Tribunal Administratif de Mayotte — Décision N° TA107-2602577
mardi 1 septembre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Mayotte |
| Section | Tribunal Administratif de Mayotte |
| N° Dossier | TA107-2602577 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 18 juin 2026 sous le n° 2602577, M. C... B..., représenté par Me Belliard, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :
1°) de modifier l’article 2 de l’ordonnance n° 2601573 du 20 avril 2026 qui enjoint au préfet de Mayotte de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, pour assortir cette injonction d’une astreinte de 100 euros par jour de retard, ainsi que pour enjoindre au préfet de Mayotte de renouveler cette autorisation jusqu’à l’examen de sa situation, sous la même astreinte ; ;
2° de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il a été convoqué en préfecture le 5 mai 2026 en vue de la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour, mais qu’elle lui a été finalement refusé au motif de l’absence de production de son acte de naissance ;
- par courriel du 18 mai 2025, son conseil a vainement sollicité une nouvelle convocation ;
Par un mémoire en défense enregistré le 27 août 2026, le préfet de Mayotte conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que le requérant s’est présenté en préfecture le 5 mai 2026 sans les documents requis, et notamment son acte de naissance, que la préfecture a subi un blocage conséquent et récent imposant de décaler les convocations et que M. est convoqué le 28 août pour la remise d’une autorisation provisoire de séjour, sous réserve de l’apport d’un dossier complet.
II. Par une requête enregistrée le 24 aout 2026 sous le n° 2603652, M. C... B..., représenté par Me Belliard, demande au juge des référés :
1°) d’enjoindre au préfet de Mayotte de modifier l’article 2 de l’ordonnance n° 2601573 du 20 avril 2026 qui enjoint au préfet de Mayotte de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, pour assortir cette injonction d’une astreinte de 100 euros par jour de retard, ainsi que pour enjoindre au préfet de Mayotte de renouveler cette autorisation jusqu’à l’examen de sa situation, sous la même astreinte ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 600 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il a été convoqué en préfecture le 5 mai 2026 en vue de la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour, mais qu’elle lui a été finalement refusé au motif de l’absence de production de son acte de naissance ;
- par courriel du 18 mai 2025, son conseil a vainement sollicité une nouvelle convocation ;
Par un mémoire en défense enregistré le 27 août 2026, le préfet de Mayotte conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que le requérant s’est présenté en préfecture le 5 mai 2026 sans les documents requis, et notamment son acte de naissance, que la préfecture a subi un blocage conséquent et récent imposant de décaler les convocations et que M. est convoqué le 28 août pour la remise d’une autorisation provisoire de séjour, sous réserve de l’apport d’un dossier complet.
Vu :
- les pièces du dossier ;
- la décision n° 2601573 du 20 avril 2026 par laquelle le juge des référés a enjoint au préfet de Mayotte de délivrer au requérant une autorisation provisoire de séjour ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision, prise en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, par laquelle le président du Tribunal a désigné M. Sauvageot, premier conseiller, en qualité de juge des référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience publique qui a eu lieu le 27 août à 11h30 heures, le magistrat constituant la formation de jugement compétente siégeant au tribunal administratif de La Réunion dans les conditions prévues à l’article L. 781-1 et aux articles R. 781-1 et suivants du code de justice administrative, Mme A... étant greffière d’audience au tribunal administratif de Mayotte.
Après avoir, au cours de l’audience publique, présenté son rapport, et entendu les observations de Me Ratrimoarivony, pour le requérant.
Le préfet de Mayotte n’était ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-4 du code de justice administrative : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin. ».
2. Si l’exécution d’une ordonnance prononçant une injonction sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative peut être recherchée dans les conditions définies par les articles L. 911-4 et L. 911-5 du même code, l’existence de cette voie de droit ne fait pas obstacle à ce qu’une personne intéressée demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-4 du même code, de compléter la mesure d’injonction demeurée sans effet par une astreinte destinée à en assurer l’exécution.
3. En l’espèce, il résulte de l’instruction, et notamment des observations en défense présentées par le préfet de Mayotte que, par courriel du 27 août 2026, le requérant a été convoqué en préfecture le 28 août 2026 à 7 heures, en vue de la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour. En outre, à la date de la présente décision, il ne résulte pas de l’instruction que cette délivrance ne serait pas intervenue. Dans ces conditions, les conclusions de la requête tendant à compléter la mesure d’injonction prononcée par décision n° 2601573 du 20 avril 2026 sont devenues sans objet. Il n’y a plus lieu d’y statuer.
4. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat une somme de 200 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a plus lieu à statuer sur les conclusions de la requête.
Article 2 : L’Etat versera au requérant une somme de 200 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... B... et au préfet de Mayotte. Copie en sera, en outre, transmise au ministre de l’intérieur.
Fait à Mamoudzou, le 1er septembre 2026.
Le juge des référés,
F. SAUVAGEOT
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
I. Par une requête enregistrée le 18 juin 2026 sous le n° 2602577, M. C... B..., représenté par Me Belliard, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :
1°) de modifier l’article 2 de l’ordonnance n° 2601573 du 20 avril 2026 qui enjoint au préfet de Mayotte de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, pour assortir cette injonction d’une astreinte de 100 euros par jour de retard, ainsi que pour enjoindre au préfet de Mayotte de renouveler cette autorisation jusqu’à l’examen de sa situation, sous la même astreinte ; ;
2° de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il a été convoqué en préfecture le 5 mai 2026 en vue de la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour, mais qu’elle lui a été finalement refusé au motif de l’absence de production de son acte de naissance ;
- par courriel du 18 mai 2025, son conseil a vainement sollicité une nouvelle convocation ;
Par un mémoire en défense enregistré le 27 août 2026, le préfet de Mayotte conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que le requérant s’est présenté en préfecture le 5 mai 2026 sans les documents requis, et notamment son acte de naissance, que la préfecture a subi un blocage conséquent et récent imposant de décaler les convocations et que M. est convoqué le 28 août pour la remise d’une autorisation provisoire de séjour, sous réserve de l’apport d’un dossier complet.
II. Par une requête enregistrée le 24 aout 2026 sous le n° 2603652, M. C... B..., représenté par Me Belliard, demande au juge des référés :
1°) d’enjoindre au préfet de Mayotte de modifier l’article 2 de l’ordonnance n° 2601573 du 20 avril 2026 qui enjoint au préfet de Mayotte de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, pour assortir cette injonction d’une astreinte de 100 euros par jour de retard, ainsi que pour enjoindre au préfet de Mayotte de renouveler cette autorisation jusqu’à l’examen de sa situation, sous la même astreinte ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 600 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il a été convoqué en préfecture le 5 mai 2026 en vue de la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour, mais qu’elle lui a été finalement refusé au motif de l’absence de production de son acte de naissance ;
- par courriel du 18 mai 2025, son conseil a vainement sollicité une nouvelle convocation ;
Par un mémoire en défense enregistré le 27 août 2026, le préfet de Mayotte conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que le requérant s’est présenté en préfecture le 5 mai 2026 sans les documents requis, et notamment son acte de naissance, que la préfecture a subi un blocage conséquent et récent imposant de décaler les convocations et que M. est convoqué le 28 août pour la remise d’une autorisation provisoire de séjour, sous réserve de l’apport d’un dossier complet.
Vu :
- les pièces du dossier ;
- la décision n° 2601573 du 20 avril 2026 par laquelle le juge des référés a enjoint au préfet de Mayotte de délivrer au requérant une autorisation provisoire de séjour ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision, prise en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, par laquelle le président du Tribunal a désigné M. Sauvageot, premier conseiller, en qualité de juge des référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience publique qui a eu lieu le 27 août à 11h30 heures, le magistrat constituant la formation de jugement compétente siégeant au tribunal administratif de La Réunion dans les conditions prévues à l’article L. 781-1 et aux articles R. 781-1 et suivants du code de justice administrative, Mme A... étant greffière d’audience au tribunal administratif de Mayotte.
Après avoir, au cours de l’audience publique, présenté son rapport, et entendu les observations de Me Ratrimoarivony, pour le requérant.
Le préfet de Mayotte n’était ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-4 du code de justice administrative : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin. ».
2. Si l’exécution d’une ordonnance prononçant une injonction sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative peut être recherchée dans les conditions définies par les articles L. 911-4 et L. 911-5 du même code, l’existence de cette voie de droit ne fait pas obstacle à ce qu’une personne intéressée demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-4 du même code, de compléter la mesure d’injonction demeurée sans effet par une astreinte destinée à en assurer l’exécution.
3. En l’espèce, il résulte de l’instruction, et notamment des observations en défense présentées par le préfet de Mayotte que, par courriel du 27 août 2026, le requérant a été convoqué en préfecture le 28 août 2026 à 7 heures, en vue de la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour. En outre, à la date de la présente décision, il ne résulte pas de l’instruction que cette délivrance ne serait pas intervenue. Dans ces conditions, les conclusions de la requête tendant à compléter la mesure d’injonction prononcée par décision n° 2601573 du 20 avril 2026 sont devenues sans objet. Il n’y a plus lieu d’y statuer.
4. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat une somme de 200 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a plus lieu à statuer sur les conclusions de la requête.
Article 2 : L’Etat versera au requérant une somme de 200 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... B... et au préfet de Mayotte. Copie en sera, en outre, transmise au ministre de l’intérieur.
Fait à Mamoudzou, le 1er septembre 2026.
Le juge des référés,
F. SAUVAGEOT
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.