Conseil d'État — Décision N° 517267
jeudi 5 novembre 2026
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 517267 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Contentieux des pensions |
| Publication | Z |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | IPSO FACTO AVOCATS |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Mme P... J... a demandé au tribunal administratif de Rennes d’annuler la décision du 30 avril 2021 par laquelle le préfet du Finistère a rejeté sa demande tendant à l’attribution d’une allocation temporaire d’invalidité ainsi que la décision implicite par laquelle sa demande de protection fonctionnelle a été rejetée, d’enjoindre au préfet du Finistère de procéder à un nouvel examen de sa situation, d’annuler l’arrêté n° U12684260526407 du 23 novembre 2022 par lequel le préfet du Finistère l’a radiée des cadres et l’a admise à la retraite pour invalidité non imputable au service et d’enjoindre au préfet du Finistère de procéder à un nouvel examen de sa situation. Par un jugement nos 2103585, 2206578 du 20 mars 2025, ce tribunal a rejeté sa demande.
Par un arrêt n° 25NT01364 du 30 juin 2026, enregistré le 1er juillet 2026 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, la cour administrative d’appel de Nantes a transmis au Conseil d’Etat, en application de l’article R. 351-2 du code de justice administrative, le pourvoi, enregistré au greffe de cette cour le 20 mai 2025, formé par Mme J... contre ce jugement.
Par ce pourvoi, Mme J... demande au Conseil d’Etat :
1°) d’annuler le jugement du 20 mars 2025 ;
2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 3 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une lettre du 17 juillet 2026, notifiée le 23 juillet 2026, Mme J... a été invitée à régulariser son pourvoi dans le délai d’un mois.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ». Aux termes du troisième alinéa de l’article R. 822-5 de ce même code : « Lorsque le pourvoi est irrecevable pour défaut de ministère d’avocat (…), le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas l’admettre ».
2. Aux termes de l’article R. 833-1 du code de justice administrative : « Lorsqu'une décision d'une cour administrative d'appel ou du Conseil d'Etat est entachée d'une erreur matérielle susceptible d'avoir exercé une influence sur le jugement de l'affaire, la partie intéressée peut introduire devant la juridiction qui a rendu la décision un recours en rectification. / Ce recours doit être présenté dans les mêmes formes que celles dans lesquelles devait être introduite la requête initiale. Il doit être introduit dans un délai de deux mois qui court du jour de la notification ou de la signification de la décision dont la rectification est demandée ». Aux termes de l’article R. 821-3 du même code : « Le ministère d'un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation est obligatoire pour l'introduction, devant le Conseil d'Etat, des recours en cassation, à l'exception de ceux dirigés contre les décisions des juridictions de pension ». Selon l’article R. 612-1 de ce code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser (…). La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7 ».
3. Le pourvoi de Mme J..., qui n’est pas au nombre de ceux que l’article R. 821‑3 du code de justice administrative dispense de l’obligation de ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation malgré la demande de régularisation qui lui a été notifiée. Par suite, il n’est pas recevable et ne peut, dès lors, être admis.
ORDONNE :
----------------
Article 1er : Le pourvoi de Mme J... n’est pas admis.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme P... J....
Copie en sera adressée au ministre de l’action et des comptes publics.
Fait à Paris, le 5 novembre 2026
La présidente : Anne Egerszegi
La République mande et ordonne au ministre de l’action et des comptes publics en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :
Mme P... J... a demandé au tribunal administratif de Rennes d’annuler la décision du 30 avril 2021 par laquelle le préfet du Finistère a rejeté sa demande tendant à l’attribution d’une allocation temporaire d’invalidité ainsi que la décision implicite par laquelle sa demande de protection fonctionnelle a été rejetée, d’enjoindre au préfet du Finistère de procéder à un nouvel examen de sa situation, d’annuler l’arrêté n° U12684260526407 du 23 novembre 2022 par lequel le préfet du Finistère l’a radiée des cadres et l’a admise à la retraite pour invalidité non imputable au service et d’enjoindre au préfet du Finistère de procéder à un nouvel examen de sa situation. Par un jugement nos 2103585, 2206578 du 20 mars 2025, ce tribunal a rejeté sa demande.
Par un arrêt n° 25NT01364 du 30 juin 2026, enregistré le 1er juillet 2026 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, la cour administrative d’appel de Nantes a transmis au Conseil d’Etat, en application de l’article R. 351-2 du code de justice administrative, le pourvoi, enregistré au greffe de cette cour le 20 mai 2025, formé par Mme J... contre ce jugement.
Par ce pourvoi, Mme J... demande au Conseil d’Etat :
1°) d’annuler le jugement du 20 mars 2025 ;
2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 3 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une lettre du 17 juillet 2026, notifiée le 23 juillet 2026, Mme J... a été invitée à régulariser son pourvoi dans le délai d’un mois.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ». Aux termes du troisième alinéa de l’article R. 822-5 de ce même code : « Lorsque le pourvoi est irrecevable pour défaut de ministère d’avocat (…), le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas l’admettre ».
2. Aux termes de l’article R. 833-1 du code de justice administrative : « Lorsqu'une décision d'une cour administrative d'appel ou du Conseil d'Etat est entachée d'une erreur matérielle susceptible d'avoir exercé une influence sur le jugement de l'affaire, la partie intéressée peut introduire devant la juridiction qui a rendu la décision un recours en rectification. / Ce recours doit être présenté dans les mêmes formes que celles dans lesquelles devait être introduite la requête initiale. Il doit être introduit dans un délai de deux mois qui court du jour de la notification ou de la signification de la décision dont la rectification est demandée ». Aux termes de l’article R. 821-3 du même code : « Le ministère d'un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation est obligatoire pour l'introduction, devant le Conseil d'Etat, des recours en cassation, à l'exception de ceux dirigés contre les décisions des juridictions de pension ». Selon l’article R. 612-1 de ce code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser (…). La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7 ».
3. Le pourvoi de Mme J..., qui n’est pas au nombre de ceux que l’article R. 821‑3 du code de justice administrative dispense de l’obligation de ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation malgré la demande de régularisation qui lui a été notifiée. Par suite, il n’est pas recevable et ne peut, dès lors, être admis.
ORDONNE :
----------------
Article 1er : Le pourvoi de Mme J... n’est pas admis.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme P... J....
Copie en sera adressée au ministre de l’action et des comptes publics.
Fait à Paris, le 5 novembre 2026
La présidente : Anne Egerszegi
La République mande et ordonne au ministre de l’action et des comptes publics en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :