Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2504120

mardi 1 septembre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2504120
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantCOLMANT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 avril 2025, Mme C... B..., représentée par
Me Colmant, demande au tribunal d’annuler la décision en date du 13 février 2025 de la commune de Saint-Véran d'exercice portant droit de préemption sur la parcelle cadastrée n°C473.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 juin 2025, la maire de la commune de Saint-Véran conclut au rejet de la requête et demande à ce qu’il soit mis à la charge de la requérante la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 avril 2026, la commune de Saint-Véran conclut au non-lieu à statuer de la requête, en raison de l’arrêté du 28 avril 2026 par lequel la maire de la commune a abrogé la décision de préempter en litige.

Par un courrier en date du 4 mai 2026, Mme D... a été informée qu’à défaut de réception de la confirmation du maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois, elle serait réputée s’en être désistée en application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « … les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements … ».

2. Aux termes de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou, au Conseil d’Etat, le président de la chambre chargée de l’instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions ». L’article R. 611-8-6 du même code dispose que : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. (...) ».

3. L’état du dossier permettant de s’interroger sur l’intérêt que la requête conservait pour son auteur, Mme D... été invitée le 4 mai 2026, par le biais de son avocat, au moyen de l’application informatique « Télérecours », à confirmer expressément, dans le délai d’un mois, le maintien des conclusions de la requête et informée de ce que, à défaut de confirmation, elle serait réputée s’être désistée d’office. Par courrier en date du 10 mai 2026, par le biais de son Conseil, la requérante a demandé au tribunal de proroger le délai imparti jusqu’au mois de novembre 2026, avant de prendre position sur son désistement éventuel de la requête. Dans ces conditions, en l’absence de confirmation expresse des conclusions de la requête dans le délai d’un mois imparti par cette lettre, Mme D... est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Il y a, dès lors, lieu de donner acte de son désistement.

4. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre quelque somme que ce soit à la charge de la requérante sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.







O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de Mme D....

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Saint-Véran sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.



Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... D... et à la commune de Saint-Véran.

Fait à Marseille, le 1er septembre 2026.


Le président,


Signé


F. SALVAGE


La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.