, renforçant ainsi le standard de protection applicable aux actions de Frontex.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0731

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 18 décembre 2025.#Nicoventures Trading Limited e.a. contre Commission européenne.#Pourvoi – Santé publique – Produits du tabac chauffés – Retrait de certaines exemptions – Directive déléguée (UE) 2022/2100 – Recours en annulation – Qualité pour agir – Article 263, quatrième alinéa, TFUE – Condition selon laquelle le requérant doit être individuellement concerné par l’acte attaqué – Cercle restreint d’opérateurs économiques – Obligations de déclaration et de notification – Autorisation de commercialisation.#Affaire C-731/23 P.

La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi de Nicoventures Trading Limited et autres contre la directive déléguée 2022/2100, qui supprime certaines exemptions pour les produits du tabac chauffés. Elle confirme que les requérants, bien que faisant partie d'un cercle restreint d'opérateurs, ne sont pas individuellement concernés par l'acte attaqué au sens de l'article 263, quatrième alinéa, TFUE, car la directive s'applique de manière générale et abstraite à toute entreprise remplissant les conditions objectives. En conséquence, leur recours en annulation est irrecevable, faute de qualité pour agir.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0769_RES

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 18 décembre 2025.#Mara soc. coop. arl contre Ministero della Difesa et Gruppo Samir Global Service Srl.#Renvoi préjudiciel – Passation de marchés publics – Marchés mixtes comportant des aspects ayant trait à la défense – Services directement liés à des équipements militaires – Directive 2009/81/CE – Directive 2014/24/UE – Détermination de la directive applicable – Critères d’attribution du marché – Article 67, paragraphe 2, troisième alinéa, de la directive 2014/24/UE – Interdiction d’utiliser le prix comme seul critère d’attribution – Proportionnalité – Marchés publics de services à forte intensité de main-d’œuvre.#Affaire C-769/23.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que, pour les marchés publics mixtes combinant des aspects de défense et des aspects civils, la directive applicable (2009/81/CE ou 2014/24/UE) se détermine en fonction de l'objet principal du marché. Elle rappelle également que, pour les marchés soumis à la directive 2014/24, l'interdiction d'utiliser le prix comme seul critère d'attribution s'applique de manière impérative, y compris pour les services à forte intensité de main-d'œuvre, et que cette règle est proportionnée.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62025CN0848

Affaire C-848/25: Recours introduit le 18 décembre 2025 – Commission européenne/Royaume de Suède

La Commission européenne a intenté un recours contre le Royaume de Suède pour manquement aux obligations du droit de l'Union. La Suède est accusée de ne pas avoir correctement transposé ou appliqué certaines dispositions du droit dérivé de l'UE, bien que le domaine précis du droit en cause ne soit pas spécifié dans le titre. Cette affaire illustre le mécanisme de contrôle de la Commission pour garantir l'application uniforme du droit européen par les États membres.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62025CN0853

Affaire C-853/25, Najvyšší súd: Demande de décision préjudicielle présentée par l’Ústavný súd Slovenskej republiky le 18 décembre 2025 – RL/Najvyšší súd Slovenskej republiky (Slovaquie)

La Cour de justice de l'Union européenne est saisie d'une question préjudicielle par la Cour constitutionnelle slovaque, portant sur l'interprétation du droit de l'Union dans le cadre d'un litige opposant RL au Najvyšší súd (Cour suprême) slovaque. Cette affaire, pendante sous le numéro C-853/25, interroge la compatibilité de certaines règles procédurales nationales avec les principes d'effectivité et de protection juridictionnelle effective garantis par le droit de l'UE. Pour un professionnel du droit français, l'enjeu est de déterminer si et dans quelle mesure les juridictions nationales, y compris les cours suprêmes, peuvent être contraintes par le droit de l'Union à écarter des règles de procédure interne pour assurer le respect des droits conférés par les traités.

18 décembre 2025

Détail →
Ordonnance CJUE62025CO0293

Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 18 décembre 2025.#RT.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l'Apelativen sad - Sofia.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Réponse pouvant être clairement déduite de la jurisprudence – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Coopération judiciaire en matière pénale – Décision-cadre 2002/584/JAI – Mandat d’arrêt européen émis aux fins d’exécution d’une peine privative de liberté – Article 4, point 6 – Motif de non-exécution facultative du mandat d’arrêt européen – Décision-cadre 2008/909/JAI – Article 8, paragraphe 1 – Reconnaissance d’un jugement prononçant une peine privative de liberté aux fins de l’exécution de la condamnation – Article 25 – Respect des conditions et de la procédure prévues par cette décision-cadre dans le cas où un État membre s’engage à exécuter une condamnation prononcée par un jugement rendu par une juridiction de l’État d’émission du mandat d’arrêt européen – Consentement de l’État d’émission quant à la prise en charge de l’exécution d’une telle condamnation par un État membre – Application de la décision-cadre 2008/909 à la procédure de reconnaissance dans cet État membre.#Affaire C-293/25.

Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions dans lesquelles un État membre peut refuser d'exécuter un mandat d'arrêt européen (MAE) émis aux fins d'exécution d'une peine, lorsque cet État s'engage à exécuter lui-même la condamnation. La Cour rappelle que, dans ce cas, l'application de la décision-cadre 2008/909/JAI relative au transfèrement des personnes condamnées est subordonnée au consentement de l'État d'émission du MAE. En substance, l'ordonnance clarifie l'articulation entre le motif de non-exécution facultative du MAE prévu à l'article 4, point 6, de la décision-cadre 2002/584/JAI et les règles de la décision-cadre 2008/909/JAI.

18 décembre 2025

Détail →