lundi 30 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2400846 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SELARL JEAN-PIMOR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 décembre 2024, la société Editions Législatives, représentée par Me Jean-Pimor, demande au tribunal :
1°) de condamner la Régie des transports de la Martinique à lui verser la somme de 11 063,42 euros, correspondant à trois factures impayées émises dans le cadre du contrat conclu le 13 novembre 2017, assortie des intérêts de retard et de la capitalisation ;
2°) de condamner la Régie des transports de la Martinique à lui verser la somme de 120 euros correspondant à l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement ;
3°) de mettre à la charge de la Régie des transports de la Martinique la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratifs () peuvent, par ordonnance () 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative () ".
2. Sauf disposition législative contraire, lorsqu'un établissement public tient de la loi la qualité d'établissement public industriel et commercial, les contrats conclus pour les besoins de ses activités relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire, à l'exception de ceux comportant des clauses exorbitantes de droit commun ou relevant d'un régime exorbitant du droit commun ainsi que de ceux relatifs à celles de ses activités qui ressortissent par leur nature de prérogatives de puissance publique.
3. Par sa requête, la société Editions législatives demande au tribunal de condamner la Régie des transports de Martinique, établissement public industriel et commercial, à lui verser, d'une part, la somme de 11 063,42 euros, à raison de l'absence de paiement de trois factures relatives à la mise à disposition de documentations juridiques ainsi que des guides sur les risques et de la veille sur les actualités juridiques souscrits par cet organisme, assortie des intérêts de retard et de leur capitalisation, et, d'autre part, la somme de 120 euros à titre d'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement. Toutefois, le contrat conclu par la société requérante avec la Régie des transports de Martinique, le 13 novembre 2017, ne relève pas d'activités, qui par leur nature, traduiraient la mise en œuvre de prérogatives de puissance publique. Ainsi, il résulte de ce qui a été dit au point 2., que les litiges relatifs aux contrats conclus entre une société privée et un établissement public industriel et commercial relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire dès lors qu'ils ne sont pas relatifs à des activités relevant de l'exercice de prérogatives de puissance publique. Il s'ensuit que les conclusions présentées par la requérante tendant à obtenir le paiement, par la Régie des transports de Martinique, des factures émises au titre du contrat conclu entre elles ne relève pas de la compétence du juge administratif mais de la seule compétence des tribunaux de l'ordre judiciaire. Par suite, la requête de la société Editions Législatives doit, en vertu des dispositions du 2° de l'article R. 222-1 précitées du code de justice administrative, être rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
4. Enfin, en l'espèce, il y a lieu d'avertir la société Editions législatives qui a déjà saisi le tribunal administratif de la Martinique d'une requête identique, enregistrée sous le n° 2400823, et qui a été rejetée par une ordonnance en date du 23 décembre dernier comme étant portée devant une juridiction incompétente, qu'elle s'expose au risque qu'une amende pour recours abusif soit mise à sa charge en vertu des dispositions de l'article R. 741-12 du code de justice administrative. S'il ne sera pas fait application de ces dispositions dans la présente instance, il y a lieu d'en rappeler l'existence à la société Editions législatives.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société Editions Législatives est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Editions Législatives.
Fait à Schœlcher, le 30 décembre 2024.
Le président,
J-M. Laso
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2400846
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026