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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

45 456textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE.

45 456

Total documents

429 223

Avec texte intégral

275 117

Résumés IA

0

En vigueur

Grandes catégories

Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

86 782

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

45 456

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 335

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

82 712

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEEffacer tout
Jurisprudence CJUE62025TJ0283

Arrêt du Tribunal (première chambre) du 10 juin 2026.#Global Rice EOOD contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure de nullité – Marque de l’Union européenne figurative représentant le soleil et des caractères arabes – Signe figuratif antérieur représentant le soleil et des caractères arabes – Cause de nullité relative – Article 8, paragraphe 4, et article 60, paragraphe 1, sous c), du règlement (UE) 2017/1001.#Affaire T-283/25.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE, rendu le 10 juin 2026 dans l'affaire T-283/25, rejette le recours de Global Rice EOOD contre une décision de l'EUIPO. Il confirme la nullité de sa marque figurative de l'Union européenne (représentant un soleil et des caractères arabes) en raison d'un signe antérieur similaire, sur le fondement de l'article 8, paragraphe 4, du règlement 2017/1001 (droit non enregistré utilisé dans la vie des affaires). La portée de cet arrêt pour le praticien français est de rappeler que le droit de l'UE protège les signes distinctifs non enregistrés, même en caractères arabes, dès lors que leur usage dans la vie des affaires est établi et qu'ils confèrent un droit opposable à l'encontre d'une marque postérieure.

10 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62025TJ0416

Arrêt du Tribunal (quatrième chambre) du 10 juin 2026.#Robert Jarosław Iwaszkiewicz contre Parlement européen.#Droit institutionnel – Réglementation concernant les frais et indemnités des députés au Parlement – Indemnité d’assistance parlementaire – Recouvrement des sommes indûment versées – Charge de la preuve – Prescription.#Affaire T-416/25.

Le Tribunal de l'UE annule la décision du Parlement européen ordonnant le recouvrement d'une indemnité d'assistance parlementaire auprès d'un député, faute pour le Parlement d'avoir rapporté la preuve que les fonds n'avaient pas été utilisés conformément à la réglementation. L'arrêt précise que la charge de la preuve du caractère indu du versement incombe à l'institution et non au député, et clarifie les règles de prescription applicables à ces actions en recouvrement.

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Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

22 928

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

163 010

10 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62025TJ0444

Arrêt du Tribunal (deuxième chambre élargie) du 10 juin 2026.#Staatssecretaris van Financiën contre Fiscale Eenheid Stichting X c.s.#Renvoi préjudiciel – Système commun de TVA – Assujettis – Groupement TVA – Article 11 de la directive 2006/112/CE – Exonérations en faveur de certaines activités d’intérêt général – Article 132, paragraphe 1, sous b) et g), de la directive 2006/112 – Prestations d’un groupement TVA fournies par un membre de ce groupement ne remplissant pas toutes les conditions d’exonération.#Affaire T-444/25.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions d'application de l'article 11 de la directive TVA relatif aux groupements TVA, en lien avec les exonérations pour activités d'intérêt général prévues à l'article 132, paragraphe 1, sous b) et g). Il examine si les prestations fournies par un membre d'un groupement TVA, qui ne remplit pas individuellement toutes les conditions d'exonération, peuvent néanmoins bénéficier de l'exonération au niveau du groupement. La décision clarifie ainsi les limites de l'effet de l'assujettissement unique au sein d'un groupement TVA pour l'application des exonérations.

10 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62025TJ0673

Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 10 juin 2026.#Wazdan Innovations ltd. contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#* Langue de procédure : l’anglais. Marque de l’Union européenne – Procédure d’opposition – Demande de marque de l’Union européenne verbale CLUSTER COLLECTOR – Marque de l’Union européenne verbale antérieure THE COLLECTOR – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (UE) 2017/1001».#Affaire T-673/25.

Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de Wazdan Innovations contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "CLUSTER COLLECTOR" pour des produits de jeux. Il confirme l'existence d'un risque de confusion avec la marque antérieure "THE COLLECTOR", en raison de la similarité visuelle, phonétique et conceptuelle des signes, ainsi que de l'identité ou de la similarité des produits visés. Cette décision illustre l'application stricte du critère du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (UE) 2017/1001, même en présence d'un élément descriptif ("CLUSTER") dans la marque contestée.

10 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62025TJ0013_RES

Arrêt du Tribunal (quatrième chambre) du 10 juin 2026.#HC contre Cour de justice de l'Union européenne.#Fonction publique – Agents temporaires – Contrat à durée indéterminée – Article 2, sous c), du RAA – Résiliation du contrat – Article 47, sous c), i), du RAA – Rupture du lien de confiance – Erreur de droit – Responsabilité – Préjudice moral.#Affaire T-13/25.

Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours d'un agent temporaire contestant la résiliation de son contrat à durée indéterminée, fondée sur la rupture du lien de confiance (article 47, sous c), i), du RAA). Il confirme que l'institution employeuse dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour mettre fin à la relation de travail sans avoir à justifier d'une faute, et écarte les moyens tirés d'une erreur de droit. La demande de réparation du préjudice moral est également rejetée, faute d'illégalité fautive.

10 juin 2026

Détail →
Ordonnance CJUE62025CO0850

Ordonnance de la Cour du 9 juin 2026.#Swissgrid AG contre Agence de l’Union européenne pour la coopération des régulateurs de l’énergie.#Pourvoi – Règlement (UE) 2017/2195 – Agence de l’Union européenne pour la coopération des régulateurs de l’énergie (ACER) – Admission des pourvois – Article 170 ter du règlement de procédure de la Cour – Demande ne démontrant pas l’importance d’une question pour l’unité, la cohérence ou le développement du droit de l’Union – Non‑admission du pourvoi.#Affaire C-850/25 P.

La Cour de justice de l'Union européenne a déclaré irrecevable le pourvoi formé par Swissgrid AG contre une décision de l’ACER, faute pour la requérante d’avoir démontré, conformément à l’article 170 ter du règlement de procédure, que le pourvoi soulevait une question importante pour l’unité, la cohérence ou le développement du droit de l’Union. Cette ordonnance confirme le filtrage strict des pourvois par la Cour, qui n’admet que les recours présentant un intérêt juridique majeur pour l’ordre juridique de l’Union.

9 juin 2026

Détail →
Ordonnance CJUE62025CO0851

Ordonnance de la Cour du 9 juin 2026.#Swissgrid AG contre Agence de l’Union européenne pour la coopération des régulateurs de l’énergie.#Pourvoi – Règlement (UE) 2017/2195 – Agence de l’Union européenne pour la coopération des régulateurs de l’énergie (ACER) – Admission des pourvois – Article 170 ter du règlement de procédure de la Cour – Demande ne démontrant pas l’importance d’une question pour l’unité, la cohérence ou le développement du droit de l’Union – Non‑admission du pourvoi.#Affaire C-851/25 P.

Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne déclare irrecevable le pourvoi formé par Swissgrid AG contre une décision de l'ACER, faute pour la requérante d'avoir démontré, conformément à l'article 170 ter du règlement de procédure, que le pourvoi soulevait une question importante pour l'unité, la cohérence ou le développement du droit de l'Union. En substance, la Cour rappelle les conditions strictes d'admission des pourvois dans le domaine de l'énergie, en particulier pour les litiges portant sur le règlement (UE) 2017/2195 concernant les lignes directrices pour l'équilibrage du réseau électrique.

9 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62025TO0533

Ordonnance du Tribunal (deuxième chambre) du 5 juin 2026.#Hashem Anwar Akkad contre Conseil de l'Union européenne.#Recours en annulation – Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives prises en raison de la situation en Syrie – Gel des fonds – Restrictions en matière d’admission sur le territoire des États membres – Listes des personnes, des entités et des organismes auxquels s’applique le gel des fonds et des ressources économiques et faisant l’objet de restrictions en matière d’admission sur le territoire des États membres – Maintien du nom du requérant sur les listes – Absence de mandat de l’avocat – Irrecevabilité.#Affaire T-533/25.

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours en annulation introduit par Hashem Anwar Akkad contre le maintien de son nom sur les listes de mesures restrictives (gel des fonds et restrictions d’admission) liées à la situation en Syrie. La décision se fonde sur l'absence de mandat valable de l'avocat, ce qui constitue un vice de procédure insurmontable. Cette ordonnance rappelle l'exigence procédurale stricte de la représentation par avocat dûment mandaté pour la recevabilité des recours directs devant le juge de l'Union.

5 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62025CJ0440

Jurisprudence CJUE — 62025CJ0440

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0312_RES

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 4 juin 2026.#CL contre Prokuratura na Republika Bulgaria.#Renvoi préjudiciel – Protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel en matière pénale – Règlement (UE) 2016/679 – Directive (UE) 2016/680 – Champs d’application – Traitement des données collectées lors d’une enquête dirigée contre un policier en tant que personne soupçonnée d’une infraction pénale – Enregistrement des données relatives à cette enquête dans le dossier personnel du policier – Licéité du traitement – Article 6, paragraphe 1, premier alinéa, sous c), et article 6, paragraphe 3, de ce règlement – Traitement nécessaire au respect d’une obligation légale – Base juridique du traitement – Article 17 dudit règlement – Droit à l’effacement.#Affaire C-312/24.

Cet arrêt de la CJUE précise que le traitement de données à caractère personnel collectées lors d'une enquête pénale dirigée contre un policier, et leur intégration dans son dossier professionnel, relève du champ d'application du RGPD (règlement 2016/679) et non de la directive 2016/680. La Cour juge qu'un tel traitement peut être licite s'il est nécessaire au respect d'une obligation légale, à condition que la base juridique nationale soit claire et prévisible, et elle encadre l'exercice du droit à l'effacement dans ce contexte spécifique.

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0560

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 4 juin 2026.#R.S. contre Minister for Justice.#Renvoi préjudiciel – Citoyenneté de l’Union – Droit de libre circulation et de libre séjour sur le territoire des États membres – Directive 2004/38/CE – Article 3, paragraphe 1 – Bénéficiaires – Membres de la famille d’un citoyen de l’Union – Droit de séjour dérivé d’un ressortissant de pays tiers – Naturalisation ultérieure de ce ressortissant – Article 35 – Fraude ou abus de droit – Mariage de complaisance – Champ d’application temporel – Pouvoir d’enquête des autorités nationales compétentes sur l’existence d’un mariage de complaisance.#Affaire C-560/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que le droit de séjour dérivé d'un ressortissant de pays tiers, membre de la famille d'un citoyen de l'Union, n'est pas remis en cause par sa naturalisation ultérieure dans l'État membre d'accueil. Elle encadre le pouvoir des autorités nationales d'enquêter sur un mariage de complaisance, en imposant un contrôle juridictionnel effectif et en limitant les effets rétroactifs d'une telle constatation. L'arrêt rappelle que la fraude ou l'abus de droit (article 35 de la directive 2004/38) doit être établie au cas par cas, sans présomption automatique.

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0837

Jurisprudence CJUE — 62024CJ0837

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0629_RES

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 4 juin 2026.#MH et Costa Crociere SpA contre Costa Crociere SpA e.a.#Renvoi préjudiciel – Transport – Règlement (CE) no 392/2009 – Responsabilité des transporteurs de passagers par mer en cas d’accident – Article 2 – Champ d’application – Article 3 – Responsabilité et assurance – Article 7 – Information des passagers – Convention d’Athènes relative au transport par mer de passagers et de leurs bagages – Article 3 – Responsabilité du transporteur en cas de mort ou de lésions corporelles d’un passager – Articles 6 et 7 – Limites de responsabilité – Directive 90/314/CEE – Voyages, vacances et circuits à forfait – Article 5 – Responsabilité de l’organisateur de voyages concernant la bonne exécution du forfait – Croisière – Dommage corporel subi par un voyageur à bord du navire – Limites au dédommagement conformément aux conventions internationales.#Affaire C-629/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que le règlement (CE) n° 392/2009, qui transpose la Convention d'Athènes, s'applique à la responsabilité du transporteur maritime pour les dommages corporels subis par un passager lors d'une croisière, et que les limites d'indemnisation prévues par cette convention sont opposables au passager. Elle juge que ces limites s'imposent également à l'organisateur de voyages à forfait, lorsque le dommage résulte de l'exécution du transport maritime, et ce nonobstant les dispositions de la directive 90/314/CEE sur les voyages à forfait.

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0791

Arrêt de la Cour (première chambre) du 4 juin 2026.#TERVE Production, spol. s r.o. contre Intesa Sanpaolo Holding International S.A.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile et commerciale – Compétence judiciaire, reconnaissance et exécution des décisions en matière civile et commerciale – Règlement (UE) no 1215/2012 – Article 7, points 1 et 2 – Compétences spéciales – Matière contractuelle – Défaut d’acceptation par l’actionnaire majoritaire d’une société du projet de contrat d’achat des actions détenues par l’actionnaire minoritaire de cette société – Demande de cet actionnaire minoritaire tendant à suppléer, par une décision de justice, le défaut d’acceptation par cet actionnaire majoritaire – Article 24, point 2 – Compétence exclusive – Demande préliminaire dudit actionnaire minoritaire tendant à contester la validité de la résolution d’une assemblée générale de la même société ayant approuvé le transfert des actions restantes de celle-ci audit actionnaire majoritaire.#Affaire C-791/24.

La Cour de justice de l'Union européenne interprète le règlement Bruxelles I bis (n° 1215/2012) dans le cadre d'un litige entre un actionnaire minoritaire et un actionnaire majoritaire. Elle précise que l'action visant à suppléer par voie judiciaire le défaut d'acceptation d'un projet de contrat d'achat d'actions relève de la matière contractuelle (article 7, point 1), et non de la matière délictuelle (article 7, point 2). En revanche, une demande préliminaire contestant la validité d'une résolution d'assemblée générale ayant approuvé le transfert d'actions relève de la compétence exclusive des juridictions du siège social (article 24, point 2).

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0621

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 4 juin 2026.#Landkreis Schweinfurt contre FB.#Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Contrôles aux frontières, asile et immigration – Politique d’asile – Directive 2013/33/UE – Normes pour l’accueil des personnes demandant la protection internationale – Article 2, sous g) – Conditions matérielles d’accueil – Article 17, paragraphe 2 – Exigence relative à la garantie d’un niveau de vie adéquat – Demandeur de protection internationale visé par une décision de transfert – Octroi des conditions matérielles d’accueil ne comprenant pas de prestations en nature couvrant l’habillement, les biens d’usage courant et de consommation du ménage ni le versement d’une allocation financière destinée à la couverture des besoins personnels essentiels – Article 20, paragraphe 1, sous c) – Limitation ou retrait du bénéfice des conditions matérielles d’accueil en raison de l’introduction d’une demande ultérieure – Directive 2013/32/UE – Article 2, sous q) – Notion de “demande ultérieure” – Applicabilité – Règlement (UE) n° 604/2013 – Procédure de détermination de l’État membre responsable.#Affaire C-621/24.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les États membres ne peuvent pas limiter ou retirer les conditions matérielles d’accueil (hébergement, nourriture, habillement, allocation financière) à un demandeur de protection internationale faisant l’objet d’une décision de transfert vers un autre État membre, au seul motif que sa demande serait considérée comme une « demande ultérieure » au sens de la directive 2013/32/UE. Une telle restriction n’est possible que si le demandeur a déjà bénéficié de ces conditions dans l’État membre responsable de l’examen de sa demande, et non en raison de la procédure de transfert elle-même. Cet arrêt précise ainsi l’articulation entre le règlement Dublin III et les directives « accueil » et « procédures », en garantissant un niveau de vie adéquat aux demandeurs pendant toute la durée de la procédure de détermination de l’État responsable.

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0907

Jurisprudence CJUE — 62024CJ0907

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0629

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 4 juin 2026.#MH et Costa Crociere SpA contre Costa Crociere SpA e.a.#Renvoi préjudiciel – Transport – Règlement (CE) no 392/2009 – Responsabilité des transporteurs de passagers par mer en cas d’accident – Article 2 – Champ d’application – Article 3 – Responsabilité et assurance – Article 7 – Information des passagers – Convention d’Athènes relative au transport par mer de passagers et de leurs bagages – Article 3 – Responsabilité du transporteur en cas de mort ou de lésions corporelles d’un passager – Articles 6 et 7 – Limites de responsabilité – Directive 90/314/CEE – Voyages, vacances et circuits à forfait – Article 5 – Responsabilité de l’organisateur de voyages concernant la bonne exécution du forfait – Croisière – Dommage corporel subi par un voyageur à bord du navire – Limites au dédommagement conformément aux conventions internationales.#Affaire C-629/24.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise le champ d'application du règlement (CE) n° 392/2009, qui transpose la Convention d'Athènes, en matière de responsabilité des transporteurs maritimes pour les dommages corporels subis par les passagers lors d'une croisière. La Cour examine l'articulation entre ce régime spécifique de responsabilité, avec ses plafonds d'indemnisation, et la directive sur les voyages à forfait (90/314/CEE), qui impose une responsabilité solidaire de l'organisateur. En substance, l'arrêt confirme que les limites d'indemnisation prévues par la Convention d'Athènes s'appliquent au transporteur maritime, même lorsque le dommage survient dans le cadre d'un voyage à forfait, sans préjudice des obligations de l'organisateur.

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0560_RES

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 4 juin 2026.#R.S. contre Minister for Justice.#Renvoi préjudiciel – Citoyenneté de l’Union – Droit de libre circulation et de libre séjour sur le territoire des États membres – Directive 2004/38/CE – Article 3, paragraphe 1 – Bénéficiaires – Membres de la famille d’un citoyen de l’Union – Droit de séjour dérivé d’un ressortissant de pays tiers – Naturalisation ultérieure de ce ressortissant – Article 35 – Fraude ou abus de droit – Mariage de complaisance – Champ d’application temporel – Pouvoir d’enquête des autorités nationales compétentes sur l’existence d’un mariage de complaisance.#Affaire C-560/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que le droit de séjour dérivé d'un ressortissant de pays tiers, membre de la famille d'un citoyen de l'Union, peut être remis en cause après sa naturalisation s'il est établi que le mariage à l'origine de ce droit était un mariage de complaisance. Les autorités nationales conservent le pouvoir d'enquêter sur cette fraude, même après l'acquisition de la citoyenneté de l'Union par le ressortissant concerné, et ce, sans limite temporelle absolue. L'arrêt interprète l'article 35 de la directive 2004/38/CE pour lutter contre les abus de droit.

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0010

Arrêt de la Cour (première chambre) du 4 juin 2026.#Dürr Dental SE contre Cattani Deutschland Helmes GmbH & Co. KG.#Renvoi préjudiciel – Dispositifs médicaux – Règlement (UE) 2017/745 – Marquage CE d’un dispositif médical relevant de la classe de risque IIa – Compresseurs d’air sec sans huile destinés à la production d’air comprimé pour le traitement dentaire – Mise à disposition sur le marché – Obligations du distributeur – Vérification de la qualification de “dispositif médical” lorsque le fabricant a muni le dispositif concerné d’un marquage CE en tant que “machine”.#Affaire C-10/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise les obligations d'un distributeur de dispositifs médicaux, notamment la vérification de la qualification d'un produit en tant que "dispositif médical" au sens du règlement (UE) 2017/745, même lorsque le fabricant l'a muni d'un marquage CE en tant que "machine". L'arrêt clarifie que le distributeur ne peut se fier uniquement au marquage apposé par le fabricant et doit exercer une vigilance active pour s'assurer de la conformité du produit à la réglementation applicable. Cette décision a une portée pratique importante pour les distributeurs français, qui doivent désormais évaluer la finalité médicale d'un produit au-delà de son marquage initial.

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0147

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 4 juin 2026.#V contre Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid.#Renvoi préjudiciel – Article 20 TFUE – Citoyenneté de l’Union – Directive 2008/115/CE – Retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier – Article 5, sous a) et b) – Obligation de tenir compte de l’intérêt supérieur de l’enfant et de la vie familiale – Article 6, paragraphe 2 – Décision de l’autorité compétente de l’État membre d’accueil refusant l’octroi d’un droit de séjour dérivé sur son territoire au ressortissant d’un pays tiers, parent d’un enfant mineur, citoyen de l’Union, et lui ordonnant de se rendre immédiatement dans un autre État membre – Interférence dans l’exercice du droit d’un citoyen de l’Union de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres – Enfant n’ayant jamais séjourné dans un État membre autre que celui dont il est ressortissant – Droit de séjour dérivé du parent ressortissant d’un pays tiers dans l’État membre dont l’enfant possède la nationalité et dans lequel celui-ci réside – Droit de séjour de ce parent dans un autre État membre – Article 7 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit au respect de la vie privée et familiale – Article 24, paragraphes 2 et 3, de la charte des droits fondamentaux – Intérêt supérieur de l’enfant.#Affaire C-147/24.

La Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) précise, dans le cadre d'un renvoi préjudiciel néerlandais, les conditions dans lesquelles un ressortissant de pays tiers, parent d'un enfant mineur citoyen de l'Union n'ayant jamais quitté l'État membre dont il possède la nationalité, peut se voir refuser un droit de séjour dérivé dans cet État et faire l'objet d'une mesure de retour l'enjoignant à se rendre dans un autre État membre. Elle juge qu'une telle décision, prise sur le fondement de la directive 2008/115, constitue une ingérence dans le droit de libre circulation du citoyen de l'Union et doit être examinée à l'aune de l'article 7 et de l'article 24 de la Charte des droits fondamentaux, en particulier l'intérêt supérieur de l'enfant et le droit à la vie familiale.

4 juin 2026

Détail →