vendredi 2 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2200560 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | BERTRAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 20 septembre 2022, le 26 septembre 2022 et le 8 mars 2023, Mme B A demande au tribunal d'enjoindre à la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique d'établir et lui communiquer un relevé des cotisations sociales retenues sur sa rémunération entre 1980 et 1982.
Elle soutient que :
- elle a besoin de cette information pour son dossier de retraite complémentaire ;
- le rectorat de Martinique lui a fourni un tel relevé pour sa période travaillée de septembre 1977 à décembre 1980.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 avril 2023, la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique, représentée par Me Bertrand, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A une somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi qu'une amende au titre de l'article R. 741-12 du même code.
Elle fait valoir que la requête est irrecevable et infondée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente du tribunal a désigné M. de Palmaert, premier conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. de Palmaert,
- les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public,
- et les observations de Me Edmond-Mariette pour la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A a exercé, en qualité de vacataire, des fonctions d'enseignement pour le compte de la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique, du 1er octobre 1980 au 30 juin 1982. Par un jugement du 8 juillet 2021, le tribunal a rejeté la demande de Mme A tendant à la communication de documents administratifs, au motif que les bulletins de paie délivrés entre 1980 et 1982 à l'intéressée n'ont pas été conservés par la chambre de métiers et de l'artisanat. Par une ordonnance du 16 septembre 2022, la présidente du tribunal a rejeté pour irrecevabilité la requête n° 2200543 de Mme A tendant à ce qu'il soit enjoint à la chambre de métiers et de l'artisanat de lui communiquer le relevé des montants des cotisations versées pour sa retraite complémentaire. Mme A présente de nouveau les mêmes conclusions.
2. Le juge de l'excès de pouvoir ne peut faire droit à une demande tendant à ce qu'il soit enjoint à l'administration de prendre certaines mesures que lorsqu'une telle demande est présentée accessoirement à des conclusions tendant à l'annulation d'une décision administrative. Une demande d'injonction présentée à titre principal est en elle-même irrecevable
3. En se bornant à demander au tribunal d'ordonner au président de la chambre de métiers et de l'artisanat de lui communiquer le relevé des montants des cotisations versées pour sa retraite complémentaire, Mme A ne formule aucune demande d'annulation d'une décision administrative. Ses conclusions, qui constituent une demande d'injonction présentée à titre principal, sont par suite irrecevables et doivent être rejetées.
4. Par ailleurs, si la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique demande la condamnation de Mme A à une amende pour recours abusif, la faculté prévue par les dispositions de l'article R. 741-12 du code de justice administrative d'infliger à l'auteur d'une requête une amende pour recours abusif constitue un pouvoir propre du juge. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions.
5. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de Mme A la somme de 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au titre des frais exposés par la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Mme A versera à la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 juin 2023.
Le magistrat désigné,
S. de Palmaert
Le greffier,
J-H. Minin
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026