Droit européen — EUR-Lex
46 746textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE.
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165 047Par année
Arrêt de la Cour (première chambre) du 11 décembre 2025.#A contre GKV-Spitzenverband.#Renvoi préjudiciel – Accord entre la Communauté européenne et ses États membres, d’une part, et la Confédération suisse, d’autre part, sur la libre circulation des personnes – Travailleurs migrants – Sécurité sociale – Législation applicable – Règlement (CE) no 883/2004 – Article 11 – Article 13, paragraphe 1 – Règlement (CE) no 987/2009 – Article 14, paragraphe 8 – Travailleur exerçant une activité salariée sur le territoire de deux ou de plusieurs États, dont un État membre, la Confédération suisse et des pays tiers – Notion de “partie substantielle de l’activité” – Prise en.#Affaire C-743/23.
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans le cadre d'un renvoi préjudiciel, les critères d'appréciation de la notion de "partie substantielle de l'activité" pour déterminer la législation de sécurité sociale applicable à un travailleur exerçant une activité salariée dans plusieurs États, dont un État membre, la Suisse et des pays tiers. L'arrêt interprète les articles 11 et 13 du règlement (CE) n° 883/2004 ainsi que l'article 14, paragraphe 8, du règlement (CE) n° 987/2009, en précisant les éléments à prendre en compte pour cette évaluation. Cette décision clarifie les règles de rattachement pour les travailleurs mobiles exerçant dans des États liés par l'Accord sur la libre circulation des personnes avec la Suisse.
11 décembre 2025
Arrêt de la Cour (septième chambre) du 11 décembre 2025.#GC contre Regione Marche.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunale ordinario di Ancona.#Renvoi préjudiciel – Agriculture – Politique agricole commune – Règlement (UE) no 1308/2013 – Programme d’aide dans le secteur vitivinicole – Financement – Article 50 – Participation de l’Union européenne – Calcul du taux d’aide maximal – Inclusion d’un crédit d’impôt prévu par la réglementation nationale.#Affaire C-497/24.
La Cour de justice de l'Union européenne précise que, pour calculer le taux d'aide maximal de l'Union dans le cadre d'un programme d'aide vitivinicole, un crédit d'impôt national accordé au bénéficiaire doit être inclus dans le montant total du financement public. Cette inclusion peut réduire la part de l'aide européenne, car le taux d'aide maximal s'applique à l'ensemble des financements publics, y compris ceux d'origine nationale.
11 décembre 2025
Arrêt de la Cour (première chambre) du 11 décembre 2025.#Locatrans Sarl contre ES.#Renvoi préjudiciel – Convention de Rome sur la loi applicable aux obligations contractuelles – Article 6 – Contrat de travail – Choix des parties – Dispositions impératives de la loi qui serait applicable à défaut de choix – Détermination de cette loi – Lieu de travail habituel – Changement du lieu de travail habituel au cours de la relation de travail – Liens plus étroits du contrat de travail avec un autre pays – Critères d’appréciation – Prise en compte du dernier lieu de travail habituel.#Affaire C-485/24.
La Cour de justice de l'Union européenne précise l'interprétation de l'article 6 de la Convention de Rome concernant la loi applicable au contrat de travail en l'absence de choix des parties. Elle juge que, lorsqu'un travailleur change de lieu de travail habituel en cours de relation contractuelle, le juge national doit prendre en compte le dernier lieu de travail habituel pour déterminer la loi applicable, sauf s'il existe des liens plus étroits avec un autre pays. Cette décision clarifie les critères d'appréciation des "liens plus étroits" et confirme la primauté du dernier lieu de travail habituel comme facteur de rattachement principal.
11 décembre 2025
Affaire C-789/23, Tatrauskė: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 11 décembre 2025 (demande de décision préjudicielle du Lietuvos vyriausiasis administracinis teismas – Lituanie) – I. J. / Registrų centras VĮ (Renvoi préjudiciel – Citoyenneté de l’Union – Article 21, paragraphe 1, TFUE – Droit de libre circulation et de libre séjour sur le territoire des États membres – Conditions d’inscription au registre national d’un contrat de mariage conclu dans un État membre autre que celui de l’inscription – Mention du numéro d’identification personnel de l’un au moins des deux époux – Restriction – Justification – Exactitude et authenticité des données figurant au registre national – Proportionnalité)
Dans l'arrêt C-789/23, *Tatrauskė*, la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'obligation, pour l'inscription au registre national d'un contrat de mariage conclu dans un autre État membre, de mentionner le numéro d'identification personnel d'au moins un des époux constitue une restriction à la libre circulation des citoyens de l'Union (article 21 TFUE). Cette restriction peut être justifiée par l'objectif d'assurer l'exactitude et l'authenticité des données du registre, à condition qu'elle soit proportionnée et qu'il n'existe pas de moyens moins contraignants pour atteindre cet objectif. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle que les formalités d'enregistrement des actes d'état civil ou matrimoniaux en provenance d'un autre État membre ne doivent pas imposer des conditions excessives ou discriminatoires qui entraveraient la libre circulation des personnes.
11 décembre 2025
Conclusions de l'avocat général M. J. Richard de la Tour, présentées le 11 décembre 2025.###
L'avocat général propose à la Cour de juger que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui soumet l'octroi d'une prestation familiale à une condition de résidence continue et ininterrompue sur le territoire, sans tenir compte des périodes de travail accomplies dans d'autres États membres. Cette affaire clarifie les limites des conditions de résidence imposées par un État membre pour l'accès aux prestations sociales, en les confrontant au principe de libre circulation des travailleurs. La solution retenue pourrait avoir un impact direct sur les droits des travailleurs frontaliers et saisonniers en France.
11 décembre 2025
Conclusions de l'avocat général M. J. Richard de la Tour, présentées le 11 décembre 2025.###
L'avocat général Richard de la Tour propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter une disposition du droit dérivé de l'UE relative à la protection des consommateurs, en l'espèce en matière de clauses abusives dans les contrats de crédit immobilier. Ses conclusions portent sur les conditions dans lesquelles un consommateur peut se prévaloir de la nullité d'une clause et sur les effets de cette nullité, notamment quant à la restitution des sommes perçues par le professionnel. Cette affaire clarifie les obligations des juges nationaux dans l'application du droit européen pour assurer un niveau élevé de protection des consommateurs.
11 décembre 2025
Conclusions de l'avocat général M. M. Campos Sánchez-Bordona, présentées le 11 décembre 2025.###
L'avocat général propose à la Cour de juger que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui impose une condition de résidence préalable pour l'octroi d'une prestation familiale, lorsque cette condition conduit à exclure des travailleurs frontaliers. La portée de cette affaire est de préciser les limites des restrictions que les États membres peuvent apporter à la libre circulation des travailleurs en matière de sécurité sociale.
11 décembre 2025
Conclusions de l'avocat général M. M. Campos Sánchez-Bordona, présentées le 11 décembre 2025.###
L'avocat général propose à la Cour de juger que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui impose un délai de forclusion absolu pour contester un acte administratif individuel, lorsque ce délai empêche de manière disproportionnée l'exercice effectif d'un droit conféré par le droit de l'Union. Cette affaire précise les limites du principe d'autonomie procédurale des États membres face aux exigences d'effectivité et d'équivalence. Pour un professionnel du droit français, elle pourrait avoir un impact sur la contestation des actes administratifs transposant des directives, notamment en matière de délais de recours.
11 décembre 2025
Conclusions de l'avocate générale Mme T. Ćapeta, présentées le 11 décembre 2025.###
L'avocate générale propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement Dublin III (UE n° 604/2013) en matière de transfert d'un demandeur d'asile vers l'État membre responsable. Elle examine les conditions dans lesquelles un État membre peut refuser un transfert en raison de défaillances systémiques dans l'État de destination, précisant la portée de l'obligation de protection des droits fondamentaux. Cette affaire clarifie les limites du pouvoir d'appréciation des États membres face aux garanties procédurales du demandeur d'asile.
11 décembre 2025
Conclusions de l'avocat général M. A. Biondi, présentées le 11 décembre 2025.###
L'avocat général Biondi propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le droit dérivé de l'UE en matière de protection des consommateurs, en précisant les obligations d'information précontractuelle incombant aux professionnels dans le cadre de contrats à distance. Il examine notamment la portée du droit de rétractation et les conséquences juridiques d'un défaut d'information sur son exercice. Ces conclusions visent à clarifier l'équilibre entre la protection du consommateur et la sécurité juridique des transactions commerciales transfrontalières.
11 décembre 2025
Affaire C-665/24, Staatssecretaris Jeugd, Preventie en Sport (Cigarettes électroniques): Arrêt de la Cour (septième chambre) du 11 décembre 2025 (demande de décision préjudicielle du College van Beroep voor het bedrijfsleven – Pays-Bas) – Staatssecretaris Jeugd, Preventie en Sport / Diamond Flavours BV, UEG Holland BV (Renvoi préjudiciel – Directive 2014/40/UE – Article 2, point 40 – Notion de mise sur le marché – Article 23, paragraphes 2 et 3 – Contrôle de la mise en œuvre de la directive 2014/40 – Objectif de garantie d’un niveau élevé de protection de la santé – Rapprochement des législations – Fabrication, présentation et vente des produits du tabac – Fourniture des flacons de recharge pour des cigarettes électroniques, comportant une indication incorrecte de la teneur en nicotine sur leur emballage, par le distributeur de produits du tabac et de produits connexes à un détaillant – Amende infligée au distributeur – Principe nulla poena sine culpa – Proportionnalité de l’amende)
La Cour de justice de l'Union européenne interprète la notion de "mise sur le marché" au sens de la directive 2014/40/UE, précisant qu'elle inclut la fourniture par un distributeur à un détaillant de flacons de recharge pour cigarettes électroniques, même si l'emballage comporte une indication incorrecte de la teneur en nicotine. Elle examine également la compatibilité d'une amende infligée au distributeur pour ce manquement avec le principe *nulla poena sine culpa* et le principe de proportionnalité, en tenant compte de l'objectif de protection de la santé publique.
11 décembre 2025
Affaire C-821/25, Save Leitrim Environmental and Biodiversity: Demande de décision préjudicielle présentée par la High Court (Irlande) le 11 décembre 2025 – Save Leitrim Environmental and Biodiversity Company Limited by Guarantee/Commissioner for Environmental Information
Cette affaire préjudicielle concerne l'interprétation du droit d'accès à l'information environnementale. La Cour de justice est interrogée sur l'étendue des obligations des autorités publiques en matière de communication de données environnementales détenues par des entités privées, dans le cadre de la mise en œuvre de la convention d'Aarhus et de la directive correspondante.
11 décembre 2025
Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 11 décembre 2025.#« Vaniz » EOOD contre Direktor na Direktsia « Obzhalvane i danachno-osiguritelna praktika » – Veliko Tarnovo.#Renvoi préjudiciel – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 205 – Responsabilité solidaire – Insolvabilité du débiteur principal – Maintien de l’obligation de payer la TVA – Responsabilité solidaire d’un tiers après la radiation du débiteur principal du registre du commerce – Principe de sécurité juridique – Principe de proportionnalité.#Affaire C-121/24.
Cet arrêt de la Cour de justice précise les conditions dans lesquelles la responsabilité solidaire d'un tiers pour le paiement de la TVA, prévue à l'article 205 de la directive 2006/112/CE, peut être maintenue après la radiation du débiteur principal du registre du commerce. La Cour rappelle que cette responsabilité, qui constitue une dérogation au principe selon lequel la TVA est due par l'assujetti, doit être interprétée strictement et appliquée dans le respect des principes de sécurité juridique et de proportionnalité. Elle juge notamment que le maintien de cette obligation pour un tiers est possible si la législation nationale prévoit des garanties procédurales suffisantes permettant à ce tiers de connaître l'étendue de sa dette et de contester son obligation de payer.
11 décembre 2025
Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 11 décembre 2025.#Commission européenne contre Royaume de Belgique.#Manquement d’État – Libre circulation des travailleurs – Article 45 TFUE – Article 28 de l’accord sur l’Espace économique européen – Arrêt de la Cour constatant un manquement – Article 260, paragraphe 2, TFUE – Exécution incomplète de l’arrêt du 10 mars 2022, Commission/Belgique (Déductions des rentes alimentaires) (C-60/21) – Impôt sur le revenu – Déduction des rentes alimentaires – Irrecevabilité – Absence d’identité entre les griefs soulevés et ceux formulés dans l’affaire ayant donné lieu à l’arrêt constatant le manquement.#Affaire C-662/24.
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours en manquement introduit par la Commission contre la Belgique sur le fondement de l'article 260, paragraphe 2, TFUE. La Commission reprochait à la Belgique de ne pas avoir pleinement exécuté l'arrêt du 10 mars 2022 (C-60/21) concernant la déduction des rentes alimentaires, mais la Cour a estimé que les griefs soulevés dans la présente affaire n'étaient pas identiques à ceux ayant conduit à la constatation du manquement initial. En conséquence, la Cour n'a pas examiné le fond de l'affaire.
11 décembre 2025
Arrêt de la Cour (septième chambre) du 11 décembre 2025.#Staatssecretaris Jeugd, Preventie en Sport contre Diamond Flavours BV et UEG Holland BV.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le College van Beroep voor het bedrijfsleven.#Renvoi préjudiciel – Directive 2014/40/UE – Article 2, point 40 – Notion de “mise sur le marché” – Article 23, paragraphes 2 et 3 – Contrôle de la mise en œuvre de la directive 2014/40 – Objectif de garantie d’un niveau élevé de protection de la santé – Rapprochement des législations – Fabrication, présentation et vente des produits du tabac – Fourniture des flacons de recharge pour des cigarettes électroniques, comportant une indication incorrecte de la teneur en nicotine sur leur emballage, par le distributeur de produits du tabac et de produits connexes à un détaillant – Amende infligée au distributeur – Principe nulla poena sine culpa – Proportionnalité de l’amende.#Affaire C-665/24.
Cet arrêt de la CJUE précise que la fourniture de flacons de recharge pour cigarettes électroniques par un distributeur à un détaillant, même si l'emballage comporte une indication incorrecte de la teneur en nicotine, constitue une "mise sur le marché" au sens de la directive 2014/40/UE. La Cour juge que l'imposition d'une amende au distributeur pour ce motif n'est pas contraire au principe de proportionnalité, même en l'absence de faute intentionnelle ou de négligence, dès lors que la sanction est prévue par la loi et qu'elle poursuit un objectif de protection de la santé publique.
11 décembre 2025
Affaire C-767/24, Kuszycka: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 11 décembre 2025 (demande de décision préjudicielle du Sąd Okręgowy w Warszawie – Pologne) – mBank S.A. / ML (Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 93/13/CEE – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Article 7, paragraphe 1 – Effets de la constatation du caractère abusif d’une clause – Nullité du contrat – Action d’un professionnel en restitution du montant du prêt versé en vertu d’un contrat devant être annulé – Conséquences de la présentation d’une déclaration de compensation – Renonciation implicite à l’exception de prescription – Exercice effectif des droits procéduraux des consommateurs – Principe d’effectivité – Effet dissuasif de l’interdiction des clauses abusives)
Dans l'affaire C-767/24, *Kuszycka*, la Cour de justice de l'Union européenne précise les effets de la nullité d'un contrat de prêt hypothécaire contenant une clause abusive, en application de la directive 93/13/CEE. Elle juge que le professionnel ne peut, par une déclaration de compensation unilatérale, contourner les droits du consommateur en faisant obstacle à l'exception de prescription ou en limitant l'exercice effectif de ses droits procéduraux. Une telle pratique serait contraire au principe d'effectivité et à l'effet dissuasif recherché par la directive, car elle risquerait de décourager le consommateur de faire valoir la nullité du contrat.
11 décembre 2025
Ordonnance du Tribunal (huitième chambre) du 11 décembre 2025.#Jegors Buimisters, en qualité d'héritier de Igors Buimisters et Aleksandra Buimistere, en qualité d'héritière de Igors Buimisters contre Banque centrale européenne.#Recours en indemnité – Politique économique et monétaire – Surveillance prudentielle des établissements de crédit – Missions spécifiques de surveillance confiées à la BCE – Décision de retrait de l’agrément d’un établissement de crédit – Violation suffisamment caractérisée d’une règle de droit conférant des droits aux particuliers – Recours manifestement dépourvu de tout fondement en droit.#Affaire T-133/21.
Le Tribunal de l'Union européenne rejette comme manifestement infondé le recours en indemnité introduit par les héritiers d'un ancien dirigeant d'établissement de crédit contre la BCE. Ils contestaient le retrait d'agrément de leur banque, mais le Tribunal estime que la BCE n'a pas commis de violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit conférant des droits aux particuliers. Cette ordonnance rappelle les conditions strictes de mise en jeu de la responsabilité extracontractuelle de l'Union en matière de surveillance prudentielle.
11 décembre 2025
Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 11 décembre 2025.#Commission européenne contre Royaume de Belgique.#Manquement d’État – Libre circulation des travailleurs – Article 45 TFUE – Article 28 de l’accord sur l’Espace économique européen – Arrêt de la Cour constatant un manquement – Article 260, paragraphe 2, TFUE – Exécution incomplète de l’arrêt du 10 mars 2022, Commission/Belgique (Déductions des rentes alimentaires) (C‑60/21) – Impôt sur le revenu – Déduction des rentes alimentaires – Irrecevabilité – Absence d’identité entre les griefs soulevés et ceux formulés dans l’affaire ayant donné lieu à l’arrêt constatant le manquement.#Affaire C-662/24.
11 décembre 2025
Affaire C-602/22 P: Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 11 décembre 2025 – ABLV Bank / CRU [Pourvoi – Politique économique et monétaire – Union bancaire – Règlement (UE) no 806/2014 – Mécanisme de résolution unique des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement – Article 7 – Répartition des tâches au sein du mécanisme de résolution unique – Article 18 – Procédure de résolution – Conditions – Décision du Conseil de résolution unique (CRU) de ne pas adopter un dispositif de résolution – Compétence du CRU]
La Cour de justice, réunie en grande chambre, a annulé l'arrêt du Tribunal qui avait rejeté le recours d'ABLV Bank. Elle précise que le Conseil de résolution unique (CRU) est compétent pour adopter une décision de non-adoption d'un dispositif de résolution, même en l'absence de défaillance avérée ou prévisible de l'établissement, dès lors que les conditions de l'article 18 du règlement (UE) n° 806/2014 ne sont pas remplies. Cet arrêt clarifie la répartition des tâches entre le CRU et les autorités nationales de résolution dans le cadre du mécanisme de résolution unique.
11 décembre 2025
Ordonnance du Tribunal (huitième chambre) du 11 décembre 2025.#Jegors Buimisters, en qualité d'héritier de Igors Buimisters et Aleksandra Buimistere, en qualité d'héritière de Igors Buimisters contre Banque centrale européenne.#Recours en indemnité – Politique économique et monétaire – Surveillance prudentielle des établissements de crédit – Missions spécifiques de surveillance confiées à la BCE – Décision de retrait de l’agrément d’un établissement de crédit – Violation suffisamment caractérisée d’une règle de droit conférant des droits aux particuliers – Recours manifestement dépourvu de tout fondement en droit.#Affaire T-133/21.
Cette ordonnance du Tribunal de l'UE rejette comme manifestement infondée une action en indemnité intentée par les héritiers d'anciens dirigeants d'une banque lettone contre la BCE, suite au retrait de l'agrément de l'établissement. Le Tribunal juge que la BCE n'a pas commis de violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit conférant des droits aux particuliers dans le cadre de sa mission de surveillance prudentielle. Cette décision confirme la marge d'appréciation de la BCE dans ses décisions de retrait d'agrément et la difficulté d'engager sa responsabilité extracontractuelle.
11 décembre 2025