Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-24VE02024
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-24VE02024 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | MENGELLE EMILY |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A... C... a demandé au tribunal administratif de Versailles d’annuler l’arrêté du 1er décembre 2023 par lequel le préfet de l’Essonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il était susceptible d’être reconduit d’office.
Par un jugement n° 2400028 du 4 avril 2024, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 22 juillet 2024, M. C..., représenté par Me Mengelle, demande à la cour :
1°) d’annuler ce jugement ;
2°) d’annuler l’arrêté du 1er décembre 2023 du préfet de l’Essonne ;
3°) d’enjoindre au préfet de l’Essonne de lui délivrer un titre de séjour mention « vie privée et familiale », « au besoin sous astreinte » ;
4°) de mettre à la charge de l’État le versement à son conseil d’une somme 1 200 euros au titre des dispositions combinées de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
• la décision de refus de séjour est entachée d’une erreur de fait, en ce qu’elle mentionne à tort qu’il a fait l’objet d’une condamnation pénale ;
• elle méconnaît les dispositions de l’article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la composition pénale dont il a fait l’objet et qu’il a dûment exécutée ne permet pas de caractériser une menace pour l’ordre public au sens de ces dispositions ;
• en faisant prévaloir cette prétendue menace, le préfet a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnu les dispositions de l’article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; en effet, il n’a plus aucune attache dans son pays d’origine tandis que sa tante et sa fratrie vivent en France où il est lui-même professionnellement intégré ;
• la décision de refus de titre de séjour est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
• elle viole les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
• l’obligation de quitter le territoire français est illégale pour les mêmes motifs que ceux invoqués à l’encontre de la décision de refus de titre de séjour.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 juillet 2026, le préfet de l’Essonne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
M. C... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 2 juillet 2024 du bureau d’aide juridictionnelle de Versailles.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.
Le rapport de Mme Hameau a été entendu au cours de l’audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C..., ressortissant de la République démocratique du Congo né en 2004, qui a déclaré être entré en France le 3 septembre 2019, a sollicité le 12 octobre 2022 son admission au séjour sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par un arrêté du 1er décembre 2023, le préfet de l’Essonne a rejeté sa demande, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il était susceptible d’être reconduit. M. C... fait appel du jugement du 4 avril 2024 par lequel le tribunal administratif de Versailles a rejeté ses conclusions en annulation de cet arrêté.
Sur la légalité de l’arrêté contesté :
2. Aux termes de l’article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. /Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. /L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ». Aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. (…) ».
3. Aux termes de l’article L. 432-1 du même code : « La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ».
4. D’une part, en indiquant que le casier judiciaire national et les antécédents judiciaires de l’intéressé mentionnaient qu’il avait été condamné le 10 novembre 2022 par le Tribunal judiciaire d’Evry à 35 heures de travail sur six mois et à l’accomplissement d’un stage de citoyenneté pour des faits de violence en réunion et de harcèlement moral commis au mois d’octobre 2022, le préfet qui n’a pas fait mention d’une condamnation pénale, n’a pas commis d’erreur de fait. Par ailleurs il ne s’est pas fondé sur les dispositions de l’article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour refuser au requérant la délivrance d’un titre de séjour mais a estimé que ce refus de titre eu égard aux éléments de sa vie privée et familiale et de ses antécédents judiciaires ne portait pas atteinte à l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet se serait fondé à tort sur une menace à l’ordre public pour lui refuser un titre de séjour doit être écarté.
5. D’autre part, M. C... allègue être entré en France en 2019, âgé de quinze ans, pour rejoindre sa tante paternelle de nationalité française qui l’a pris en charge ainsi que son frère et sa sœur, arrivés en même temps que lui sur le territoire national alors que leur père était porté disparu dans leur pays d’origine et que leur mère aurait été assassinée, fait valoir que son frère est désormais titulaire d’un titre de séjour et exerce le métier d’aide-soignant tandis que sa sœur est encore mineure et scolarisée et se prévaut de l’emploi d’équipier polyvalent qu’il occupe au sein d’une société Star RN20 dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée à temps partiel conclu en 2023, à la faveur d’un parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie dont il a bénéficié lorsque sa scolarité au lycée s’est achevée, en 2022. Cependant, il est célibataire, sans charge familiale et l’intensité de ses liens avec sa tante et avec sa fratrie ne ressort pas des pièces du dossier. Âgé de dix-neuf ans à la date de l’arrêté contesté, l’intéressé n’allègue d’aucune autre attache en France, alors qu’il ne ressort pas des pièces du dossier qu’il serait, comme il l’affirme, isolé dans son pays d’origine. Par ailleurs, il ne ressort pas des éléments susmentionnés que M. C... serait particulièrement bien intégré en France d’un point de vue professionnel, eu égard au caractère récent de l’emploi d’équipier polyvalent au sein de la société Star RN20 qu’il occupe depuis le mois de septembre 2023, ni d’un point de vue social alors qu’il a fait l’objet d’une composition pénale pour avoir commis en 2022 les faits délictueux mentionnés au point 4. Dans ces conditions, en refusant d’admettre M. C... au séjour et en l’éloignant, le préfet de l’Essonne n’a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée avec les objectifs en vue desquels il a pris ces décisions. Il n’a donc méconnu ni les dispositions de l’article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n’a pas davantage commis d’erreur manifeste d’appréciation des conséquences de l’arrêté litigieux sur la situation personnelle de M. C....
6. Il résulte de ce qui précède que M. C... n’est pas fondé à soutenir que c’est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande. Sa requête doit, dès lors, être rejetée, y compris ses conclusions à fin d’injonction « au besoin sous astreinte » et celles présentées sur le fondement des dispositions combinées de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. A... C... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de l’Essonne.
Délibéré après l’audience du 15 septembre 2026, à laquelle siégeaient :
Mme B..., première vice-présidente, présidente de chambre,
Mme Marc, présidente assesseure,
Mme Hameau, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2026.
La rapporteure,
M. Hameau
La présidente,
L. B...
La greffière,
T. Tollim
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Procédure contentieuse antérieure :
M. A... C... a demandé au tribunal administratif de Versailles d’annuler l’arrêté du 1er décembre 2023 par lequel le préfet de l’Essonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il était susceptible d’être reconduit d’office.
Par un jugement n° 2400028 du 4 avril 2024, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 22 juillet 2024, M. C..., représenté par Me Mengelle, demande à la cour :
1°) d’annuler ce jugement ;
2°) d’annuler l’arrêté du 1er décembre 2023 du préfet de l’Essonne ;
3°) d’enjoindre au préfet de l’Essonne de lui délivrer un titre de séjour mention « vie privée et familiale », « au besoin sous astreinte » ;
4°) de mettre à la charge de l’État le versement à son conseil d’une somme 1 200 euros au titre des dispositions combinées de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
• la décision de refus de séjour est entachée d’une erreur de fait, en ce qu’elle mentionne à tort qu’il a fait l’objet d’une condamnation pénale ;
• elle méconnaît les dispositions de l’article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la composition pénale dont il a fait l’objet et qu’il a dûment exécutée ne permet pas de caractériser une menace pour l’ordre public au sens de ces dispositions ;
• en faisant prévaloir cette prétendue menace, le préfet a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnu les dispositions de l’article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; en effet, il n’a plus aucune attache dans son pays d’origine tandis que sa tante et sa fratrie vivent en France où il est lui-même professionnellement intégré ;
• la décision de refus de titre de séjour est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
• elle viole les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
• l’obligation de quitter le territoire français est illégale pour les mêmes motifs que ceux invoqués à l’encontre de la décision de refus de titre de séjour.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 juillet 2026, le préfet de l’Essonne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
M. C... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 2 juillet 2024 du bureau d’aide juridictionnelle de Versailles.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.
Le rapport de Mme Hameau a été entendu au cours de l’audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C..., ressortissant de la République démocratique du Congo né en 2004, qui a déclaré être entré en France le 3 septembre 2019, a sollicité le 12 octobre 2022 son admission au séjour sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par un arrêté du 1er décembre 2023, le préfet de l’Essonne a rejeté sa demande, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il était susceptible d’être reconduit. M. C... fait appel du jugement du 4 avril 2024 par lequel le tribunal administratif de Versailles a rejeté ses conclusions en annulation de cet arrêté.
Sur la légalité de l’arrêté contesté :
2. Aux termes de l’article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. /Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. /L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ». Aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. (…) ».
3. Aux termes de l’article L. 432-1 du même code : « La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ».
4. D’une part, en indiquant que le casier judiciaire national et les antécédents judiciaires de l’intéressé mentionnaient qu’il avait été condamné le 10 novembre 2022 par le Tribunal judiciaire d’Evry à 35 heures de travail sur six mois et à l’accomplissement d’un stage de citoyenneté pour des faits de violence en réunion et de harcèlement moral commis au mois d’octobre 2022, le préfet qui n’a pas fait mention d’une condamnation pénale, n’a pas commis d’erreur de fait. Par ailleurs il ne s’est pas fondé sur les dispositions de l’article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour refuser au requérant la délivrance d’un titre de séjour mais a estimé que ce refus de titre eu égard aux éléments de sa vie privée et familiale et de ses antécédents judiciaires ne portait pas atteinte à l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet se serait fondé à tort sur une menace à l’ordre public pour lui refuser un titre de séjour doit être écarté.
5. D’autre part, M. C... allègue être entré en France en 2019, âgé de quinze ans, pour rejoindre sa tante paternelle de nationalité française qui l’a pris en charge ainsi que son frère et sa sœur, arrivés en même temps que lui sur le territoire national alors que leur père était porté disparu dans leur pays d’origine et que leur mère aurait été assassinée, fait valoir que son frère est désormais titulaire d’un titre de séjour et exerce le métier d’aide-soignant tandis que sa sœur est encore mineure et scolarisée et se prévaut de l’emploi d’équipier polyvalent qu’il occupe au sein d’une société Star RN20 dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée à temps partiel conclu en 2023, à la faveur d’un parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie dont il a bénéficié lorsque sa scolarité au lycée s’est achevée, en 2022. Cependant, il est célibataire, sans charge familiale et l’intensité de ses liens avec sa tante et avec sa fratrie ne ressort pas des pièces du dossier. Âgé de dix-neuf ans à la date de l’arrêté contesté, l’intéressé n’allègue d’aucune autre attache en France, alors qu’il ne ressort pas des pièces du dossier qu’il serait, comme il l’affirme, isolé dans son pays d’origine. Par ailleurs, il ne ressort pas des éléments susmentionnés que M. C... serait particulièrement bien intégré en France d’un point de vue professionnel, eu égard au caractère récent de l’emploi d’équipier polyvalent au sein de la société Star RN20 qu’il occupe depuis le mois de septembre 2023, ni d’un point de vue social alors qu’il a fait l’objet d’une composition pénale pour avoir commis en 2022 les faits délictueux mentionnés au point 4. Dans ces conditions, en refusant d’admettre M. C... au séjour et en l’éloignant, le préfet de l’Essonne n’a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée avec les objectifs en vue desquels il a pris ces décisions. Il n’a donc méconnu ni les dispositions de l’article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n’a pas davantage commis d’erreur manifeste d’appréciation des conséquences de l’arrêté litigieux sur la situation personnelle de M. C....
6. Il résulte de ce qui précède que M. C... n’est pas fondé à soutenir que c’est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande. Sa requête doit, dès lors, être rejetée, y compris ses conclusions à fin d’injonction « au besoin sous astreinte » et celles présentées sur le fondement des dispositions combinées de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. A... C... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de l’Essonne.
Délibéré après l’audience du 15 septembre 2026, à laquelle siégeaient :
Mme B..., première vice-présidente, présidente de chambre,
Mme Marc, présidente assesseure,
Mme Hameau, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2026.
La rapporteure,
M. Hameau
La présidente,
L. B...
La greffière,
T. Tollim
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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