Tribunal Administratif de la Guadeloupe — Décision N° TA105-2600930
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2600930 |
| Type | Décision |
| Recours | Appréciation de légalité |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
La commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a, le 17 juillet 2026, saisi le tribunal de sa décision du 16 juillet 2026 constatant l’absence de dépôt du compte de campagne de M. B... A..., tête de la liste « Alliance Saint-Franciscaine pour le Renouveau » aux élections municipales et communautaires qui se sont déroulées les 15 et 22 mars 2026 dans la commune de Saint-François, sur le fondement des dispositions de l’article L. 52-15 du code électoral.
La décision a été communiquée le 22 juillet 2026 à M. A..., qui n’a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code électoral ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique, qui s’est tenue en présence de Mme Lubino, greffière :
- le rapport de M. Sabatier-Raffin,
- et les conclusions de Mme Trimouille-Coudert, rapporteure publique,
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 52-15 du code électoral : « La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques approuve et, après procédure contradictoire, rejette ou réforme les comptes de campagne. (…) Lorsque la commission a constaté que le compte de campagne n'a pas été déposé dans le délai prescrit, si le compte a été rejeté ou si, le cas échéant après réformation, il fait apparaître un dépassement du plafond des dépenses électorales, la commission saisit le juge de l'élection. / (…). ». Aux termes de l’article L. 118-3 de ce code : « Lorsqu'il relève une volonté de fraude ou un manquement d'une particulière gravité aux règles de financement des campagnes électorales, le juge de l'élection, saisi par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, peut déclarer inéligible : / 1° Le candidat qui n'a pas déposé son compte de campagne dans les conditions et le délai prescrits à l'article L. 52-12 ; / (…). / L'inéligibilité mentionnée au présent article est prononcée pour une durée maximale de trois ans et s'applique à toutes les élections. Toutefois, elle n'a pas d'effet sur les mandats acquis antérieurement à la date de la décision. / (…) Si le juge de l'élection a prononcé l'inéligibilité d'un candidat ou des membres d'un binôme proclamé élu, il annule son élection ou, si l'élection n'a pas été contestée, déclare le candidat ou les membres du binôme démissionnaires d'office. ». Il résulte de ces dispositions qu’en dehors des cas de fraude, le juge de l’élection prononce l’inéligibilité d’un candidat s’il constate un manquement d’une particulière gravité aux règles de financement des campagnes électorales. Pour déterminer si un manquement est d’une particulière gravité au sens de ces dispositions, il incombe au juge de l’élection d’apprécier, d’une part, s’il s’agit d’un manquement caractérisé à une règle substantielle relative au financement des campagnes électorales, d’autre part, s’il présente un caractère délibéré. En pareil cas, l’élection du candidat est annulée. Il appartient au juge de tenir compte de l’existence éventuelle d’autres motifs d’irrégularité du compte, du montant des sommes en cause ainsi que de l’ensemble des circonstances de l’espèce.
2. A l’issue du premier tour des élections municipales, qui s’est déroulé le dimanche 15 mars 2026 à Saint-François, M. A..., qui conduisait la liste « Alliance Saint-Franciscaine pour le Renouveau », a obtenu 4,35 % des suffrages exprimés, soit 280 voix, ainsi que 2,22 % des inscrits et aucun élu. Il n’a pas déposé son compte de campagne, malgré la mise en demeure du 18 juin 2026 qui lui a été adressée par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. M. A... a en conséquence méconnu une obligation substantielle et n’a présenté aucune explication pour justifier cette carence, ni devant la Commission, ni au cours de la présente instance. Dans ces conditions, il y a lieu de déclarer M. A... inéligible pour une durée de douze mois à compte de la date à laquelle le présent jugement deviendra définitif.
D E C I D E :
Article 1er : M. B... A... est déclaré inéligible pour une durée de douze mois, à compter de la date à laquelle le présent jugement deviendra définitif.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A..., à la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques et au préfet de la Guadeloupe.
Copie, pour information, en sera adressée au ministre de l’intérieur et à la ministre des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 24 septembre 2026, à laquelle siégeaient :
Mme Barbara Aventino, présidente,
M. Pascal Sabatier-Raffin, premier conseiller,
Mme Valérie Biodore, conseillère.
La décision est rendue publique par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2026.
Le rapporteur,
Signé
P. SABATIER-RAFFIN
La présidente,
Signé
B. AVENTINO
La greffière,
Signé
L. LUBINO
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme
La greffière
Signé
L. LUBINO
La commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a, le 17 juillet 2026, saisi le tribunal de sa décision du 16 juillet 2026 constatant l’absence de dépôt du compte de campagne de M. B... A..., tête de la liste « Alliance Saint-Franciscaine pour le Renouveau » aux élections municipales et communautaires qui se sont déroulées les 15 et 22 mars 2026 dans la commune de Saint-François, sur le fondement des dispositions de l’article L. 52-15 du code électoral.
La décision a été communiquée le 22 juillet 2026 à M. A..., qui n’a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code électoral ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique, qui s’est tenue en présence de Mme Lubino, greffière :
- le rapport de M. Sabatier-Raffin,
- et les conclusions de Mme Trimouille-Coudert, rapporteure publique,
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 52-15 du code électoral : « La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques approuve et, après procédure contradictoire, rejette ou réforme les comptes de campagne. (…) Lorsque la commission a constaté que le compte de campagne n'a pas été déposé dans le délai prescrit, si le compte a été rejeté ou si, le cas échéant après réformation, il fait apparaître un dépassement du plafond des dépenses électorales, la commission saisit le juge de l'élection. / (…). ». Aux termes de l’article L. 118-3 de ce code : « Lorsqu'il relève une volonté de fraude ou un manquement d'une particulière gravité aux règles de financement des campagnes électorales, le juge de l'élection, saisi par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, peut déclarer inéligible : / 1° Le candidat qui n'a pas déposé son compte de campagne dans les conditions et le délai prescrits à l'article L. 52-12 ; / (…). / L'inéligibilité mentionnée au présent article est prononcée pour une durée maximale de trois ans et s'applique à toutes les élections. Toutefois, elle n'a pas d'effet sur les mandats acquis antérieurement à la date de la décision. / (…) Si le juge de l'élection a prononcé l'inéligibilité d'un candidat ou des membres d'un binôme proclamé élu, il annule son élection ou, si l'élection n'a pas été contestée, déclare le candidat ou les membres du binôme démissionnaires d'office. ». Il résulte de ces dispositions qu’en dehors des cas de fraude, le juge de l’élection prononce l’inéligibilité d’un candidat s’il constate un manquement d’une particulière gravité aux règles de financement des campagnes électorales. Pour déterminer si un manquement est d’une particulière gravité au sens de ces dispositions, il incombe au juge de l’élection d’apprécier, d’une part, s’il s’agit d’un manquement caractérisé à une règle substantielle relative au financement des campagnes électorales, d’autre part, s’il présente un caractère délibéré. En pareil cas, l’élection du candidat est annulée. Il appartient au juge de tenir compte de l’existence éventuelle d’autres motifs d’irrégularité du compte, du montant des sommes en cause ainsi que de l’ensemble des circonstances de l’espèce.
2. A l’issue du premier tour des élections municipales, qui s’est déroulé le dimanche 15 mars 2026 à Saint-François, M. A..., qui conduisait la liste « Alliance Saint-Franciscaine pour le Renouveau », a obtenu 4,35 % des suffrages exprimés, soit 280 voix, ainsi que 2,22 % des inscrits et aucun élu. Il n’a pas déposé son compte de campagne, malgré la mise en demeure du 18 juin 2026 qui lui a été adressée par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. M. A... a en conséquence méconnu une obligation substantielle et n’a présenté aucune explication pour justifier cette carence, ni devant la Commission, ni au cours de la présente instance. Dans ces conditions, il y a lieu de déclarer M. A... inéligible pour une durée de douze mois à compte de la date à laquelle le présent jugement deviendra définitif.
D E C I D E :
Article 1er : M. B... A... est déclaré inéligible pour une durée de douze mois, à compter de la date à laquelle le présent jugement deviendra définitif.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A..., à la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques et au préfet de la Guadeloupe.
Copie, pour information, en sera adressée au ministre de l’intérieur et à la ministre des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 24 septembre 2026, à laquelle siégeaient :
Mme Barbara Aventino, présidente,
M. Pascal Sabatier-Raffin, premier conseiller,
Mme Valérie Biodore, conseillère.
La décision est rendue publique par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2026.
Le rapporteur,
Signé
P. SABATIER-RAFFIN
La présidente,
Signé
B. AVENTINO
La greffière,
Signé
L. LUBINO
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme
La greffière
Signé
L. LUBINO
Décisions similaires
TA35Excès de pouvoir
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2304033
01/10/2026
TA35Excès de pouvoir
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2304848
01/10/2026
TA35Excès de pouvoir
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305023
01/10/2026
TA35Plein contentieux
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305572
01/10/2026