Tribunal Administratif de la Martinique — Décision N° TA102-2400625
jeudi 3 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2400625 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 septembre 2024, Mme A doit être regardée comme contestant la décision du 16 juillet 2024 par laquelle la direction régionale des finances publiques de Martinique a rejeté sa réclamation tendant à l'exonération de la taxe foncière au titre de l'année 2023 pour le logement sis 12 rue du sentier, à Fort-de-France.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, () les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé".
2. En l'espèce, pour rejeter la réclamation de Mme A, l'administration a opposé la circonstance qu'elle n'occupe pas le logement à titre d'habitation principale. En l'espèce, il est constant que la requérante est domiciliée 155 boulevard Jean Mermoz à Pierrefitte-sur-Seine. A l'appui de ses conclusions, la requérante n'établit pas ni même n'allègue qu'elle remplit les conditions d'exonération totale ou partielle de la taxe foncière prévues par les dispositions des articles 1390 à 1391 du code général des impôts dès lors que ces dispositions exigent que l'immeuble soit occupé à titre d'habitation principale. A ce titre, Mme A expose qu'elle ne peut vivre seule en raison de son âge et de sa santé et ajoute que le logement dont il s'agit est insalubre. Toutefois, par cette seule argumentation, la requérante ne conteste pas utilement les motifs de la décision contestée. Par suite, la requête de Mme A qui ne comporte que des moyens inopérants doit être rejetée par application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
3. Si Mme A qui demande au tribunal de réexaminer sa réclamation, doit être regardée comme demandant une remise gracieuse de l'imposition mise à sa charge, il n'appartient pas au juge de l'impôt d'accorder la remise gracieuse d'une imposition, cette mesure relevant de la seule compétence de l'administration fiscale. Il appartiendra à la requérante, si elle s'y croit fondée, de formuler une demande de dégrèvement auprès des services fiscaux sur le fondement des dispositions de l'article L. 247 du livre des procédures fiscales.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.
Fait à Schœlcher, le 3 octobre 2024.
Le président,
J-M. Laso
La république mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.