Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2406763

lundi 5 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2406763
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBELOTTI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a remis à l’intéressé un certificat de résidence algérien le 4 novembre 2025. Constatant que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Les conclusions présentées au titre des frais de l’instance ont été rejetées, M. A... bénéficiant de l’aide juridictionnelle totale sans que son avocate n’ait sollicité le versement de frais non couverts.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 juillet 2024, M. B... A..., représentée par Me Belotti, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de réexaminer sa demande, ce dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 décembre 2025, le préfet des Bouches-du-Rhône valoir qu’il n’y a pas lieu de statuer sur la requête et demande le rejet des conclusions présentées au titre des frais de l’instance.

M. A... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 12 juillet 2024.

Vu :
les autres pièces du dossier ;
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

Il ressort des pièces du dossier que le préfet des Bouches-du-Rhône a remis un certificat de résidence algérien à M. A... le 4 novembre 2025. Dans ces conditions, il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction.

M. A... a obtenu le bénéfice de l’aide juridictionnelle. D’une part, M. A... n’allègue pas avoir exposé de frais autres que ceux pris en charge par l’État au titre de l’aide juridictionnelle totale qui lui a été allouée. D’autre part, l’avocate de M. A... n’a pas demandé que lui soit versée la somme correspondant aux frais exposés qu’elle aurait réclamée à son client si ce dernier n’avait bénéficié d’une aide juridictionnelle totale. Dans ces conditions, les conclusions de la requête tendant à ce qu’il soit mis à la charge de l’État une somme sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.




O R D O N N E :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de M. A....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à Me Moragane Belotti et au préfet des Bouches-du-Rhône.




Le président de la 3ème chambre,

Signé

P-Y. Gonneau


La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,