Tribunal Administratif de la Polynésie française — Décision N° TA103-2600093

vendredi 27 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de la Polynésie française
SectionTribunal Administratif de la Polynésie française
N° DossierTA103-2600093
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Refus de transfert pénitentiaire – Tribunal administratif de la Polynésie française – Irrecevabilité de la requête en référé suspension – Application des articles L. 521-1, R. 522-1 et L. 522-3 du code de justice administrative. Le requérant demandait la suspension d’une décision refusant son transfert du centre pénitentiaire de Tatutu vers celui de Nuku Hiva, mais n’avait pas joint de requête en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1. Le juge des référés a donc rejeté la requête comme manifestement irrecevable, sans instruction ni audience, sur le fondement de l’article L. 522-3.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 février 2026, C... Ah B... a saisi le juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de conclusions tendant à la suspension d’une décision refusant son transfert du centre pénitentiaire de Tatutu, à Papeari (Tahiti- archipel de la Société) vers le centre pénitentiaire de Nuku Hiva (archipel des Marquises).

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Busidan, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :


1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». Aux termes du second alinéa de l’article R. 522-1 du même code : « A peine d’irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d’une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d’annulation ou de réformation et accompagnées d’une copie de cette dernière ». Enfin, en vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

2. Il ressort des pièces du dossier qu’en méconnaissance de l’article R. 522-1 du code de justice administrative précité, le requérant n’a produit à l’appui de sa demande aucune requête à fin d’annulation dirigée contre l’acte qu’il conteste. Il suit de là que la requête, qui est manifestement irrecevable, doit être rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du même code.

O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A... B....


Fait à Papeete, le 27 février 2026


La juge des référés,





H. Busidan


La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Polynésie française en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Un greffier,