Conseil d'État — Décision N° 462653

mardi 29 novembre 2022

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier462653
ECLIECLI:FR:CECHS:2022:462653.20221129
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationZ
Formation10ème chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. B A a demandé au tribunal administratif d'Orléans, d'une part, d'annuler, pour excès de pouvoir, la décision par laquelle la préfète d'Eure-et-Loir a refusé la communication des dates, du numéro de rapport, du nom de l'établissement, du contexte de l'inspection et des commentaires figurant dans le rapport d'inspection dénommé " Eleveur/utilisateur d'animaux utilisés à des fins scientifiques V8 " établi par la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations d'Eure-et-Loir et, d'autre part, à ce qu'il soit enjoint à cette direction de communiquer ce document en y rendant apparentes les occultations. Par un jugement n° 2004558 du 25 janvier 2022, le tribunal administratif d'Orléans a annulé la décision par laquelle la préfète de l'Eure-et-Loir a communiqué à M. A ce rapport d'inspection en occultant des mentions autres que celles permettant l'identification des personnes physiques qui exercent une activité professionnelle dans cet établissement ainsi que du rédacteur du rapport de contrôle, a enjoint à la préfète d'Eure-et-Loir de communiquer, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, ce rapport d'inspection avec occultation des mentions permettant l'identification des personnes physiques exerçant leur activité professionnelle au sein de l'établissement et de l'inspecteur ayant effectué le contrôle et a rejeté le surplus des conclusions de la requête.

Par un pourvoi sommaire, enregistré le 25 mars 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le ministre de l'agriculture et de l'alimentation demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) réglant l'affaire au fond, de rejeter la demande de M. A.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

1. Le premier alinéa de l'article R. 822-5 du code de justice administrative dispose que : " En cas de désistement avant l'admission du pourvoi, ou si le requérant est réputé s'être désisté en application de l'article R. 611-22, le président de la chambre donne acte du désistement par ordonnance ". Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni audience publique.

2. Aux termes de l'article R. 611-22 du code de justice administrative : " Lorsque la requête ou le recours mentionne l'intention du requérant ou du ministre de présenter un mémoire complémentaire, la production annoncée doit parvenir au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat dans un délai de trois mois à compter de la date à laquelle la requête a été enregistrée. / Si ce délai n'est pas respecté, le requérant ou le ministre est réputé s'être désisté à la date d'expiration de ce délai, même si le mémoire complémentaire a été ultérieurement produit. Le Conseil d'Etat donne acte de ce désistement ".

3. Le ministre de l'agriculture et de l'alimentation, dans son pourvoi sommaire, enregistré au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le 25 mars 2022, a exprimé l'intention de produire un mémoire complémentaire. A la date de la présente ordonnance, le délai imparti par les dispositions précitées est expiré. Aucun mémoire complémentaire n'a été produit avant l'expiration de ce délai. Ainsi, le ministre de l'agriculture et de l'alimentation doit être réputé s'être désisté de son pourvoi. Il y a lieu, par suite, de donner acte de ce désistement d'instance.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance du ministre de l'agriculture et de l'alimentation.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.

Copie en sera adressée à M. B A.

Fait à Paris, le 29 novembre 202Le président : Bertrand Dacosta

La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :