Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A... B... demandant une convocation pour le renouvellement de son titre de séjour ou la délivrance d'un récépissé de travail. La juridiction a constaté que l'objet du litige avait disparu, le préfet ayant convoqué l'intéressé postérieurement à l'introduction de sa requête. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 mars 2026, M. A... B... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’ordonner au préfet de Mayotte de le convoquer à un rendez-vous pour l’enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour dans un très bref délai ou de lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler dans l’attente de la délivrance de son titre.
Il soutient que :
- la condition d’urgence doit être regardée comme satisfaite dès lors qu’il a fait l’objet d’un refus d’accès au guichet, en dépit de la convocation dont il était muni, situation qui l’expose à un risque de perte de son emploi ;
- la mesure sollicitée est utile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mars 2026, le préfet de Mayotte, représenté par Me Claisse, conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que le requérant a été convoqué en préfecture le 2 avril prochain à 7 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision, prise en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, par laquelle le président du Tribunal a désigné Mme Blin, vice-présidente, en qualité de juge des référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience publique qui a eu lieu le 30 mars 2026 à 10 heures (heure de Mayotte), la présidente siégeant au tribunal administratif de La Réunion dans les conditions prévues à l’article L. 781-1 et aux articles R. 781-1 et suivants du code de justice administrative, Mme C... étant greffière d’audience au tribunal administratif de Mayotte.
Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Blin, juge des référés,
- les observations de M. A... B... qui indique avoir bien pris connaissance de sa convocation à la préfecture de Mayotte,
- et les observations de Me Bekpoli, représentant le préfet de Mayotte, qui confirme le non-lieu à statuer.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
Par la présente requête, M. A... B..., ressortissant comorien né le 11 juin 2000, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’ordonner au préfet de Mayotte de lui fixer un rendez-vous pour l’enregistrement de sa demande de renouvellement de son titre de séjour ou de lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler dans l’attente de ce renouvellement.
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ».
Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet de Mayotte a délivré à M. B... une convocation pour un rendez-vous le 2 avril 2026 à 7 heures afin d’enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Il n’y a dès lors plus lieu de statuer sur la demande de M. B..., qui a perdu son objet.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet de Mayotte.
Fait à Mamoudzou, le 30 mars 2026.
La juge des référés,
A. BLIN
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.