Tribunal Administratif de la Martinique — Décision N° TA102-2400569

mardi 3 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Martinique
SectionTribunal Administratif de la Martinique
N° DossierTA102-2400569
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait l'annulation de l'acte de signification d'une contrainte émise par la CAF. Le juge a constaté que le tribunal avait déjà statué sur le même litige (la contrainte du 7 mai 2024) par une ordonnance du 15 juillet 2024, épuisant ainsi sa compétence. La nouvelle requête, portant sur le même objet, a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 septembre 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'acte de signification, du 20 août 2024, de la contrainte émise par la caisse d'allocations familiales (CAF) de la Martinique, le 7 mai 2024, en vue du recouvrement de prestations sociales indument perçues et de condamner la CAF au paiement de la somme de 3 000 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".

2. Par une ordonnance du 15 juillet 2024, le président du tribunal administratif a rejeté la requête de M. B tendant à l'annulation de la contrainte émise le 7 mai 2024 par la caisse d'allocations familiales de Martinique en vue du recouvrement d'indus de prestations sociales. Le tribunal qui a, de la sorte, épuisé sa compétence, ne peut à nouveau statuer sur le litige dont il est saisi par la présente requête, tendant à l'annulation de l'acte de signification de la contrainte émise par la CAF le 7 mai 2024, qui concerne ainsi le même objet. Il y a lieu, dans ces conditions, de rejeter la présente requête comme manifestement irrecevable par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Schœlcher, le 3 septembre 2024.

Le président,

J-M. Laso

La république mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2400569