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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-26BX00588

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-26BX00588

mercredi 1 avril 2026

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-26BX00588
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
FormationJuge des référés
Avocat requérantNIZARI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

L’association pour le transport sanitaire d’urgence de Mayotte (ATSU 976) a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Mayotte d’ordonner, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de la « décision » du 8 juillet 2025 par laquelle le directeur général de l’agence régionale de santé (ARS) de Mayotte l’a informé des nouvelles modalités envisagées pour l’accomplissement et le financement de la mission de régulation.

Par une ordonnance n° 2503172 du 5 février 2026, le juge des référés du tribunal administratif de Mayotte a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 19 février 2026, l’ATSU 976, représentée par Me Nizari, conteste cette ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Mayotte du 5 février 2026.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 351-2 du code de justice administrative : « Lorsqu’une cour administrative d’appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu’il estime relever de la compétence du Conseil d’Etat, son président transmet sans délai le dossier au Conseil d’Etat qui poursuit l’instruction de l’affaire (...) ».

2. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ». L’article L. 523-1 du même code dispose que : « Les décisions rendues en application des articles L.521-1, L.521-3, L.521-4 et L. 522-3 sont rendues en dernier ressort (…). ».

3. La requête de l’ATSU 976 tend à l’annulation de l’ordonnance du 5 février 2026 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif de Mayotte, statuant sur le fondement de l’article L.521-1 cité ci-dessus, s’est prononcé en premier et dernier ressort. Cette demande doit être portée non devant la cour administrative d’appel de Bordeaux, qui n’est pas compétente pour en connaître, mais devant le Conseil d’Etat. Par suite, en application de l’article R. 351-2 du même code, il y a lieu de transmettre le dossier de la requête de l’ATSU 976 au Conseil d’Etat.


ORDONNE :

Article 1er : Le dossier de la requête de l’ATSU 976 est transmis au Conseil d’État.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au Président de la section du contentieux du Conseil d’État et à l’ATSU 976.

Fait à Bordeaux, le 1er avril 2026.


Le Président de la cour administrative d’appel de Bordeaux,



O. Couvert-Castéra

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