Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-26PA04791
mardi 1 septembre 2026
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-26PA04791 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | LTAIEF |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 3 août 2026, M. B... C... A..., représenté par Me Ltaeif, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au préfet de police de Paris de lui communiquer dans un délai de huit jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, une date de rendez-vous lui permettant de déposer et de faire enregistrer sa demande de renouvellement de son certificat de résidence algérien valable dix ans, ce rendez-vous devant intervenir dans un délai maximal de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
2°) d'enjoindre au préfet de police de Paris de lui délivrer, lors de l’enregistrement de son dossier complet, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour lui permettant de justifier de la régularité de son séjour pendant l’instruction de sa demande, sous les mêmes conditions d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête remplit les conditions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative ;
- l’absence de réponse du préfet de police de Paris méconnaît les dispositions de l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que son droit de voir sa situation examinée par l’administration.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la cour a désigné M. Barthez, président de la 5ème chambre, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». L’article L. 523-1 du même code dispose que : « Les décisions rendues en application des articles L. 521-1, L. 521-3, L. 521-4 et L. 522-3 sont rendues en dernier ressort. / Les décisions rendues en application de l'article L. 521-2 sont susceptibles d'appel devant le Conseil d'Etat (…) ». Enfin, aux termes de l’article R. 522-8-1 de ce code : « Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d’ordonnance ».
2. La requête de M. A... tend à ce que le juge des référés enjoigne, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, au préfet de police de Paris de lui communiquer une date de rendez-vous pour qu’il puisse déposer sa demande de titre de séjour. Toutefois, une telle demande, qui ne se rattache à aucune instance soumise à la cour administrative d’appel de Paris, relève en première instance de la compétence du juge des référés du tribunal administratif territorialement compétent. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête de M. A... en application des dispositions précitées de l’article R. 522-8-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C... A....
Copie en sera adressée au préfet de police de Paris.
Fait à Paris, le 1er septembre 2026.
Le juge des référés
A. BARTHEZ
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 3 août 2026, M. B... C... A..., représenté par Me Ltaeif, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au préfet de police de Paris de lui communiquer dans un délai de huit jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, une date de rendez-vous lui permettant de déposer et de faire enregistrer sa demande de renouvellement de son certificat de résidence algérien valable dix ans, ce rendez-vous devant intervenir dans un délai maximal de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
2°) d'enjoindre au préfet de police de Paris de lui délivrer, lors de l’enregistrement de son dossier complet, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour lui permettant de justifier de la régularité de son séjour pendant l’instruction de sa demande, sous les mêmes conditions d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête remplit les conditions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative ;
- l’absence de réponse du préfet de police de Paris méconnaît les dispositions de l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que son droit de voir sa situation examinée par l’administration.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la cour a désigné M. Barthez, président de la 5ème chambre, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». L’article L. 523-1 du même code dispose que : « Les décisions rendues en application des articles L. 521-1, L. 521-3, L. 521-4 et L. 522-3 sont rendues en dernier ressort. / Les décisions rendues en application de l'article L. 521-2 sont susceptibles d'appel devant le Conseil d'Etat (…) ». Enfin, aux termes de l’article R. 522-8-1 de ce code : « Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d’ordonnance ».
2. La requête de M. A... tend à ce que le juge des référés enjoigne, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, au préfet de police de Paris de lui communiquer une date de rendez-vous pour qu’il puisse déposer sa demande de titre de séjour. Toutefois, une telle demande, qui ne se rattache à aucune instance soumise à la cour administrative d’appel de Paris, relève en première instance de la compétence du juge des référés du tribunal administratif territorialement compétent. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête de M. A... en application des dispositions précitées de l’article R. 522-8-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C... A....
Copie en sera adressée au préfet de police de Paris.
Fait à Paris, le 1er septembre 2026.
Le juge des référés
A. BARTHEZ
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.