Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2601512

mardi 1 septembre 2026

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2601512
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 août 2026, M. A... Prince demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, d’examiner la légalité de la décision ayant conduit à la non-validation de l’UE 4.4.S2, d’ordonner la suspension de ses effets et le réexamen de sa situation par l’IFSI Nord.

Il soutient que :
- la condition d’urgence est caractérisée au regard de la rentrée de la formation prévue le 1er septembre 2026 ;
- plusieurs éléments sont susceptibles de créer un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard du non-respect des modalités d’évaluation, de l’absence de prise en compte suffisante de sa progression, de l’amélioration constatée lors de la seconde session, du respect du principe d’égalité et de l’insuffisance éventuelle d’information préalable sur les critères d’évaluation.


Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 26 août 2026 sous le numéro 2601513 par laquelle M. Prince demande l’annulation de la décision attaquée.


Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Blin, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». L'article L. 522-3 du même code dispose que : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ». Aux termes du second alinéa de l’article R. 522-1 du même code : « A peine d’irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d’une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d’annulation ou de réformation et accompagnées d’une copie de cette dernière ».

Si M. Prince a saisi le juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, il n’a accompagné sa requête ni de la copie de la requête au fond requise par les dispositions précitées de l’article R. 522-1 du code de justice administrative, ni de la décision dont il sollicite la suspension des effets. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête de M. Prince selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. Prince est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... Prince.

Fait à Saint-Denis, le 1er septembre 2026.

La juge des référés,



A. BLIN


La République mande et ordonne à la ministre chargée de la santé en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.