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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-25BX02621

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-25BX02621

mercredi 25 mars 2026

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-25BX02621
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
FormationJuge des référés
Avocat requérantSALLE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Poitiers d’annuler les arrêtés du 20 mai 2025 par lequel le préfet de la Vienne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans et l’a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.

Par un jugement n°s 2501586-2501587 du 13 juin 2025, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 22 octobre 2025, M. A..., représenté par Me Salle, demande à la cour :

2°) d’annuler ce jugement du tribunal administratif de Poitiers ;

3°) d’annuler les arrêtés du 20 mai 2025 du préfet de la Vienne ;

4°) d’enjoindre au préfet de la Vienne de réexaminer sa situation.

Il soutient que le préfet de la Vienne a entaché ses arrêtés d’une erreur d’appréciation quant à la proportionnalité des mesures au regard des faits de l’espèce.

M. A... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 18 septembre 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « les présidents des formations de jugement des cours (…) peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter (…) après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d’appel manifestement dépourvues de fondement (…) ».

M. A..., de nationalité congolaise et né en 2000, est entré en France le 17 août 2023. Il a sollicité à son arrivée l’asile, demande qui a été rejetée par l’office français des réfugiés et du droit d’asile par une décision du 27 novembre 2023, confirmée par une décision de la cour nationale du droit d’asile le 12 avril 2024. Par deux arrêtés du 20 mai 2025, le préfet de la Vienne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans et l’a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. M. A... relève appel du jugement du 13 juin 2025 par lequel le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande tendant à l’annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

M. A..., en reprenant dans des termes similaires un unique moyen de première instance visé ci-dessus, n’apporte en appel aucun élément de fait ou de droit nouveau de nature à remettre en cause l’appréciation des premiers juges, qui y ont pertinemment répondu. Il y a lieu d’écarter ce moyen unique par adoption des motifs retenus par le tribunal administratif de Poitiers.

Il résulte de ce qui précède que la requête d’appel est manifestement dépourvue de fondement et doit être rejetée selon la procédure prévue par les dispositions citées au point 1 du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
















ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....

Copie en sera adressée pour information au préfet de la Vienne.

Fait à Bordeaux, le 25 mars 2026.



La présidente de la 5ème chambre,
F. ZUCCARELLO



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.


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