Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2513461
vendredi 9 janvier 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2513461 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir le classement sans suite d’une procédure disciplinaire engagée à son encontre par l’administration des douanes. Le juge a rejeté cette requête comme manifestement irrecevable, en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que la lettre du 27 octobre 2025 informant l’intéressé de l’engagement de la procédure constituait un acte préparatoire insusceptible de recours, et qu’il n’appartenait pas au juge de l’excès de pouvoir d’ordonner un tel classement. La solution retenue repose sur les articles R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative relatifs à la recevabilité des recours.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 30 octobre et 9 novembre 2025, M. B... A... sollicite « le classement sans suite de [la] procédure disciplinaire » engagée à son encontre.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ».
3. M. A... conteste la lettre du 27 octobre 2025 par laquelle le directeur général des douanes et droits directs l’informe de l’engagement d’une procédure disciplinaire à son encontre et sollicite « le classement sans suite de cette procédure disciplinaire ». Toutefois, la lettre du 27 octobre 2025 revêt le caractère d’un acte préparatoire et ne constitue pas une décision susceptible d’être déférée au juge de l’excès de pouvoir, auquel il n’appartient pas de « classer sans suite » une procédure disciplinaire. Par suite, la requête présentée par M. A... doit être rejetée comme manifestement irrecevable en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Copie en sera adressée au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique.
Fait à Marseille, le 9 janvier 2026.
La présidente de la 7ème chambre,
signé
S. CAROTENUTO
La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
Pour la greffière en chef,
La greffière,
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 30 octobre et 9 novembre 2025, M. B... A... sollicite « le classement sans suite de [la] procédure disciplinaire » engagée à son encontre.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ».
3. M. A... conteste la lettre du 27 octobre 2025 par laquelle le directeur général des douanes et droits directs l’informe de l’engagement d’une procédure disciplinaire à son encontre et sollicite « le classement sans suite de cette procédure disciplinaire ». Toutefois, la lettre du 27 octobre 2025 revêt le caractère d’un acte préparatoire et ne constitue pas une décision susceptible d’être déférée au juge de l’excès de pouvoir, auquel il n’appartient pas de « classer sans suite » une procédure disciplinaire. Par suite, la requête présentée par M. A... doit être rejetée comme manifestement irrecevable en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Copie en sera adressée au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique.
Fait à Marseille, le 9 janvier 2026.
La présidente de la 7ème chambre,
signé
S. CAROTENUTO
La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
Pour la greffière en chef,
La greffière,