Droit européen — EUR-Lex
46 746textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE.
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165 047Par année
Affaires jointes C-221/24 et C-222/24, Naturvårdsverket (Traitement des déchets après reprise): Arrêt de la Cour (première chambre) du 23 octobre 2025 (demandes de décision préjudicielle du Svea hovrätt, Mark- och miljööverdomstolen – Suède) – Naturvårdsverket / UQ (C-221/24), IC (C-222/24) [Renvoi préjudiciel – Environnement – Déchets – Règlement (CE) no 1013/2006 – Article 24, paragraphe 2 – Transfert – Reprise en cas de transfert illicite – Reprise de déchets par l’autorité compétente d’expédition – Obligation ou faculté pour cette autorité de valoriser ou d’éliminer les déchets malgré l’opposition de l’expéditeur initial – Article 17, paragraphe 1, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit de propriété – Validité]
La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 24, paragraphe 2, du règlement (CE) n° 1013/2006 relatif aux transferts de déchets. Elle précise que l'autorité compétente d'expédition, lorsqu'elle reprend des déchets à la suite d'un transfert illicite, a la faculté, et non l'obligation, de procéder à leur valorisation ou élimination, même en l'absence de consentement de l'expéditeur initial. Cette solution est jugée compatible avec le droit de propriété garanti par l'article 17, paragraphe 1, de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
23 octobre 2025
Conclusions de l'avocat général M. J. Richard de la Tour, présentées le 23 octobre 2025.###
La Cour de justice de l'Union européenne, dans les conclusions de l'avocat général Richard de la Tour, examine une question préjudicielle relative à l'interprétation du droit de l'Union. Ces conclusions portent sur un litige spécifique, dont la portée pour le professionnel du droit français dépendra du domaine juridique concerné (par exemple, libre circulation, concurrence, protection des consommateurs). Elles offrent une analyse juridique détaillée qui éclaire la position de la Cour avant son arrêt final, influençant ainsi l'application uniforme du droit européen en France.
23 octobre 2025
Affaire C-469/24, Tuleka: Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 23 octobre 2025 (demande de décision préjudicielle du Sąd Rejonowy w Rzeszowie – Pologne) – B.F. (1), B.F. (2) / Z. sp. z o.o. [Renvoi préjudiciel – Directive (UE) 2015/2302 – Voyages à forfait et prestations de voyage liées – Exécution du forfait – Non-conformité des services fournis – Article 14, paragraphe 1 – Droit à une réduction de prix appropriée – Article 14, paragraphe 2 – Droit à un dédommagement approprié – Article 14, paragraphe 3, sous b) – Circonstances excluant le droit du voyageur à un dédommagement – Non-conformité des services fournis imputable à un tiers étranger à la fourniture des services de voyage compris dans le contrat de voyage à forfait et revêtant un caractère imprévisible ou inévitable – Démonstration d’une faute – Article 4 – Niveau d’harmonisation – Remboursement intégral malgré des services partiellement fournis – Article 1er – Niveau élevé de protection des consommateurs – Article 25 – Sanctions – Article 3, point 12 – Notion de circonstances exceptionnelles et inévitables – Acte de puissance publique]
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu sur renvoi préjudiciel d’une juridiction polonaise, interprète la directive 2015/2302 relative aux voyages à forfait. Il précise les conditions dans lesquelles un organisateur peut être exonéré de son obligation de dédommager le voyageur en cas de non-conformité des services, notamment lorsque cette non-conformité est imputable à un tiers étranger à la fourniture des services et revêt un caractère imprévisible ou inévitable, sans qu'une faute de l'organisateur doive être démontrée. La décision clarifie également le niveau d'harmonisation de la directive et les conséquences du remboursement intégral en cas de services partiellement fournis.
23 octobre 2025
Affaire C-466/24, Venshova: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 23 octobre 2025 (demande de décision préjudicielle de l’Administrativen sad – Varna – Bulgarie) – LQ / Zamestnik izpalnitelen direktor na Darzhaven fond Zemedelie [Renvoi préjudiciel – Agriculture – Politique agricole commune (PAC) – Règlement (UE) 2021/2115 – Aide aux plans stratégiques – Règlement (UE) no 1307/2013 – Paiements directs en faveur des agriculteurs – Surfaces à la disposition des agriculteurs – Base juridique d’utilisation de ces surfaces – Modalités d’enregistrement de cette base juridique – Surfaces déclarées au titre des régimes d’aide supérieures à celles dont la base juridique d’utilisation a été enregistrée – Sanctions administratives applicables en cas de surdéclaration de superficies – Sanctions au titre de l’article 19 bis du règlement (UE) no 640/2014 – Article 19 bis – Sanctions – Applicabilité de cet article après l’abrogation du règlement no 640/2014]
La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C-466/24, précise les conditions d'application des sanctions administratives en cas de surdéclaration de superficies agricoles dans le cadre de la PAC. Elle examine la base juridique d'utilisation des surfaces déclarées et les modalités d'enregistrement de cette base, notamment lorsque les surfaces déclarées excèdent celles pour lesquelles l'agriculteur dispose d'un titre d'utilisation enregistré. L'arrêt clarifie également l'applicabilité dans le temps de l'article 19 bis du règlement (UE) n° 640/2014, relatif à ces sanctions, après son abrogation par le règlement (UE) 2021/2115.
23 octobre 2025
Affaire C-294/23 P: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 23 octobre 2025 –Bulgarie / Commission (Dépenses indues financées par le FEAGA) [Pourvoi – Politique agricole commune (PAC) – Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) et Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) – Décision d’exécution (UE) 2021/261 – Dépenses exclues du financement de l’Union européenne – Dépenses effectuées par la République de Bulgarie – Règlement (UE) no 1306/2013 – Article 52 – Procédure d’apurement de conformité – Article 54 – Paiements indus résultant d’irrégularités ou de négligences – Absence de recouvrement par l’État membre concerné – Rapport d’enquête de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF)]
La Cour de justice rejette le pourvoi de la Bulgarie contre la Commission, confirmant que les dépenses agricoles effectuées par cet État membre pouvaient être exclues du financement de l'UE en raison d'irrégularités et de négligences dans le recouvrement de paiements indus. L'arrêt précise les obligations des États membres en matière de recouvrement des fonds FEAGA et Feader à la suite d'un rapport de l'OLAF, et interprète les articles 52 et 54 du règlement (UE) n° 1306/2013 relatifs à la procédure d'apurement de conformité.
23 octobre 2025
Affaire C-682/23, E.B. (Prorogation de compétence): Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 23 octobre 2025 (demande de décision préjudicielle de la Curtea de Apel Cluj – Roumanie) – E.B. sp. z o.o. / K.P. sp. z o.o. [Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile – Règlement (UE) no 1215/2012 – Article 25, paragraphe 1 – Convention attributive de juridiction contenue dans un contrat de sous-traitance – Cession d’une créance résultant du contrat – Opposabilité de la convention attributive de juridiction par le cessionnaire à l’égard du débiteur de la créance – Conditions]
Dans l'arrêt C-682/23, la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions d'opposabilité d'une clause attributive de juridiction, au sens de l'article 25, paragraphe 1, du règlement Bruxelles I bis, en cas de cession de créance. Elle juge que le cessionnaire ne peut se prévaloir de cette clause à l'égard du débiteur cédé que si ce dernier a consenti à la clause dans le contrat initial ou si le cessionnaire a succédé à tous les droits et obligations du cédant, y compris la clause, et que le débiteur en a été informé. Cette décision clarifie pour le juge français les limites de l'effet translatif d'une clause attributive de compétence en dehors d'une cession de contrat.
23 octobre 2025
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 23 octobre 2025.#Polskie sieci elektroenergetyczne S.A. e.a. contre Agence de l’Union européenne pour la coopération des régulateurs de l’énergie (ACER).#Pourvoi – Marché intérieur de l’électricité – Règlement (UE) 2019/942 – Commission de recours de l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des régulateurs de l’énergie (ACER) – Règlement (UE) 2017/2195 – Articles 20, 21 et 37 – Énergie électrique d’équilibrage – Gestionnaires de réseau de transport – Établissement des plateformes européennes pour l’échange d’énergie d’équilibrage – Plateforme européenne pour l’échange d’énergie d’équilibrage à partir des réserves de restauration de la fréquence avec activation manuelle (mFRR) – Plateforme européenne pour l’échange d’énergie d’équilibrage à partir des réserves de restauration de la fréquence avec activation automatique (aFRR) – Élaboration et approbation des cadres de mise en œuvre de ces plateformes – Fonctions requises pour l’exploitation desdites plateformes – Capacité d’échange d’énergie d’équilibrage entre zones – Décision de l’ACER rejetant la proposition commune des gestionnaires de réseau.#Affaires jointes C-281/23 P et C-282/23 P.
La Cour de justice de l'Union européenne rejette les pourvois formés par des gestionnaires de réseau de transport polonais contre les décisions de l'ACER relatives aux plateformes européennes d'échange d'énergie d'équilibrage (mFRR et aFRR). Elle confirme que l'ACER était compétente pour approuver les cadres de mise en œuvre de ces plateformes, et que les fonctions requises pour leur exploitation, notamment la capacité d'échange entre zones, relèvent bien du champ d'application du règlement (UE) 2017/2195. Cet arrêt clarifie ainsi les pouvoirs de l'ACER dans l'établissement des règles du marché de l'équilibrage électrique.
23 octobre 2025
Jurisprudence CJUE — 62023CJ0682
23 octobre 2025
Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 23 octobre 2025.#E.B. sp. z o.o. contre K.P. sp. z o.o.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile – Règlement (UE) no 1215/2012 – Article 25, paragraphe 1 – Convention attributive de juridiction contenue dans un contrat de sous-traitance – Cession d’une créance résultant du contrat – Opposabilité de la convention attributive de juridiction par le cessionnaire à l’égard du débiteur de la créance – Conditions.#Affaire C-682/23.
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions dans lesquelles une clause attributive de juridiction, insérée dans un contrat de sous-traitance, est opposable par le cessionnaire d'une créance au débiteur de celle-ci, en application de l'article 25, paragraphe 1, du règlement Bruxelles I bis. Elle juge que le cessionnaire ne peut se prévaloir de cette clause que s'il a accepté la convention attributive de juridiction conformément aux exigences de forme prévues par ce règlement, ou si le débiteur y a consenti de manière claire et non équivoque. En l'absence d'un tel consentement, la clause ne lie pas le débiteur cédé.
23 octobre 2025
Jurisprudence CJUE — 62023CJ0760
23 octobre 2025
Affaire C-267/24, Кanevi Komers DS: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 23 octobre 2025 (demande de décision préjudicielle de l’Administrativen sad – Varna – Bulgarie) – Кanevi Komers DS EOOD / Zamestnik izpalnitelen direktor na Darzhaven fond Zemedelie [Renvoi préjudiciel – Agriculture – Politique agricole commune (PAC) – Régimes de soutien direct – Règlement délégué (UE) no 640/2014 – Article 15, paragraphe 1 – Exceptions à l’application de sanctions administratives – Demande d’aide incorrecte – Retrait d’une telle demande – Notification aux autorités nationales compétentes – Sanctions administratives applicables en cas de surdéclaration de superficies – Sanctions au titre de l’article 19 bis du règlement délégué no 640/2014 – Applicabilité de cet article après l’abrogation du règlement délégué no 640/2014]
La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 15, paragraphe 1, du règlement délégué n° 640/2014, qui prévoit des exceptions aux sanctions administratives en cas de demande d'aide incorrecte dans le cadre de la PAC. Elle précise les conditions dans lesquelles le retrait d'une telle demande, notifié aux autorités nationales compétentes, peut éviter l'application de sanctions pour surdéclaration de superficies. L'arrêt examine également l'applicabilité dans le temps de l'article 19 bis du même règlement après son abrogation, ce qui intéresse directement les praticiens du droit rural français confrontés à des contentieux sur les pénalités agricoles.
23 octobre 2025
Conclusions de l'avocat général Mme J. Kokott, présentées le 23 octobre 2025.###
L'avocat général Kokott propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement (UE) 2016/679 (RGPD) s'agissant de la notion de "destruction" des données à caractère personnel. Ses conclusions précisent les obligations du responsable du traitement quant à l'effacement effectif et irréversible des données, notamment en présence de sous-traitants ou de systèmes de sauvegarde. Cette analyse clarifie les conditions dans lesquelles un responsable peut être considéré comme ayant satisfait à son obligation de destruction, ce qui a des implications directes sur la mise en conformité et la gestion des risques en droit français.
23 octobre 2025
Jurisprudence CJUE — 62024CJ0087
23 octobre 2025
Jurisprudence CJUE — 62024CJ0267
23 octobre 2025
Arrêt de la Cour (première chambre) du 23 octobre 2025.#Naturvårdsverket contre UQ et IC.#Renvoi préjudiciel – Environnement – Déchets – Règlement (CE) no 1013/2006 – Article 24, paragraphe 2 – Transfert – Reprise en cas de transfert illicite – Reprise de déchets par l’autorité compétente d’expédition – Obligation ou faculté pour cette autorité de valoriser ou d’éliminer les déchets malgré l’opposition de l’expéditeur initial – Article 17, paragraphe 1, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit de propriété – Validité.#Affaires jointes C-221/24 et C-222/24.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que, en cas de transfert illicite de déchets, l'autorité compétente d'expédition peut, sur le fondement de l'article 24, paragraphe 2, du règlement (CE) n° 1013/2006, procéder d'office à la valorisation ou à l'élimination des déchets, même en l'absence de demande de l'expéditeur initial et contre son opposition. Cette mesure, qui constitue une ingérence dans le droit de propriété garanti par l'article 17, paragraphe 1, de la Charte des droits fondamentaux, est valide car elle est justifiée par l'objectif d'intérêt général de protection de l'environnement et proportionnée à cet objectif.
23 octobre 2025
Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 23 octobre 2025.#Brose Prievidza spol. s r. o. contre Direktor na Direktsia « Obzhalvane i danachno-osiguritelna praktika » – Sofia pri Tsentralno upravlenie na Natsionalnata agentsia za prihodite.#Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 138, paragraphe 1 – Directive 2008/9/CE – Article 4, sous b) – Remboursement de la TVA aux assujettis non établis dans l’État membre du remboursement – Prestation principale et prestation accessoire – Scission artificielle d’une prestation unique – Absence de déplacement de l’objet de la livraison.#Affaire C-234/24.
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions d'exonération de TVA pour une livraison intracommunautaire de biens au sens de l'article 138, paragraphe 1, de la directive 2006/112/CE, en présence d'une prestation de services accessoire. Elle juge que le transport de biens par un prestataire de services, sans déplacement effectif de l'objet de la livraison, ne peut être qualifié de livraison intracommunautaire exonérée. Cette décision clarifie la notion de prestation unique et les limites de la scission artificielle d'opérations en matière de TVA.
23 octobre 2025
Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 23 octobre 2025.#Commission européenne contre EO.#Pourvoi – Régime linguistique – Concours général EPSO/AD/323/16 – Avis de concours – Limitation du choix de la seconde langue du concours aux langues allemande, anglaise et française – Non‑inscription sur la liste de réserve – Annulation de cet avis dans le cadre d’un autre recours direct, en raison du régime linguistique prévu par ledit avis – Exception d’illégalité du même avis de concours – Conséquences de cette annulation pour l’examen de la recevabilité et du bien-fondé de cette exception d’illégalité – Obligation d’examiner l’existence d’un lien étroit entre les motifs de la décision de non‑inscription sur cette liste et les dispositions de l’avis de concours concerné relatives au régime linguistique.#Affaire C-385/24 P.
La Cour de justice de l'Union européenne a annulé l'arrêt du Tribunal qui avait lui-même annulé la décision de non-inscription d'un candidat sur la liste de réserve d'un concours général. La Cour juge que le Tribunal a commis une erreur de droit en accueillant l'exception d'illégalité de l'avis de concours (relatif à la limitation des langues) sans vérifier l'existence d'un lien étroit entre les motifs de la décision individuelle de rejet et les dispositions contestées de l'avis. En conséquence, l'affaire est renvoyée devant le Tribunal pour qu'il examine si ce lien est établi, ce qui conditionne la recevabilité de l'exception d'illégalité.
23 octobre 2025
Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 23 octobre 2025.#LQ contre Zamestnik izpalnitelen direktor na Darzhaven fond « Zemedelie ».#Demande de décision préjudicielle, introduite par l'Administrativen sad - Varna.#Renvoi préjudiciel – Agriculture – Politique agricole commune (PAC) – Règlement (UE) 2021/2115 – Aide aux plans stratégiques – Règlement (UE) no 1307/2013 – Paiements directs en faveur des agriculteurs – Surfaces à la disposition des agriculteurs – Base juridique d’utilisation de ces surfaces – Modalités d’enregistrement de cette base juridique – Surfaces déclarées au titre des régimes d’aide supérieures à celles dont la base juridique d’utilisation a été enregistrée – Sanctions administratives applicables en cas de surdéclaration de superficies – Sanctions au titre de l’article 19 bis du règlement (UE) no 640/2014 – Article 19 bis – Sanctions – Applicabilité de cet article après l’abrogation du règlement no 640/2014.#Affaire C-466/24.
La Cour de justice de l'Union européenne précise que l'article 19 bis du règlement (UE) n° 640/2014, qui prévoit des sanctions administratives en cas de surdéclaration de superficies agricoles, reste applicable aux demandes d'aide introduites avant l'abrogation de ce règlement par le règlement (UE) 2021/2115. Cette disposition s'applique lorsque la base juridique d'utilisation des surfaces déclarées n'a pas été enregistrée conformément aux modalités nationales, même si la surface est effectivement à la disposition de l'agriculteur. L'arrêt clarifie ainsi le régime transitoire des sanctions pour les déclarations de surfaces antérieures à l'entrée en vigueur du nouveau cadre de la PAC.
23 octobre 2025
Affaire C-680/25, Tribunalul Suceava și Înalta Curte de Casație și Justiție: Demande de décision préjudicielle présentée par le Tribunalul Mureș (Roumanie) le 23 octobre 2025 – A.J./Tribunalul Suceava, Înalta Curte de Casație și Justiție
Cette affaire préjudicielle (C-680/25) porte sur l'interprétation du droit de l'Union européenne, soulevée par une juridiction roumaine (Tribunalul Mureș) dans un litige opposant A.J. au Tribunalul Suceava et à la Haute Cour de cassation et de justice de Roumanie. La question centrale concerne la compatibilité des règles nationales relatives à l'organisation judiciaire ou aux procédures disciplinaires avec les principes d'indépendance et d'effectivité du droit de l'UE. Pour un professionnel du droit français, cette décision pourrait clarifier les obligations des États membres en matière de protection des juges contre les pressions disciplinaires, renforçant ainsi les garanties procédurales applicables aux magistrats.
23 octobre 2025
Affaire C-234/24, Brose Prievidza: Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 23 octobre 2025 (demande de décision préjudicielle du Varhoven administrativen sad – Bulgarie) – Brose Prievidza, spol. s r. o. / Direktor na Direktsia Obzhalvane i danachno-osiguritelna praktika – Sofia pri Tsentralno upravlenie na Natsionalnata agentsia za prihodite [Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 138, paragraphe 1 – Directive 2008/9/CE – Article 4, sous b) – Remboursement de la TVA aux assujettis non établis dans l’État membre du remboursement – Prestation principale et prestation accessoire – Scission artificielle d’une prestation unique – Absence de déplacement de l’objet de la livraison]
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-234/24, Brose Prievidza) précise les conditions d'exonération de TVA pour une livraison intracommunautaire au sens de l'article 138, paragraphe 1, de la directive 2006/112/CE, en particulier lorsque le bien n'a pas physiquement quitté l'État membre d'expédition. La Cour examine la notion de prestation unique face à une scission artificielle d'opérations et clarifie les critères de remboursement de la TVA pour un assujetti non établi dans l'État membre de remboursement, conformément à l'article 4, sous b), de la directive 2008/9/CE.
23 octobre 2025