Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2409082

mercredi 4 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2409082
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBELOTTI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une carte de séjour « vie privée et familiale ». Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle, l’État a été condamné à verser 1 200 euros à l’avocate de M. B..., sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 septembre 2024, M. A... B..., représenté par Me Belotti, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » ;

2°) d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation ;

3°) de mettre à la charge de l’État le versement de la somme de 1 500 euros à Me Belotti au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 décembre 2025, le préfet des Bouches-du-Rhône valoir qu’il n’y a pas lieu de statuer sur la requête et demande le rejet des conclusions présentées au titre des frais de l’instance.

M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle partielle par une décision du 4 octobre 2024.

Vu :
les autres pièces du dossier ;
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

Par un mémoire, enregistré le 2 février 2026, M. B... déclare se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

M. B... a obtenu le bénéfice de l’aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, et sous réserve que Me Belotti, avocate de Mme B..., renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’État, de mettre à la charge de ce dernier le versement de la somme de 1 200 euros à Me Belotti.



O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de M. B....

Article 2 : Sous réserve que Me Belotti renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’État, ce dernier versera une somme de 1 200 euros à Me Morgane Belotti, avocate de M. B..., en application des dispositions du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., à Me Morgane Belotti et au préfet des Bouches-du-Rhône.




Le président de la 3ème chambre,

Signé

P-Y. Gonneau


La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,