jeudi 19 juin 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-25TL00903 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A D et Mme B C ont demandé au tribunal administratif de Nîmes l'annulation de l'arrêté du 8 juillet 2022 n° PC 084 035 21 E0049 par lequel le maire de Cavaillon a accordé un permis de construire à la société en nom collectif FP Cava Développement pour la réalisation sur le lot A de la zone d'aménagement concerté des Hauts Banquets d'un établissement logistique de 9 hectares comportant 49 quais de chargement ou déchargement, ensemble la décision rejetant leur recours gracieux du 13 octobre 2022.
Par un jugement n° 2203554 du 18 mars 2025, le tribunal administratif de Nîmes a donné acte du désistement d'instance de M. D et de Mme C, mis à la charge de la commune de Cavaillon et de la société FP Cava Développement le versement d'une somme de 600 euros chacune à M. D et Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et rejeté les conclusions de la société FP Cava Développement au titre du même article.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 3 mai 2025, M. D, représenté par Me Bonnet, demande à la cour :
1°) Avant dire droit, de solliciter, s'il plaît à la cour, un avis du Conseil d'Etat sur la portée du second alinéa de l'article L. 452-5 du code de l'urbanisme ;
2°) d'annuler, à titre principal, l'article 1 du jugement du 18 mars 2025 par lequel le tribunal a donné acte de son désistement d'instance pour erreur de droit et, à titre subsidiaire, pour méconnaissance du contradictoire devant le tribunal ;
3°) de juger que le permis du 8 juillet 2022 doit être regardé comme ayant été retiré ou abandonné implicitement à la date à laquelle sont devenus définitifs les deux nouveaux permis décernés sur le même terrain, pour la même catégorie d'activité que la précédente, et que sa requête est ainsi devenue sans objet à raison d'une décision de la commune et du pétitionnaire ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Cavaillon et de la société FP Cava Développement une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par courrier du 2 juin 2025, M. D a été invité à justifier, dans un délai de quinze jours, de l'accomplissement des formalités de notification de sa requête d'appel prévues à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire, enregistré le 17 juin 2025, M. D, représenté par Me Bonnet, déclare se désister purement et simplement de l'instance devant la cour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : / 1°) Donner acte des désistements ; / () ".
2. Par un mémoire, enregistré le 17 juin 2025, M. D déclare se désister purement et simplement de l'instance devant la cour. Ce désistement étant pur et simple, aucune circonstance ne fait obstacle à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. D de sa requête d'appel.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A D.
Copie en sera adressée à la commune de Cavaillon et à la société en nom collectif FP Cava Développement.
Fait à Toulouse, le 19 juin 2025.
Le président de la 4ème chambre,
D Chabert
La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026