LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA31-24TL00228

Cour administrative d'appel de Toulouse — Décision N° CAA31-24TL00228

jeudi 12 décembre 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Toulouse
SectionCour administrative d'appel de Toulouse
N° DossierCAA31-24TL00228
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
FormationJuge des référés
Avocat requérantRUFFEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A B a demandé au tribunal administratif de Nîmes de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, d'annuler l'arrêté du 20 avril 2023 par lequel la préfète du Gard a rejeté sa demande de délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an, d'annuler l'arrêté du 20 avril 2023 par lequel la préfète du Gard l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours, d'enjoindre à la préfète du Gard de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou subsidiairement de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un jugement n° 2301696 du 17 mai 2023, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Nîmes, après l'avoir admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, a renvoyé à la formation collégiale les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 20 avril 2023 de la préfète du Gard en tant qu'il porte refus de séjour et les conclusions accessoires à cette décision et a rejeté le surplus de ses demandes.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 25 janvier 2024, M. B, représenté par Me Ruffel, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du 17 mai 2023 ;

2°) d'annuler l'arrêté du 20 avril 2023 n° BSE 2023/62 par lequel la préfète du Gard a rejeté sa demande de délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il pouvait être reconduit d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

3°) d'enjoindre au préfet du Gard de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", sous astreinte de cent euros par jour de retard à compter de la décision à intervenir, à titre subsidiaire, lui enjoindre de procéder au réexamen de sa demande dans un délai de deux mois dans les mêmes conditions d'astreinte ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement de la somme de 2 000 euros à verser à son conseil sur le fondement des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale à raison de l'illégalité de la décision de refus d'admission au séjour, dont l'examen a fait l'objet d'un renvoi en formation collégiale par la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Nîmes ;

- sa motivation est incompréhensible ;

- elle méconnaît le principe du contradictoire et le droit d'être entendu ;

- elle doit être annulée en raison de l'illégalité de la décision implicite lui refusant la délivrance d'un titre de séjour pour défaut de motivation ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle se fonde sur le motif tiré du caractère manifestement infondé de sa demande d'admission au séjour, alors même qu'il a produit une promesse d'embauche du 18 novembre 2021, renouvelée le 5 mai 2022, dont il n'était pas titulaire à la date de sa première demande en 2017 ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation à raison de l'intensité des liens privés et familiaux sur le territoire français ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire pour une durée d'un an est illégale dès lors qu'elle est fondée sur le refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français lui-même illégal ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision portant assignation à résidence est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision refusant de lui accorder un délai de départ ;

- elle n'est pas justifiée dès lors qu'il présente des garanties de représentation suffisantes.

Par une décision du 20 décembre 2023, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Toulouse.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Le dernier alinéa de l'article R.222-1 du code de justice administrative dispose : " () les présidents des formations de jugement () des cours () peuvent () par ordonnance, rejeter () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".

2. M. B, ressortissant marocain né le 15 juin 1986 à Berkane (Maroc), est entré sur le territoire le 19 septembre 2016 sous couvert d'un visa court séjour valable jusqu'au 22 novembre 2016. Le 17 août 2022, il a sollicité son admission au séjour au titre de la vie privée et familiale, rejetée par un arrêté n° BSE 2023/062 de la préfète du Gard du 20 avril 2023 qui l'a obligé à quitter le territoire sans délai, a fixé le pays à destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'une année. Par un arrêté distinct n°2023-30-137/BEA daté du même jour, la préfète du Gard l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours. M. B relève appel du jugement du 17 mai 2023 par lequel la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Nîmes a notamment rejeté les conclusions de sa requête tendant à l'annulation de l'arrêté n° BSE 2023/062 du 20 avril 2023 en tant qu'il l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an ainsi que de l'arrêté du même jour par lequel il l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, le requérant se prévaut de l'illégalité, par voie d'exception, de la décision lui refusant l'admission au séjour, ses conclusions tendant à l'annulation de ce refus de séjour ayant été renvoyées à l'examen de la formation collégiale.

4. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B a déposé une demande de délivrance d'un titre de séjour le 17 août 2022. Du silence gardé quatre mois sur cette demande est née, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une décision implicite de rejet. Toutefois, par décision expresse du 20 avril 2023, la préfète du Gard a rejeté la demande de titre de séjour de l'intéressé. Sa décision expresse s'est ainsi substituée à la décision implicite initiale. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision implicite de rejet initiale serait entachée d'un défaut de motivation faute pour le préfet d'avoir communiqué les motifs de cette décision à la suite de la demande du requérant ne peut qu'être écarté comme inopérant.

5. En troisième lieu, la décision en litige mentionne les textes dont elle fait application, et notamment l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 en matière de séjour et d'emploi et les dispositions de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, le préfet énonce l'ensemble des considérations de fait se rapportant à la situation de l'intéressé au regard de la durée de sa présence en France, de sa vie privée et familiale et de ses perspectives professionnelles. Par suite, la décision attaquée est suffisamment motivée au regard des exigences des dispositions de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le moyen tiré du caractère abscons de la motivation de la décision en litige, qui se rapporte au bien-fondé de ces motifs, doit être écarté.

6. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1- Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2- Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. ".

7. Si M. B se prévaut de la présence en France de ses parents et de son frère cadet Abdelkader admis au séjour durant sa minorité dans le cadre d'une procédure de regroupement familial, il ressort de l'examen du dossier, qu'entré sur le territoire à l'âge de trente ans sous couvert d'un visa court séjour, il s'y est maintenu de façon irrégulière à son expiration. Par ailleurs, il a déjà fait l'objet d'une décision de refus de séjour du préfet du Gard, le 24 juillet 2019, dont la légalité a été confirmée en dernier lieu par ordonnance de la cour administrative d'appel de Marseille du 17 septembre 2020 et il ne démontre par aucune des pièces produites que sa présence en France serait indispensable au soutien de ses parents handicapés, alors que son frère cadet Abdelkader, titulaire d'un titre de séjour, demeure à leur domicile. Enfin, célibataire et sans enfant, il n'établit pas qu'il serait dépourvu d'attaches privées et familiales sur le territoire marocain au seul motif que ses parents et son frère cadet demeureraient sur le territoire français. Enfin, les circonstances tirées de sa participation à un club de football ou à des cours de français langue étrangère et des ateliers sociolinguistiques, et la production d'une promesse d'embauche sur un poste d'ouvrier non qualifié dans le domaine du bâtiment ne sont pas de nature à démontrer qu'il aurait établi le centre de ses intérêts privés sur le territoire, ni qu'il serait intégré sur les plans social et professionnel. Par suite, la décision de refus de titre de séjour n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle n'est pas non entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation. Il en résulte que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité par voie d'exception.

Sur la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

8. Aux termes du l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". L'article L. 612-3 du même code dispose que : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants () / 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ;/ () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () ".

9. Il ressort des termes de l'arrêté contesté que pour refuser d'accorder à M. B un délai de départ volontaire, la préfète du Gard s'est fondée, d'une part, sur la circonstance que cette nouvelle demande de titre de séjour revêtait un caractère abusif et dilatoire, puisque présentée sur le même fondement et avec les mêmes éléments que la précédente demande déposée le 27 janvier 2017. D'autre part, elle s'est basée sur la circonstance que M. B s'était déjà soustrait à une précédente mesure d'éloignement prononcée à son encontre le 24 juillet 2019, dont la légalité a été confirmée en dernier lieu par une ordonnance de la cour administrative d'appel de Marseille du 17 septembre 2020. Dans ces conditions, même s'il fournit une promesse d'embauche datée du 5 mai 2022, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la préfète du Gard aurait commis erreur de droit en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire.

10. Eu égard à l'ensemble des circonstances de l'espèce, notamment celles précédemment citées aux points 7 et 9, la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation de M. B et n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire pendant un an :

11. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen dirigé contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français, tiré de l'illégalité, par voie d'exception, de la décision de refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

12. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".

13. M. B, célibataire et sans enfant, qui ne se prévaut d'aucune circonstance humanitaire, a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et ne justifie pas avoir établi le centre de ses intérêts privés et familiaux sur le territoire français. Par suite, nonobstant la durée de séjour dont il fait état, la préfète du Gard n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, en édictant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.

Sur la décision portant assignation à résidence :

14. Dès lors que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée des illégalités alléguées, M. B n'est pas fondé à s'en prévaloir par la voie de l'exception à l'encontre de l'arrêté de la préfète du Gard du 20 avril 2023 n°2023-30-137/BEA portant décision d'assignation à résidence.

15. L'intéressé soutient que la décision portant assignation à résidence dont il fait l'objet n'est ni justifiée ni nécessaire dès lors qu'il dispose d'une adresse stable et de garanties de représentations. Toutefois, ces circonstances sont sans incidence alors que l'assignation à résidence constitue une mesure alternative au placement en rétention dès lors que l'étranger concerné présente précisément des garanties de représentation. Par conséquent, le moyen tiré de ce que l'intéressé dispose de garanties de représentation doit être écarté comme inopérant.

16. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B qui est manifestement dépourvue de fondement, doit être rejetée par application des dispositions précédemment citées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte et celles présentées au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à Me Ruffel.

Copie en sera adressée au préfet du Gard.

Fait à Toulouse, le 12 décembre 2024.

La présidente de la 2ème chambre,

A. Geslan-Demaret

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

N°24TL00228

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

← Retour aux décisions