vendredi 12 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2300618 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ZANATI |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2300618 du 16 avril 2024, le juge des référés, a, sur la requête du service d'incendie et de secours de la Martinique (SIS 972), prescrit une expertise confiée à M. B A portant sur les désordres affectant le centre d'incendie et de secours de Fort-de-France.
Par un mémoire, enregistré le 27 juin 2024, le service d'incendie et de secours de la Martinique (SIS 972), représenté par Me Mbouhou, demande au juge des référés que les opérations de l'expertise prescrite par l'ordonnance du 16 avril 2024, soit étendue aux dommages intervenus postérieurement à ceux visés dans l'ordonnance et qu'il soit reconnu à l'expert la possibilité de concilier les parties.
Il soutient que :
- sa demande a été présentée dans le délai imparti à l'article R. 532-3 ;
- il est nécessaire d'étendre l'expertise aux nouveaux dommages signalés.
La demande a été communiquée aux entreprises, Comabat, Cance construction métallique, Société de construction de menuiseries industrielles, Agence du bâtiment, Socare, Idex énergie Antilles, CEE Martinique, Eiffage énergie systèmes Martinique, Tunzini Antilles, Anco Martinique, Agence d'architecture et d'urbanisme F. Telga, au préfet de la Martinique et à M. B A, expert désigné, qui n'ont pas produit d'observations dans le délai imparti.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
Sur le périmètre de l'expertise :
1. Aux termes de l'article R. 532-3 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. / Il peut, dans les mêmes conditions, étendre la mission de l'expertise à l'examen de questions techniques qui se révélerait indispensable à la bonne exécution de cette mission, ou, à l'inverse, réduire l'étendue de la mission si certaines des recherches envisagées apparaissent inutiles. ".
2. Il est constant que la première réunion d'expertise s'est déroulée le 14 mai 2024. La demande du SIS 972, présentée avant l'expiration du délai de deux mois courant à compter de cette date en application des dispositions susvisées de l'article R. 532-3 du code de justice administrative, est donc recevable.
3. Le SIS 972 demande que la mission de l'expert désigné par l'ordonnance susvisée soit étendue aux nouveaux dommages constatés dans les déclarations de sinistres adressées à l'assureur de l'opération de construction du centre d'incendie et de secours de Fort-de-France et qui ne figurent pas dans sa requête initiale. Par suite, il apparaît utile d'étendre la mission de l'expert à ces désordres.
Sur les conclusions relatives à la demande de conciliation :
4. Le SIS 972 demande que l'expert procède à une conciliation entre les parties. A ce stade de l'instruction et en l'absence d'accord des autres parties à la procédure sollicitée, il n'y a pas lieu de confier à l'expert une telle mission. Il y a lieu, par conséquent, de rejeter la demande formulée par le requérant, sans que ce rejet ne fasse obstacle à ce qu'une procédure de médiation aux fins de concilier les parties soit engagée ultérieurement à la demande d'une des parties, à l'initiative de l'expert avec l'accord des parties, ou à l'initiative de la juridiction.
O R D O N N E :
Article 1er : La mesure d'expertise prescrite par ordonnance n° 2300618 du 16 avril 2024 est étendue aux désordres constatés sur l'ouvrage tels qu'ils ont été relevés dans les déclarations de sinistre des 11 octobre 2023, 23 octobre 2023 et 15 novembre 2023.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au service d'incendie et de secours de la Martinique, au préfet de la Martinique, aux entreprises, Comabat, Cance construction métallique, Société de construction de menuiseries industrielles, Agence du bâtiment, Socare, Idex énergie Antilles-Guyane, CEE Martinique, Eiffage énergie systèmes Martinique, Tunzini Antilles, Anco Martinique, Agence d'architecture et d'urbanisme F. Telga, et à M. B A, expert désigné.
Fait à Schœlcher, le 12 juillet 2024.
Le juge des référés,
J-M. LASO
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique, en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026