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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA44-26NT00034

Cour Administrative d'Appel de Nantes — Décision N° CAA44-26NT00034

mercredi 1 juillet 2026

JuridictionCour Administrative d'Appel de Nantes
SectionCour Administrative d'Appel de Nantes
N° DossierCAA44-26NT00034
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
FormationJuge des référés
Avocat requérantPAPINOT

Résumé IA

Refus de titre de séjour. Cour Administrative d'Appel de Nantes, juge des référés. Rejet de la requête de M. B... contre le jugement du tribunal administratif de Caen ayant rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté préfectoral du 2 juin 2025. La requête est jugée manifestement dépourvue de fondement, les moyens soulevés étant soit déjà écartés par les premiers juges, soit inopérants faute de demande préalable sur les fondements invoqués (articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile). Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Caen de constater l’abrogation de l’arrêté du 14 juillet 2023 du préfet du Calvados, d’annuler la décision implicite de la même autorité rejetant sa demande de titre de séjour et l’arrêté du 2 juin 2025 du même préfet portant refus de titre de séjour.

Par un jugement nos 2500014, 2502852 du 17 décembre 2025, le tribunal administratif de Caen a décidé qu’il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’abrogation de l’arrêté du 14 juillet 2023 du préfet du Calvados et a rejeté le surplus des conclusions de ses demandes.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 7 janvier 2026, M. B..., représenté par Me Papinot, demande à la cour :

1°) d’annuler ce jugement du 17 décembre 2025 du tribunal administratif de Caen en tant qu’il a rejeté sa demande tendant à l’annulation de l’arrêté du 2 juin 2025 du préfet du Calvados ;

2°) d’annuler l’arrêté du préfet du Calvados du 2 juin 2025 portant refus de titre de séjour ;

3°) d’enjoindre au préfet du Calvados, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, de lui délivrer un titre de séjour ou de le munir d’un récépissé avec une autorisation de travail ou de réexaminer sa situation dans le délai de deux mois à compter de la notification de l’arrêt à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que l’arrêté contesté n’est pas suffisamment motivé ; il n’a pas été précédé d’une saisine du collège des médecins de l’Office français de l’immigration et de l’intégration ; il n’a pas été précédé d’un examen de sa situation ; il méconnaît les dispositions des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.


M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 15 janvier 2026.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents des formations de jugement des cours (…) peuvent (…) par ordonnance, rejeter (…), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. (…) ».

2. M. B..., ressortissant géorgien, relève appel du jugement du 17 décembre 2025 du tribunal administratif de Caen en tant qu’il a rejeté sa demande tendant à l’annulation de l’arrêté du 2 juin 2025 du préfet du Calvados portant refus de titre de séjour.

3. En premier lieu, il convient d’écarter par adoption des motifs retenus par les premiers juges les moyens tirés de ce que l’arrêté contesté n’est pas suffisamment motivé et n’a pas été précédé d’un examen de sa situation, moyens que M. B... réitère en appel sans apporter d’élément nouveau.

4. En second lieu, M. B..., qui ne justifie pas avoir présenté une demande de titre de séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ne peut utilement se prévaloir ni de l’absence d’une saisine du collège des médecins de l’Office français de l’immigration et de l’intégration ni de la méconnaissance de ces dispositions.

5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B... est manifestement dépourvue de fondement et doit être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, les conclusions présentées dans cette requête aux fins d’injonction, d’astreinte et de mise à la charge de l’Etat des frais liés au litige doivent également être rejetées.


ORDONNE :


Article 1er :
La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée, pour information, au préfet du Calvados.


Fait à Nantes, le 1er juillet 2026.


Le président de la 4ème chambre,




L. Lainé




La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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