Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 juin 2026, Mme B... A..., doit être regardée comme demandant au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la procédure d’accessibilité au centre des Prud’hommes de Pointe-à-Pitre ;
2°) d’enjoindre au centre des Prud’hommes de Pointe-à-Pitre de mettre rapidement « en place une boite mal de renseignements et réception ».
Elle soutient que pour accéder à distance au centre des Prud’hommes de Pointe-à-Pitre, seul « le contact téléphonique est autorisé », ce qui « n’est pas aux normes d’accessibilité à ce jour » alors que « le mail est une nécessité en cas de cessation de voix simple ».
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Santoni, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ». Aux termes de l’article L. 522-1 dudit code : « Le juge des référés statue au terme d’une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu’il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d’y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l’heure de l’audience publique (...) ». Aux termes du premier alinéa de l’article R. 522-1 dudit code : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (...) justifier de l’urgence de l’affaire. ». Enfin, aux termes de l’article L. 522-3 du code de justice administrative : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».
2. En se bornant à soutenir que pour accéder à distance au centre des Prud’hommes de Pointe-à-Pitre, seul « le contact téléphonique est autorisé », ce qui « n’est pas aux normes d’accessibilité à ce jour » alors que « le mail est une nécessité en cas de cessation de voix simple », Mme A... ne fait la démonstration d’aucune urgence à statuer au, sens des dispositions de L. 521-2 du code de justice administrative, ni qu’il serait porté une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
3. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme A... doit être rejetée en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée Mme B... A....
Fait à Basse-Terre, le 1er juillet 2026.
Le juge des référés,
Signé :
J-L. SANTONI
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme
La greffière
Signé
L. LUBINO