Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante dans son recours en excès de pouvoir contre le centre hospitalier de Mayotte. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond de la demande, qui portait sur le paiement de salaires impayés.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 juin 2025, Mme A... B..., représentée par
Me Lambert, demande au tribunal :
1°) de condamner le centre hospitalier de Mayotte à lui verser une somme de
2 735,45 euros au titre de la période travaillée du 13 au 16 décembre 2024 et non rémunérée ;
2°) de condamner le centre hospitalier de Mayotte à lui verser une somme de 474,65 euros au titre de la journée du 17 décembre 2024 travaillée et non rémunérée ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Mayotte une somme de 4 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la responsabilité contractuelle du centre hospitalier de Mayotte pour la période du 12 au 16 décembre 2024 couverte par son contrat à durée déterminée doit être engagée ;
- elle a droit au paiement de la somme de 2 735,45 euros ;
- à titre principal, sur la journée du 17 décembre où elle dû venir travailler au-delà de la durée de son contrat de travail, la responsabilité contractuelle du centre hospitalier de Mayotte sera engagée ;
- à titre subsidiaire, la responsabilité quasi-délictuelle du centre hospitalier sera engagée ;
- à titre très subsidiaire, la responsabilité extracontractuelle du centre hospitalier sera engagée ;
- elle a droit au paiement de la somme de 474,65 euros pour cette journée.
La requête a été communiquée au centre hospitalier de Mayotte qui n’a pas produit de mémoire en défense.
Par un mémoire, enregistré le 3 septembre 2025, Mme B... a déclaré se désister purement et simplement de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Marchessaux, première conseillère, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus aux 1° à 7° de cet article.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements (…). ».
2. Par son mémoire, enregistré le 3 septembre 2025 Mme B... a déclaré se désister de la présente requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au centre hospitalier de Mayotte.
Fait à Mamoudzou, le 17 mars 2026.
La magistrate désignée,
J. MARCHESSAUX
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.