Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-26VE00725

mardi 1 septembre 2026

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-26VE00725
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
FormationJuge des référés
Avocat requérantSARHANE HIND

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d’annuler la mise en demeure du 13 janvier 2026 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine lui a rappelé qu’il avait fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français par un arrêté du 12 avril 2024 et qu’il était tenu de quitter le territoire français sans délai.

Par un jugement n° 2600990 du 20 février 2026, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 12 mars 2026, M. A..., représenté par Me Sarhane demande à la cour :

1°) d’annuler ce jugement ;

2°) d’annuler les décisions du préfet des Hauts-de-Seine refusant de lui délivrer un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi ;

3°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour ou à défaut de réexaminer sa situation et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour ;

4°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- c’est à tort que sa demande a été rejetée au motif qu’elle était irrecevable, alors que la mise en demeure du 13 janvier 2026 constitue une mesure d’exécution de l’arrêté du 12 avril 2024 et présente le caractère d’un acte faisant grief, susceptible de recours pour excès de pouvoir ;
- les décisions lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination sont entachées de plusieurs motifs d’illégalité.

La demande d’aide juridictionnelle de M. A... a été rejetée par une décision du 30 juin 2026.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Par une décision en date du 1er septembre 2026, la présidente de la cour administrative d’appel de Versailles a désigné Mme Dorion, présidente, pour statuer par ordonnance en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les (…) magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent (…) par ordonnance, rejeter (…), après l’expiration du délai de recours (…) les requêtes d’appel manifestement dépourvues de fondement. (…) ».

Il ressort des pièces du dossier que M. A... a fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français sans délai par un arrêté du 12 avril 2024, notifié le même jour. À la suite de l’interpellation de M. A... pour des faits de recel d’abus de confiance en réunion, le préfet des Hauts-de-Seine lui a rappelé, par la « mise en demeure de quitter le territoire » contestée, qu’il était toujours tenu d’exécuter la mesure d’éloignement prise à son encontre. Dès lors que ce simple rappel est dépourvu de caractère décisoire, c’est à bon droit que le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. A..., pour irrecevabilité, au motif qu’elle n’était pas dirigée contre un acte faisant grief susceptible d’être contesté devant le juge de l’excès de pouvoir.

Il résulte de ce qui précède que la requête d’appel de M. A... doit être rejetée, y compris ses conclusions à fin d’injonction et celles présentées au titre des dispositions combinées de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....

Fait à Versailles, le 1er septembre 2026.


La magistrate désignée,
O. Dorion



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.