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AccueilJurisprudence administrativeN° 510971

Conseil d'État — Décision N° 510971

jeudi 12 mars 2026

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier510971
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationZ
Formation5ème chambre
Avocat requérantASTERIO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Toulouse de condamner l’Etat à lui verser la somme de 3 euros en réparation des préjudices qu’il estime avoir subis en raison de la carence fautive de l’Etat dans l’exercice de ses pouvoirs de police en matière d’urbanisme et de mettre à la charge de l’Etat et de la commune d’Alvignac-les-Eaux une somme de 1 000 euros chacun à lui verser sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par un jugement n° 2201683 du 18 septembre 2025, le tribunal administratif a rejeté sa demande.

Par une ordonnance n° 25TL02296 du 17 décembre 2025, enregistrée le 18 décembre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, le président de la cour administrative d’appel de Toulouse a transmis au Conseil d’Etat, en application de l’article R. 351-2 du code de justice administrative, le pourvoi, enregistré le 18 novembre 2025 au greffe de cette cour, présenté par M. B.... Par ce pourvoi M. B... demande au Conseil d’Etat :


1°) d’annuler ce jugement ;

2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à sa demande ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative ;










Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ». Aux termes du troisième alinéa de l’article R. 822-5 du même code : « Lorsque le pourvoi est irrecevable pour défaut de ministère d'avocat (…), le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas l'admettre ». Selon l’article R. 821-3 du même code : « Le ministère d'un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation est obligatoire pour l'introduction, devant le Conseil d'Etat, des recours en cassation, à l'exception de ceux dirigés contre les décisions des juridictions de pension ». Enfin, en vertu du premier alinéa de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser ».

2. Le pourvoi de M. B..., qui n’est pas au nombre de ceux que l’article R. 821-3 du code de justice administrative dispense de l’obligation de ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation. En application de l’article R. 612-1 du même code, l’intéressé a été invité à régulariser son pourvoi dans un délai d’un mois par un courrier notifié le 6 janvier 2026. A la date de la présente ordonnance M. B... n’a pas régularisé son pourvoi. Par suite, il n’est pas recevable et ne peut, dès lors, être admis.


O R D O N N E :

Article 1er : Le pourvoi de M. B... n’est pas admis.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Paris, le


Signé : Jean-Philippe Mochon




La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme ;
Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :



Bernard Longieras


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