Sujet principal : Contestation d'une facture de cantine scolaire et demande d'application d'une participation à 1 euro.
Juridiction : Tribunal administratif de Nice (formation de jugement).
Solution retenue : La requête est rejetée pour irrecevabilité manifeste, car elle n'est pas dirigée contre une décision administrative susceptible d'un recours pour excès de pouvoir.
Textes appliqués : Article R. 222-1, 4° du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables).
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 novembre 2025, Mme C... B... déclare contester une facture de cantine scolaire de 159,80 euros et demande à titre exceptionnel l’application de la participation à 1 euro.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…), le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
La requête présentée par Mme A... B... n’est pas dirigée contre une décision administrative susceptible de faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir. Par suite, cette requête, qui ne saurait être régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée en toute ses conclusions en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme. A... B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B....
Fait à Nice, le 1er avril 2026.
Le président de la 3ème chambre,
signé
G. Thobaty
La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme
Pour le greffier en chef,
La greffière