Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2605290
lundi 3 août 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2605290 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BOUGHANMI-PAPI |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 juillet 2026, M. B... A..., ressortissant tunisien, représenté par Mme C..., demande au juge des référés :
1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L.521-1 du code de justice administrative, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur sa légalité, la suspension de l’exécution de la décision en exécution de laquelle, le préfet des Alpes-Maritimes a procédé le 10 juillet 2026 au retrait de sa carte de résident en cours de validité, valable jusqu’au 10 mai 2034, pour lui substituer une autorisation provisoire de séjour valable jusqu’au 23 décembre 2026 ;
2°) d’enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de réexaminer sa situation dans le délai de 15 jours, impliquant la prise d’une décision nouvelle expresse, concernant son droit au séjour en France, sous astreinte de 100 € par jour de retard passé ce délai ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1.500 €, sur le fondement de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
1°) s’agissant de l’urgence, il s’est vu retirer sa carte de résident, sans aucune explication quant au motif de ce retrait et/ou des modalités futures applicables à son droit au séjour en France à l’expiration de ce document provisoire et précaire ; l’effectivité de ce document provisoire est remise en cause car il porte la mention de sa validité subordonnée à sa présentation avec le passeport n°H418468 expiré depuis le 6 juin 2026, à la date d’adoption de l’autorisation provisoire de séjour ; il a, en effet, un nouveau passeport n°U850669 expirant le 5 juin 2031 ;
2°) s’agissant de l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision querellée, celle-ci est insuffisamment motivée, et il n’a pas obtenu de réponse à sa demande de communication des motifs, elle a été prise sans procédure contradictoire préalable et sans saisine préalable de la commission du titre de séjour ; elle méconnaît les articles L.110-1, L.432-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et 11 de l’accord franco-tunisien.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête en annulation enregistrée sous le numéro 2605289.
Vu le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. Taormina, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du code de justice administrative : « Art. L.511-1. - Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais. Art. L.521-1. - Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...). Art. L.522-3. - Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».
2. M. B... A... est actuellement porteur d’une autorisation provisoire de séjour valable jusqu’au 23 décembre 2026. Dès lors, l’intéressé étant non dépourvu de titre de séjour, nonobstant le retrait de sa carte de résident, l’urgence requise par les dispositions précitées de l’article L.521-1 du code de justice administrative, à statuer sur sa demande de suspension de l’exécution de la décision par laquelle ce retrait a eu lieu, n’est, dès lors, pas établie. Par suite, la requête de M. B... A... doit être rejetée en toutes ses conclusions, en application des dispositions précitées de l’article L.522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Nice, le 3 août 2026.
Le juge des référés
signé
G. Taormina
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,
Par une requête enregistrée le 27 juillet 2026, M. B... A..., ressortissant tunisien, représenté par Mme C..., demande au juge des référés :
1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L.521-1 du code de justice administrative, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur sa légalité, la suspension de l’exécution de la décision en exécution de laquelle, le préfet des Alpes-Maritimes a procédé le 10 juillet 2026 au retrait de sa carte de résident en cours de validité, valable jusqu’au 10 mai 2034, pour lui substituer une autorisation provisoire de séjour valable jusqu’au 23 décembre 2026 ;
2°) d’enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de réexaminer sa situation dans le délai de 15 jours, impliquant la prise d’une décision nouvelle expresse, concernant son droit au séjour en France, sous astreinte de 100 € par jour de retard passé ce délai ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1.500 €, sur le fondement de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
1°) s’agissant de l’urgence, il s’est vu retirer sa carte de résident, sans aucune explication quant au motif de ce retrait et/ou des modalités futures applicables à son droit au séjour en France à l’expiration de ce document provisoire et précaire ; l’effectivité de ce document provisoire est remise en cause car il porte la mention de sa validité subordonnée à sa présentation avec le passeport n°H418468 expiré depuis le 6 juin 2026, à la date d’adoption de l’autorisation provisoire de séjour ; il a, en effet, un nouveau passeport n°U850669 expirant le 5 juin 2031 ;
2°) s’agissant de l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision querellée, celle-ci est insuffisamment motivée, et il n’a pas obtenu de réponse à sa demande de communication des motifs, elle a été prise sans procédure contradictoire préalable et sans saisine préalable de la commission du titre de séjour ; elle méconnaît les articles L.110-1, L.432-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et 11 de l’accord franco-tunisien.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête en annulation enregistrée sous le numéro 2605289.
Vu le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. Taormina, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du code de justice administrative : « Art. L.511-1. - Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais. Art. L.521-1. - Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...). Art. L.522-3. - Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».
2. M. B... A... est actuellement porteur d’une autorisation provisoire de séjour valable jusqu’au 23 décembre 2026. Dès lors, l’intéressé étant non dépourvu de titre de séjour, nonobstant le retrait de sa carte de résident, l’urgence requise par les dispositions précitées de l’article L.521-1 du code de justice administrative, à statuer sur sa demande de suspension de l’exécution de la décision par laquelle ce retrait a eu lieu, n’est, dès lors, pas établie. Par suite, la requête de M. B... A... doit être rejetée en toutes ses conclusions, en application des dispositions précitées de l’article L.522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Nice, le 3 août 2026.
Le juge des référés
signé
G. Taormina
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,