Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2509481
mercredi 21 janvier 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2509481 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | HARUTYUNYAN |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet des Bouches-du-Rhône du 11 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée une carte de séjour temporaire « vie privée et familiale », rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Par ordonnance du 21 janvier 2026, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 juillet 2025, Mme A... B..., représentée par Me Harutyunyan, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du préfet des Bouches-du-Rhône en date du 11 juillet 2025 ;
2°) d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour sous astreinte de 100 euros par jour de retard de la décision à intervenir, en application des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 2 000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 janvier 2026, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au non-lieu à statuer.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « … les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens… ».
Mme A... B... demande au tribunal d’annuler la décision du préfet des Bouches-du-Rhône en date du 11 juillet 2025 lui refusant la délivrance d’un titre de séjour. Par mémoire enregistré le 19 janvier 2026, le préfet des Bouches du Rhône a annoncé avoir pris une décision favorable à son égard, en lui remettant le 9 septembre 2025 une carte de séjour temporaire « vie privée et familiale » valable du 20 août 2025 au 19 août 2026. Il s’ensuit que les demandes de Mme A... B... ont perdu leur objet et qu’il n’y a plus lieu d’y statuer.
Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme demandée par Mme A... B... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de Mme A... B....
Article 2 : Les conclusions présentées par la requérante au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... et au préfet des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 21 janvier 2026.
Le président,
signé
F. SALVAGE
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.
Par une requête enregistrée le 28 juillet 2025, Mme A... B..., représentée par Me Harutyunyan, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du préfet des Bouches-du-Rhône en date du 11 juillet 2025 ;
2°) d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour sous astreinte de 100 euros par jour de retard de la décision à intervenir, en application des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 2 000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 janvier 2026, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au non-lieu à statuer.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « … les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens… ».
Mme A... B... demande au tribunal d’annuler la décision du préfet des Bouches-du-Rhône en date du 11 juillet 2025 lui refusant la délivrance d’un titre de séjour. Par mémoire enregistré le 19 janvier 2026, le préfet des Bouches du Rhône a annoncé avoir pris une décision favorable à son égard, en lui remettant le 9 septembre 2025 une carte de séjour temporaire « vie privée et familiale » valable du 20 août 2025 au 19 août 2026. Il s’ensuit que les demandes de Mme A... B... ont perdu leur objet et qu’il n’y a plus lieu d’y statuer.
Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme demandée par Mme A... B... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de Mme A... B....
Article 2 : Les conclusions présentées par la requérante au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... et au préfet des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 21 janvier 2026.
Le président,
signé
F. SALVAGE
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.