Tribunal Administratif de la Martinique — Décision N° TA102-2400750

mardi 24 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Martinique
SectionTribunal Administratif de la Martinique
N° DossierTA102-2400750
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B, qui contestait le classement de sa parcelle en zone agricole par le maire de Sainte-Anne. Le juge a constaté que la requête n'était pas accompagnée de la décision attaquée, malgré une demande de régularisation restée sans suite. En application des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, cette irrecevabilité manifeste a entraîné le rejet de la demande sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 novembre 2024, M. B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du maire de la commune de Sainte-Anne classant la parcelle cadastrée section B 246 dont il est propriétaire en zone agricole, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux.

Par un courrier du 22 novembre 2024, le tribunal a invité M. B à régulariser, dans le délai de 15 jours, sa requête par la production de la décision ou de l'acte attaqué ou d'un document justifiant de la date de dépôt de sa demande auprès de l'administration, sous peine de voir sa requête rejetée pour irrecevabilité manifeste à l'expiration de ce délai.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. ". Et aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () ".

3. La requête de M. B n'est pas accompagnée de la décision attaquée. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée le 22 novembre 2024, par lettre recommandée avec accusé de réception notifiée le 4 décembre suivant, le requérant n'a pas produit la décision attaquée dans le délai de quinze jours qui lui était imparti ou n'a pas justifié de l'impossibilité de la produire, ni produit le document justifiant de la date de dépôt de sa demande auprès de l'administration. Par suite, sa requête est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Schœlcher, le 24 décembre 2024.

Le président,

J-M. Laso

La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2400750