Tribunal Administratif de la Martinique — Décision N° TA102-2400397
mardi 8 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2400397 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP PEIGNOT, GARREAU, BAUER-VIOLAS |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2415166 du 14 juin 2024, la magistrate déléguée du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de la Martinique, sur le fondement de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par M. A B.
Par une requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Paris le 8 juin 2024 puis au greffe du tribunal administratif de la Martinique le 14 juin 2024 sous le n° 2400397, M. A B, représenté par la Selas RFI avocat, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 25 mars 2024 par laquelle le comité national du tableau près le Conseil national de l'ordre des experts-comptables a confirmé la décision du 3 octobre 2023 du conseil régional de l'ordre des experts-comptables de Martinique prononçant sa radiation du tableau de l'ordre des experts-comptables de Martinique ;
2°) de mettre à la charge du comité national du tableau près le Conseil national de l'ordre des experts-comptables les dépens et frais irrépétibles au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- l'ordonnance n° 2400540 du juge des référés du tribunal du 29 août 2024 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : 1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; () ".
2. Aux termes de l'article R. 612-5-2 du même code : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté ". Et aux termes de l'article R. 611-8-2 du code de justice administrative : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier () ". Enfin, a aux termes de l'article R. 611-8-6 de ce code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles (). ".
3. En l'espèce, M. B a présenté une requête à fin de suspension de l'exécution de la décision attaquée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par une ordonnance n° 2400540 du 29 août 2024 visée ci-dessus, le juge des référés du tribunal administratif a rejeté la requête au motif qu'il n'était pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige. Cette ordonnance n'a pas fait l'objet d'un pourvoi en cassation. Le courrier de notification de cette ordonnance, en date du 2 septembre 2024, adressé à M. B, ainsi que celui, daté du même jour, de notification d'une copie de cette ordonnance à son conseil, mentionnent, conformément aux prescriptions précitées de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, qu'à défaut de confirmation du maintien de la requête à fin d'annulation dans le délai d'un mois, le requérant sera réputé s'en être désisté. L'ordonnance précitée a été notifiée à M. B le 4 septembre 2024, ainsi qu'en atteste l'accusé de réception postal. Le courrier de notification mis à disposition du conseil du requérant le 2 septembre 2024 par l'intermédiaire de l'application Télérecours, est réputé avoir été régulièrement notifié le 5 septembre suivant, à l'issue du délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application Télérecours, en application des dispositions précités de l'article R. 611-8-6 du code de justice administrative. Le délai d'un mois imparti étant expiré et aucune confirmation n'étant parvenue à la juridiction, M. B est réputé, en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative précité, s'être désisté de l'ensemble des conclusions de sa requête. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au Conseil national de l'ordre des experts-comptables.
Fait à Schoelcher, le 8 octobre 2024.
Le président du tribunal,
J-M. Laso
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui la concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.