Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'un requérant qui contestait le rejet de sa demande d'échange de permis de conduire par le préfet. Le juge constate que le requérant, invité à confirmer son intérêt à poursuivre le recours, n'a pas répondu dans le délai imparti. Il applique en conséquence l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative pour constater le désistement implicite et clore la procédure.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 septembre 2024 sous le n° 2408963, M. B... A... demande au tribunal d’annuler la décision du 31 mai 2024 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté sa demande d'échange de permis de conduire.
Par un mémoire enregistré le 29 novembre 2024, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Par un courrier en date du 24 février 2026, M. A... a été informé qu’à défaut de réception de la confirmation du maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois, il sera réputé s’en être désisté en application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1( Donner acte des désistements (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou, au Conseil d’Etat, le président de la chambre chargée de l’instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions.».
3. L’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur. En application des dispositions précitées, un courrier a été adressé le 24 février 2026 à M. A... l’invitant à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois. M. A..., qui a réceptionné ce courrier le 27 février 2026, n’a pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois qui lui était imparti. Par suite, il est réputé s’être désisté de l’ensemble des conclusions de sa requête. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête n° 2408963 de M. A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet de la Loire-Atlantique.
Fait à Marseille, le 7 avril 2026.
Le président de la 6ème chambre,
Signé
J.B. BROSSIER
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,