LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-25MA02079

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-25MA02079

vendredi 6 mars 2026

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-25MA02079
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
FormationJuge des référés
Avocat requérantANSLAW AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Procédure contentieuse antérieure :

La société Logistik Transports a demandé au tribunal administratif de Marseille d’annuler l’arrêté du maire de la commune de Barbentane du 9 février 2021 lui refusant la délivrance d’un permis de construire, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux.

Par une ordonnance n° 2104601 du 20 mai 2025, le président de la 4ème chambre du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.


Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 22 juillet 2025, la société Logistik Transport, représentée par Anslaw Avocats, demande à la cour :

1°) d’annuler l’ordonnance du 20 mai 2025 ;

2°) d’annuler « la décision implicite de rejet » ;

3°) d’enjoindre au maire de la commune de Barbentane de lui délivrer le permis de construire sollicité dans un délai de 15 jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
L’ordonnance est irrégulière et méconnaît les stipulations de l’article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et du citoyen ;
Elle est irrégulière au motif que la minute n’a pas été signée ;
La société Logistik n’avait pas l’obligation d’effectuer un recours administratif préalable obligatoire.



Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
Le code de l’urbanisme ;
Le code de justice administrative.




Considérant ce qui suit :


La société Logistik Transports relève appel de l’ordonnance n° 2104601 du 20 mai 2025 par laquelle le président de la 4ème chambre du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l’annulation de l’arrêté du maire de la commune de Barbentane du 9 février 2021 lui refusant la délivrance d’un permis de construire, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents des cours administratives d'appel, (…) peuvent (…) par ordonnance, rejeter (…) les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article (…) ».
En premier lieu, la circonstance que l’ordonnance du 20 mai 2025 par laquelle le président de la 4ème chambre du tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande de première instance de la société Logistik a été prise quatre ans après l’introduction de la requête n’est pas de nature à entacher la procédure d’irrégularité. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l’article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales doit dès lors être écarté.
En deuxième lieu, aux termes de l’article R. 741-7 du code de justice administrative : « Dans les tribunaux administratifs et les cours administratives d'appel, la minute de la décision est signée par le président de la formation de jugement, le rapporteur et le greffier d'audience ». Il ressort des pièces du dossier de première instance que la minute de l’ordonnance attaquée, transmise à la cour en application de l’article R. 741-10 du code de justice administrative, comporte la signature du président de la 4ème chambre, seule requise s’agissant d’une ordonnance. Ainsi, le moyen tiré de l’absence des signatures requises manque en fait.
En dernier lieu, pour rejeter la demande de la société Logistik comme manifestement irrecevable en première instance sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 4ème chambre du tribunal administratif a relevé que la société requérante n’avait pas formé de recours administratif préalable obligatoire dans les conditions posées par l’article R. 424-14 du code de l’urbanisme.
Aux termes de l’article R. 424-14 du code de l’urbanisme : « Lorsque le projet est situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques, le demandeur peut, en cas d'opposition à une déclaration préalable ou de refus de permis fondé sur un refus d'accord de l'architecte des Bâtiments de France, saisir le préfet de région, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, d'un recours contre cette décision dans le délai de deux mois à compter de la notification de l'opposition ou du refus. Le demandeur précise lors de sa saisine s'il souhaite faire appel à un médiateur désigné dans les conditions prévues au III de l'article L. 632-2 du code du patrimoine. Dans ce cas, le préfet de région saisit le médiateur qui transmet son avis dans le délai d'un mois à compter de cette saisine. (…) ».

Il résulte de ces dispositions que le pétitionnaire n'est pas recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre un refus de permis de construire portant sur un immeuble situé dans le champ de visibilité d'un édifice classé ou inscrit, opposé à la suite d'un avis négatif de l'architecte des Bâtiments de France (ABF), s'il n'a pas, préalablement, saisi le préfet de région d'une contestation de cet avis, selon la procédure spécifique prévue à l'article R. 421-38-4 du code l'urbanisme, dont les dispositions ont été transférées à l'article R. 421-14. Il n'en est dispensé que dans l'hypothèse où le maire ou l'autorité compétente pour délivrer le permis a lui-même contesté l'avis de l'ABF ou dans le cas où le ministre chargé des monuments historiques a usé de son pouvoir d'évocation du dossier (CE, 30 juin 2010 n° 334747 en B SARL Chateau d'Epinay).

Il ressort des pièces du dossier que le projet litigieux se trouve dans le champ de visibilité d'un édifice classé ou inscrit et que l'architecte des Bâtiments de France (ABF) a émis un avis négatif le 22 décembre 2020. Dans ces conditions, le recours pour excès de pouvoir exercé par la société Logisitik était soumis à l’exercice d’un recours administratif préalable obligatoire en première instance. La société requérante n’a pas justifié devant le tribunal de l’exercice de ce recours administratif préalable obligatoire, malgré le courrier en date du 29 avril 2025 par lequel le greffe du tribunal administratif l’a invitée à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours sous peine d’irrecevabilité. C’est donc à bon droit que le président de la 4ème chambre du tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande de première instance comme manifestement irrecevable.

Il résulte de ce qui précède que la requête d’appel de la société Logistik Transports doit être rejetée, en application des dispositions de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions aux fins d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.

O R D O N N E :




Article 1er : La requête de la société Logistik Transports est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Logistik Transports.


Fait à Marseille, le 6 mars 2026













Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507212

Le Conseil d'État, statuant en tant que juge de cassation, a été saisi par M. B... d'un pourvoi contre une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Paris. Ce dernier avait refusé de suspendre la décision du ministre de la Justice de placer l'intéressé dans un quartier de lutte contre la criminalité organisée. Le requérant contestait le rejet de sa demande en invoquant une erreur de droit et une dénaturation des faits concernant la condition d'urgence. Le Conseil d'État a estimé que ces moyens n'étaient pas fondés et a refusé d'admettre le pourvoi, confirmant ainsi l'ordonnance attaquée. La décision s'appuie sur les articles L. 822-1 et R. 822-5 du code de justice administrative.

01/07/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516411

Le Conseil d'État a été saisi d'un pourvoi en cassation par Mme A... contre une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Melun, qui avait rejeté sa demande de suspension d'une décision de suspension de son droit de visite dans un centre pénitentiaire. Le pourvoi a été rejeté comme irrecevable car il n'avait pas été présenté par un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, obligation pourtant mentionnée dans la notification de l'ordonnance attaquée. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 821-3 et R. 612-1 du code de justice administrative. En conséquence, le pourvoi n'a pas été admis.

01/07/2026

CAA44excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278

Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.

01/07/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295

Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

01/07/2026

← Retour aux décisions