Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-26PA04029
mardi 1 septembre 2026
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-26PA04029 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | Juge des référés |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Montreuil de condamner l’université Paris 8 à lui verser la somme de 50 000 euros en réparation des préjudices qu’il estime avoir subis du fait de la destruction de son matériel pédagogique en date du 19 décembre 2018, somme assortie des intérêts au taux légal à compter du 31 mars 2019.
Par une ordonnance n° 2520172 du 29 mai 2026, la présidente de la 3ème chambre du tribunal administratif de Montreuil a conclu à l’irrecevabilité de sa requête sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Procédure devant la Cour :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 et 18 juillet 2026, M. A... doit être regardé comme demandant à la Cour dans le dernier état de ses écritures :
1°) d’annuler l’ordonnance du 29 mai 2026 de la présidente de la 3ème chambre du tribunal administratif de Montreuil ;
2°) de renvoyer l’affaire devant le tribunal administratif de Montreuil ;
3°) de mettre à la charge de l’université Paris 8, le remboursement des dépens.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D’une part, aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les premiers-vices présidents des cours peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…). »
2. D’autre part, aux termes de l’article R. 811-2 du code de justice administrative : « Sauf disposition contraire, le délai d'appel est de deux mois. Il court contre toute partie à l'instance à compter du jour où la notification a été faite à cette partie dans les conditions prévues aux articles R. 751-3 à R. 751-4-1 ». Aux termes des dispositions de l’article R. 751-4-1 du code de justice administrative : « Par dérogation aux articles R. 751-2, R. 751-3 et R. 751-4, la décision peut être notifiée par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1 aux parties qui sont inscrites dans cette application ou du téléservice mentionné à l'article R. 414-2 aux parties qui en ont accepté l'usage pour l'instance considérée. Ces parties sont réputées avoir reçu la notification à la date de première consultation de la décision, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition de la décision dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de la notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles ».
3. Et aux termes de l'article R. 811-7 du même code : « Les appels ainsi que les mémoires déposés devant la cour administrative d'appel doivent être présentés à peine d'irrecevabilité par l'un des mandataires mentionnés à l'article R. 431-2. (…) ». Aux termes de l’article
R. 612-1 : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. / Toutefois, la juridiction d’appel (...) peut rejeter de telles conclusions sans demande de régularisation préalable pour les cas d'irrecevabilité tirés de la méconnaissance d'une obligation mentionnée dans la notification de la décision attaquée conformément à l'article R. 751-5. » En vertu de ce dernier article, la notification de la décision mentionne que l’appel ne peut être présenté que par un avocat, sauf disposition particulière prévoyant une dispense de ministère d’avocat.
4. Il ressort des pièces du dossier que l’ordonnance attaquée a été mise à disposition de M. A... par l’application Télérecours, le 29 mai 2026 à 11h16 et qu’il en a accusé réception le 18 juin 2026 ainsi que l’atteste l’accusé de réception délivré par l’application informatique. La lettre de notification précisait que la requête devait être présentée par un avocat, sous peine d’irrecevabilité. Ce dernier a toutefois introduit sa requête le 8 juillet 2026 sans le concours d’un avocat et n’a pas déposé de demande d’aide juridictionnelle. Au surplus, il ne produit pas une copie de l’ordonnance attaquée, conformément aux mentions inscrites dans la lettre de notification.
5. Par suite, la requête de M. A... est manifestement irrecevable en raison du défaut d’avocat. Elle doit donc être rejetée sur le fondement des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Paris, le 1er septembre 2026.
La première vice-présidente, présidente de la 4ème chambre,
M. C...
La République mande et ordonne au ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Procédure contentieuse antérieure :
M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Montreuil de condamner l’université Paris 8 à lui verser la somme de 50 000 euros en réparation des préjudices qu’il estime avoir subis du fait de la destruction de son matériel pédagogique en date du 19 décembre 2018, somme assortie des intérêts au taux légal à compter du 31 mars 2019.
Par une ordonnance n° 2520172 du 29 mai 2026, la présidente de la 3ème chambre du tribunal administratif de Montreuil a conclu à l’irrecevabilité de sa requête sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Procédure devant la Cour :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 et 18 juillet 2026, M. A... doit être regardé comme demandant à la Cour dans le dernier état de ses écritures :
1°) d’annuler l’ordonnance du 29 mai 2026 de la présidente de la 3ème chambre du tribunal administratif de Montreuil ;
2°) de renvoyer l’affaire devant le tribunal administratif de Montreuil ;
3°) de mettre à la charge de l’université Paris 8, le remboursement des dépens.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D’une part, aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les premiers-vices présidents des cours peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…). »
2. D’autre part, aux termes de l’article R. 811-2 du code de justice administrative : « Sauf disposition contraire, le délai d'appel est de deux mois. Il court contre toute partie à l'instance à compter du jour où la notification a été faite à cette partie dans les conditions prévues aux articles R. 751-3 à R. 751-4-1 ». Aux termes des dispositions de l’article R. 751-4-1 du code de justice administrative : « Par dérogation aux articles R. 751-2, R. 751-3 et R. 751-4, la décision peut être notifiée par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1 aux parties qui sont inscrites dans cette application ou du téléservice mentionné à l'article R. 414-2 aux parties qui en ont accepté l'usage pour l'instance considérée. Ces parties sont réputées avoir reçu la notification à la date de première consultation de la décision, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition de la décision dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de la notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles ».
3. Et aux termes de l'article R. 811-7 du même code : « Les appels ainsi que les mémoires déposés devant la cour administrative d'appel doivent être présentés à peine d'irrecevabilité par l'un des mandataires mentionnés à l'article R. 431-2. (…) ». Aux termes de l’article
R. 612-1 : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. / Toutefois, la juridiction d’appel (...) peut rejeter de telles conclusions sans demande de régularisation préalable pour les cas d'irrecevabilité tirés de la méconnaissance d'une obligation mentionnée dans la notification de la décision attaquée conformément à l'article R. 751-5. » En vertu de ce dernier article, la notification de la décision mentionne que l’appel ne peut être présenté que par un avocat, sauf disposition particulière prévoyant une dispense de ministère d’avocat.
4. Il ressort des pièces du dossier que l’ordonnance attaquée a été mise à disposition de M. A... par l’application Télérecours, le 29 mai 2026 à 11h16 et qu’il en a accusé réception le 18 juin 2026 ainsi que l’atteste l’accusé de réception délivré par l’application informatique. La lettre de notification précisait que la requête devait être présentée par un avocat, sous peine d’irrecevabilité. Ce dernier a toutefois introduit sa requête le 8 juillet 2026 sans le concours d’un avocat et n’a pas déposé de demande d’aide juridictionnelle. Au surplus, il ne produit pas une copie de l’ordonnance attaquée, conformément aux mentions inscrites dans la lettre de notification.
5. Par suite, la requête de M. A... est manifestement irrecevable en raison du défaut d’avocat. Elle doit donc être rejetée sur le fondement des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Paris, le 1er septembre 2026.
La première vice-présidente, présidente de la 4ème chambre,
M. C...
La République mande et ordonne au ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.