Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2600651
jeudi 5 février 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2600651 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Recours gracieux contre un refus d’autorisation d’armes – Tribunal administratif de Marseille – Rejet pour irrecevabilité manifeste – Articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
La présidente de la 8ème chambreVu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 janvier 2026, M. A... B... forme un recours gracieux à l’encontre de la décision du 15 janvier 2026 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande d’autorisation d’acquisition et de détention de matériels de guerre, d’armes, munitions et leurs éléments des catégories A et B, sollicitant un réexamen limité de ses conséquences concernant la pratique du tir sportif en stand, dans un cadre strictement encadré, et la détention et l’usage d’armes de catégorie C, exclusivement à des fins sportives.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. (…) Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge (…) ». Aux termes de l’article R. 421-1 de ce code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d’une somme d’argent, elle n’est recevable qu’après l’intervention de la décision prise par l’administration sur une demande préalablement formée devant elle (…) ».
3. Il résulte des dispositions citées au point précédent que le juge administratif ne peut être saisi que de requêtes à fin d’annulation d’une décision administrative ou à fin de condamnation de l’administration au paiement d’une indemnité. Par ailleurs, en dehors des hypothèses prévues par les articles L. 911-1 à L. 911-4 du code de justice administrative dont ne relève pas la présente requête, il n’appartient au juge administratif ni d’adresser des injonctions à l’administration ni de faire lui-même œuvre d’administrateur en se substituant à celle-ci.
4. Il ressort des termes mêmes de sa requête que M. B... a entendu former un recours gracieux à l’encontre de la décision du 15 janvier 2026 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande d’autorisation d’acquisition et de détention de matériels de guerre, d’armes, munitions et leurs éléments des catégories A et B, l’intéressé sollicitant un réexamen limité de ses conséquences concernant la pratique du tir sportif en stand, dans un cadre strictement encadré, et la détention et l’usage d’armes de catégorie C, exclusivement à des fins sportives. Or, en vertu des principes rappelés au point précédent, il n’appartient pas au juge administratif de connaître de telles conclusions qui constituent des conclusions tendant à ce qu’il fasse œuvre d’administrateur, le recours gracieux du requérant devant être adressé au seul auteur de la décision contestée, en l’espèce, le préfet des Bouches-du-Rhône. Dès lors, la requête de M. B... est manifestement irrecevable et doit, par suite, être rejetée comme telle en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 5 février 2026.
La présidente de la 8ème chambre,
Signé
E. Felmy
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière
Par une requête, enregistrée le 15 janvier 2026, M. A... B... forme un recours gracieux à l’encontre de la décision du 15 janvier 2026 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande d’autorisation d’acquisition et de détention de matériels de guerre, d’armes, munitions et leurs éléments des catégories A et B, sollicitant un réexamen limité de ses conséquences concernant la pratique du tir sportif en stand, dans un cadre strictement encadré, et la détention et l’usage d’armes de catégorie C, exclusivement à des fins sportives.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. (…) Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge (…) ». Aux termes de l’article R. 421-1 de ce code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d’une somme d’argent, elle n’est recevable qu’après l’intervention de la décision prise par l’administration sur une demande préalablement formée devant elle (…) ».
3. Il résulte des dispositions citées au point précédent que le juge administratif ne peut être saisi que de requêtes à fin d’annulation d’une décision administrative ou à fin de condamnation de l’administration au paiement d’une indemnité. Par ailleurs, en dehors des hypothèses prévues par les articles L. 911-1 à L. 911-4 du code de justice administrative dont ne relève pas la présente requête, il n’appartient au juge administratif ni d’adresser des injonctions à l’administration ni de faire lui-même œuvre d’administrateur en se substituant à celle-ci.
4. Il ressort des termes mêmes de sa requête que M. B... a entendu former un recours gracieux à l’encontre de la décision du 15 janvier 2026 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande d’autorisation d’acquisition et de détention de matériels de guerre, d’armes, munitions et leurs éléments des catégories A et B, l’intéressé sollicitant un réexamen limité de ses conséquences concernant la pratique du tir sportif en stand, dans un cadre strictement encadré, et la détention et l’usage d’armes de catégorie C, exclusivement à des fins sportives. Or, en vertu des principes rappelés au point précédent, il n’appartient pas au juge administratif de connaître de telles conclusions qui constituent des conclusions tendant à ce qu’il fasse œuvre d’administrateur, le recours gracieux du requérant devant être adressé au seul auteur de la décision contestée, en l’espèce, le préfet des Bouches-du-Rhône. Dès lors, la requête de M. B... est manifestement irrecevable et doit, par suite, être rejetée comme telle en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 5 février 2026.
La présidente de la 8ème chambre,
Signé
E. Felmy
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière