Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2605961
mardi 1 septembre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2605961 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 août 2026, Mme D... C..., demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L.521-3 du code de justice administrative :
1°) de « …constater le délit de déni de justice par dissimulation de mon titre et création d’un statut d’indivision, constitutifs de faits inexacts sur lesquels sont fondés les RP, TF, titre recette, et SATD… » ;
2°) d’ « …ordonner la délivrance des relevés de propriété et avis de TF afférents à mon état-civil légal… » ;
3°) de « ...constater les 4 SATD 2026 exécutées sur créances factices et menaces d’hypothèque judiciaire, leur répétition bloquant indéfiniment un compte alimenté de seulement 332€ mensuels… » ;
4°) d’ « …ordonner la consignation entre les mains de la Caisse des Dépôts et Consignations, des sommes déjà prélevées ou le blocage de leur emploi par le Trésor Public, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité et légitimité des titres… » ;
5°) d’ « …enjoindre à l'administration de produire les copies certifiées conformes de tous les titres exécutoires et actes administratifs ayant servi de base aux avis à tiers détenteur (SATD)… » ;
6°) de « …constater l’existence d’un péril grave et imminent résultant de la vente clandestine d’un de mes biens immobiliers sur la base des documents cadastraux falsifiés par le CDIF/SPF avec déclaration sur l’honneur concernant l’état civil erroné du propriétaire, suivie des 4 SATD 2026 sur créances factices, prémices d’une vente par hypothèque judiciaire... » ;
7°) de « …dire que cette situation constitue une voie de fait de l’administration portant une atteinte irréversible au droit de propriété, susceptible de causer un dommage irréparable en cas de transcription définitive de la vente au profit d’un tiers… » ;
8°) d’ « …enjoindre au CDIF/SPF de communiquer l’intégralité des pièces du dossier dont la rétention aggrave le péril en empêchant ma défense : convention d’ indivision, titulaires de droit 2023, bordereau du titre de recette, certificat administratif du 26/8/2019, actes de vente /signatures 2023 “partage notarié après divorce, attribuant le bien à M. A... B...”, déclaration à l’INSEE… » ;
9°) d’ « …ordonner à titre de mesure conservatoire indispensable pour contenir ce péril grave, la publication au Fichier Immobilier des décisions judiciaires et état-civil dissimulés… » ;
10°) de « …prescrire la mention du présent litige en marge de la publicité foncière pour informer les tiers de l’indisponibilité des biens m’appartenant en propre… » ;
11°) de « …dire et juger que ces mesures ne font pas obstacle à l'exécution de la décision administrative contestée et ne préjuge pas du fond du droit, la demande d'annulation des saisies étant pendante devant la juridiction compétente… » ;
12°) d’assortir l’ordonnance à intervenir d’une astreinte de 100 € par jour de retard à compter de sa notification de l'ordonnance.
Elle soutient que :
- les procédures d’exécution dont elle a fait, fait ou fera l’objet sont affectées d’irrégularité ;
- elles ne sont pas fondées sur des titres exécutoires ;
- les publicités foncières effectuées sont affectées d’irrégularité ;
- certaines publicités foncières n’ont pas été effectuées par l’administration fiscale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Taormina, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L.521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». Saisi sur le fondement de ces dispositions, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l’urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l’administration, à la condition que ces mesures soient utiles, ne se heurtent à aucune contestation sérieuse et ne fassent obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative, à moins qu’il ne s’agisse de prévenir un péril grave. Aux termes de l’article L.522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée… ».
2. Il résulte de l’instruction, et notamment de la requête, que Mme C... invoque notamment diverses irrégularités affectant selon elle, d’une part, des procédures d’exécution dont elle aurait fait ou ferait l’objet et d’autre part, des publications foncières, sans démontrer l’utilité des mesures aujourd’hui demandées qui se heurtent, en outre, à l’existence de contestations sérieuses dont elle n’a, au demeurant, pour l’heure, pas saisi le juge administratif ou judiciaire compétent selon le cas, hormis une plainte pour faux en écriture publique qu’elle prétend avoir déposée au parquet le 29 mars 2026. Dès lors, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres conditions exigées par les dispositions de l’article L.521‑3 du code de justice administrative, la requête de Mme C... est irrecevable et doit, par suite, être rejetée par application des dispositions de l’article L.522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D... C... et au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique.
Copie en sera adressée à la direction départementale des finances publiques des Alpes-Maritimes.
Fait à Nice, le 1er septembre 2026.
Le juge des référés,
signé
G. Taormina
La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière.
Par une requête enregistrée le 25 août 2026, Mme D... C..., demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L.521-3 du code de justice administrative :
1°) de « …constater le délit de déni de justice par dissimulation de mon titre et création d’un statut d’indivision, constitutifs de faits inexacts sur lesquels sont fondés les RP, TF, titre recette, et SATD… » ;
2°) d’ « …ordonner la délivrance des relevés de propriété et avis de TF afférents à mon état-civil légal… » ;
3°) de « ...constater les 4 SATD 2026 exécutées sur créances factices et menaces d’hypothèque judiciaire, leur répétition bloquant indéfiniment un compte alimenté de seulement 332€ mensuels… » ;
4°) d’ « …ordonner la consignation entre les mains de la Caisse des Dépôts et Consignations, des sommes déjà prélevées ou le blocage de leur emploi par le Trésor Public, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité et légitimité des titres… » ;
5°) d’ « …enjoindre à l'administration de produire les copies certifiées conformes de tous les titres exécutoires et actes administratifs ayant servi de base aux avis à tiers détenteur (SATD)… » ;
6°) de « …constater l’existence d’un péril grave et imminent résultant de la vente clandestine d’un de mes biens immobiliers sur la base des documents cadastraux falsifiés par le CDIF/SPF avec déclaration sur l’honneur concernant l’état civil erroné du propriétaire, suivie des 4 SATD 2026 sur créances factices, prémices d’une vente par hypothèque judiciaire... » ;
7°) de « …dire que cette situation constitue une voie de fait de l’administration portant une atteinte irréversible au droit de propriété, susceptible de causer un dommage irréparable en cas de transcription définitive de la vente au profit d’un tiers… » ;
8°) d’ « …enjoindre au CDIF/SPF de communiquer l’intégralité des pièces du dossier dont la rétention aggrave le péril en empêchant ma défense : convention d’ indivision, titulaires de droit 2023, bordereau du titre de recette, certificat administratif du 26/8/2019, actes de vente /signatures 2023 “partage notarié après divorce, attribuant le bien à M. A... B...”, déclaration à l’INSEE… » ;
9°) d’ « …ordonner à titre de mesure conservatoire indispensable pour contenir ce péril grave, la publication au Fichier Immobilier des décisions judiciaires et état-civil dissimulés… » ;
10°) de « …prescrire la mention du présent litige en marge de la publicité foncière pour informer les tiers de l’indisponibilité des biens m’appartenant en propre… » ;
11°) de « …dire et juger que ces mesures ne font pas obstacle à l'exécution de la décision administrative contestée et ne préjuge pas du fond du droit, la demande d'annulation des saisies étant pendante devant la juridiction compétente… » ;
12°) d’assortir l’ordonnance à intervenir d’une astreinte de 100 € par jour de retard à compter de sa notification de l'ordonnance.
Elle soutient que :
- les procédures d’exécution dont elle a fait, fait ou fera l’objet sont affectées d’irrégularité ;
- elles ne sont pas fondées sur des titres exécutoires ;
- les publicités foncières effectuées sont affectées d’irrégularité ;
- certaines publicités foncières n’ont pas été effectuées par l’administration fiscale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Taormina, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L.521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». Saisi sur le fondement de ces dispositions, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l’urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l’administration, à la condition que ces mesures soient utiles, ne se heurtent à aucune contestation sérieuse et ne fassent obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative, à moins qu’il ne s’agisse de prévenir un péril grave. Aux termes de l’article L.522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée… ».
2. Il résulte de l’instruction, et notamment de la requête, que Mme C... invoque notamment diverses irrégularités affectant selon elle, d’une part, des procédures d’exécution dont elle aurait fait ou ferait l’objet et d’autre part, des publications foncières, sans démontrer l’utilité des mesures aujourd’hui demandées qui se heurtent, en outre, à l’existence de contestations sérieuses dont elle n’a, au demeurant, pour l’heure, pas saisi le juge administratif ou judiciaire compétent selon le cas, hormis une plainte pour faux en écriture publique qu’elle prétend avoir déposée au parquet le 29 mars 2026. Dès lors, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres conditions exigées par les dispositions de l’article L.521‑3 du code de justice administrative, la requête de Mme C... est irrecevable et doit, par suite, être rejetée par application des dispositions de l’article L.522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D... C... et au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique.
Copie en sera adressée à la direction départementale des finances publiques des Alpes-Maritimes.
Fait à Nice, le 1er septembre 2026.
Le juge des référés,
signé
G. Taormina
La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière.
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