Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement de la requête de la SARL Colas Mayotte. Cette dernière, ayant été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions après un accord de médiation et n'ayant pas répondu dans le délai imparti, est réputée s'être désistée. La décision s'appuie sur les articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative relatifs à la procédure de désistement.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 décembre 2022, la SARL Colas Mayotte, représentée par Me Lomari, demande au tribunal :
1°) d’annuler le titre exécutoire émis le 5 octobre 2022 par le syndicat mixte Les eaux de Mayotte d’un montant de 248 000 euros ;
2°) de prononcer la décharge des pénalités de retard réclamées ;
3°) de mettre à la charge du syndicat mixte Les eaux de Mayotte la somme de 3 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par ordonnance n° 2401431 du 1er août 2024, une mission de médiation a été confiée au centre de médiation et d’arbitrage de La Réunion.
Par un courrier enregistré le 27 janvier 2026, le centre de médiation et d’arbitrage de La Réunion a informé le tribunal de la signature d’un accord par l’ensemble des parties mettant définitivement fin au litige.
Par lettre en date du 27 janvier 2026, le tribunal a invité la société requérante, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément dans un délai d’un mois le maintien de ses conclusions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents des formations de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements (…). » Aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions ». Aux termes de l’article
R. 611-8-6 de ce code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles (…). ».
2. Par un courrier du 27 janvier 2026 mis à sa disposition via l’application Télérecours, la SARL Colas Mayotte a été invitée à confirmer expressément le maintien de sa requête et informée de ce que, à défaut de réponse dans le délai d’un mois, elle serait réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Il résulte des dispositions de l’article R. 611-8-6 du même code que la requérante est réputée avoir pris connaissance de cette demande dans un délai de deux jours ouvrés à compter du 27 janvier 2026, date de mise à disposition de ce document dans l’application Télérecours. La requérante, qui n’a pas répondu à cette invitation dans le délai imparti, doit par suite être réputée s’être désistée de sa requête en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Il y a lieu de lui donner acte de ce désistement en vertu du 1° de l’article R. 222-1 du même code.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la SARL Colas Mayotte.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SARL Colas Mayotte et au syndicat mixte Les eaux de Mayotte.
Fait à Mamoudzou, le 17 mars 2026.
La présidente de la 2ème chambre,
A. BLIN
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.