Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A... contestant le rejet de sa réclamation fiscale relative à ses déclarations de revenus pour 2023 et 2024. La requérante invoquait sa bonne foi et la complexité des déclarations pour les médecins remplaçants en Martinique. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants, rappelant qu'en vertu de l'article 12 du code général des impôts, l'impôt est dû sur l'ensemble des bénéfices ou revenus réalisés chaque année. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 février 2026, Mme A... doit être regardée comme contestant la décision du 8 décembre 2025 par laquelle la direction régionale des finances publiques de la Martinique a rejeté sa réclamation tendant à la rectification des déclarations sur les revenus au titre des années 2023 et 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter (…) les requêtes ne comportant que (…) des moyens inopérants (…). ».
2. En l’espèce, il ressort de la décision contestée que Mme A..., médecin remplaçante, a demandé, pour 2023, la modification du montant déclaré en case 1AJ de 44 862 euros pour 41 784 euros au motif que le montant de 3 078 euros correspond à des remplacements et, pour 2024, la suppression du montant indiqué en case 5KU de 14 444 euros. L’administration fiscale a rejeté la demande en indiquant que les deux revenus, bénéfices et revenus, doivent être pris en compte pour le calcul de l’impôt final. Pour contester la décision du 8 décembre 2025, Mme A... ne peut utilement se prévaloir de sa bonne foi, notamment de ce qu’elle a déclaré l’intégralité de ses revenus sans chercher à en dissimuler une partie, et que son activité de remplacement, à l’origine des revenus déclarés en litige, était accessoire et temporaire. Par ailleurs, en se bornant à invoquer la complexité des déclarations fiscales pour les praticiens hospitaliers remplaçants et le contexte particulier d’un médecin pratiquant sur le territoire martiniquais, la requérante ne conteste pas le motif de rejet de sa réclamation selon lequel, au titre de l’article 12 du code général des impôts, l’impôt est dû chaque année à raison des bénéfices ou revenus que le contribuable réalise ou dont il dispose au cours de la même année.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A... qui ne comporte que des moyens inopérants doit être rejetée par application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Schœlcher, le 13 février 2026.
Le président,
J-M. Laso
La république mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.