mercredi 21 décembre 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 459070 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:459070.20221221 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | Z |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SCP LYON-CAEN, THIRIEZ |
Vu la procédure suivante :
Mme A B a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Versailles d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision d'affectation du 23 septembre 2021 par laquelle le président de l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines l'a affectée à la direction des bibliothèques et de l'information scientifique et technique (IST) en qualité de " responsable de l'administration et du pilotage " à compter du 27 septembre 2021 et de lui enjoindre de l'affecter sur un poste correspondant à son statut dans un délai de quinze jours sous astreinte de 500 euros par jour de retard. Elle a également demandé au juge des référés d'enjoindre au président de l'université de régulariser sa rémunération par le versement, sur l'année 2021, de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) attribuée à tous les ingénieurs de recherche de 2ème classe, sous astreinte de 500 euros par jour de retard, d'enjoindre à l'université de lui verser la somme de 1 500 euros mise à sa charge par l'ordonnance n° 2014039 du juge des référés du 3 juin 2021, majorée des intérêts au taux légal sous astreinte de 500 euros par jour de retard et de mettre à la charge de l'université la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, majorée des intérêts au taux légal, sous astreinte de 250 euros par jour de retard.
Par une ordonnance n° 2109470 du 17 novembre 2021, le juge des référés a enjoint à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines de verser à la requérante la somme de 1 500 euros assortie des intérêts dus à compter du 3 juin 2021, dans un délai de quinze jour à compter de sa notification, sous astreinte de 50 euros par jour de retard et rejeté le surplus des conclusions de la demande.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 2 et 15 décembre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme B, représentée par la SCP Lyon-Caen, Thiriez, avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de Cassation, demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler l'ordonnance n° 2109470 du 17 novembre 2021 en tant qu'elle lui fait grief ;
2°) statuant en référé, de faire droit à sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article R. 822-5 du même code : " Lorsque le pourvoi devient sans objet avant son admission, le président de la chambre peut constater par ordonnance qu'il n'y a plus lieu d'y statuer ".
2. Par un jugement n° 2104027 du 29 septembre 2022, postérieur à l'introduction du pourvoi, le tribunal administratif de Versailles a annulé, d'une part, la décision du 23 septembre 2021 par laquelle le président de l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines a affectée Mme B à la direction des bibliothèques et de l'information scientifique et technique (IST) en qualité de " responsable de l'administration et du pilotage " à compter du 27 septembre 2021, d'autre part, la décision, révélée par les bulletins de paye de Mme B, de ne pas lui verser le montant de l'IFSE versée aux ingénieurs de recherche de deuxième classe et a enjoint à cette université de lui donner un poste dont les missions correspondent à son grade et à ce que soit régularisé le montant de l'IFSE lui ayant été versé. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur le pourvoi en cassation présenté par Mme B contre l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Versailles du 17 novembre 2021 en tant qu'elle lui fait grief.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur le pourvoi de Mme B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Copie en sera adressée à l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.
Fait à Paris, le 21 décembre 2022.
Signé : Maud Vialettes
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :
Edwige Pluche
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026